RECHERCHE

19052013

 

Une nouvelle molécule prometteuse pour le traitement de la maladie de Parkinson

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73024.htm

 

Une équipe de l’Instituto de Quimica Medica de Madrid, appartenant au Centro de Investigaciones Cientificas (CSIC) vient d’annoncer le développement d’une molécule efficace contre la maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Si, comme cette dernière, ses causes sont encore aujourd’hui mal connues, elle se caractérise notamment par des troubles de la motricité, des tremblements et une rigidité musculaire.

Ces symptômes sont la conséquence d’une destruction progressive des « neurones dopaminergiques ». Ces neurones, présents dans la substance noire du cerveau synthétisent la dopamine, un neuro-transmetteur qui assure la communication entre cellules du cerveau via les synapses. Ils véhiculent cette dopamine vers le stratium, une autre région du cerveau impliquée notamment dans le contrôle des mouvements et certaines fonctions cognitives. Ainsi, la dégénérescence des neurones de la substance noire observée dans la maladie de Parkinson réduit la quantité de dopamine disponible et empêche le bon fonctionnement du stratium.

Pour lutter contre la maladie, l’enjeu est donc de stopper la dégénérescence de ces neurones dopaminergiques. A ce jour les traitements disponibles sont uniquement symptomatiques. Le plus utilisé est la L-DOPA, qui permet à l’organisme de reconstituer de la dopamine. Il n’agit cependant pas sur la dégénérescence neuronale, et ne permet pas d’envisager une guérison. Son effet a en outre à tendance à diminuer au cours du temps et nécessite des prises très fréquentes et un protocole très contraignant. Des pistes sont par ailleurs à l’étude pour régénérer les cellules dopaminergiques grâce au recours à des cellules souches, mais il ne semble pas que des applications thérapeutiques soient envisageables à court terme.

Dans ce contexte, la molécule développée par l’équipe espagnole, « S14″, apporterait un progrès très significatif : les essais réalisés sur des rongeurs ont montré que la nouvelle molécule a conduit à la formation de nouvelles cellules dopaminergiques. Contrairement aux traitements actuels, ce nouveau composé serait ainsi le premier à présenter des vertus curatives de la maladie de Parkinson.

Mise au point dans le cadre du programme national INNPACTO de soutien à des projets de R&D en partenariat public-privé, la molécule « S14″ a déjà fait l’objet d’un brevet dont la licence a été acquise par la société Araclon Biotech. Des travaux pré-cliniques ont débuté et les chercheurs espèrent pouvoir engager la phase d’essais cliniques d’ici deux ans.

 

 

 

 

 

Sources :

 

Un estudio del CSIC desarrolla una molécula con aplicaciones potenciales en el tratamiento del Parkinson, CSIC, 10/04/2013 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/fj0oB

 

Rédacteurs :

 

Bertrand Bouchet, Conseiller pour la Science et la Technologie - bertrand.bouchet@diplomatie.gouv.fr
 

Origine : BE Espagne numéro 126 (15/05/2013) – Ambassade de France en Espagne / ADIT -

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73024.htm

 




NOUVEAU PESTICIDE RESPONSABLE DE LA MALADIE DE PARKINSON

8012013

 

 

On le savait : certains pesticides ont tendance à faciliter l’apparition de la maladie de Parkinson. Le fongicide bénomyl, interdit en France mais autorisé aux États-Unis jusqu’en 2001, est à ajouter à cette liste. Son mécanisme d’action pourrait cependant nous éclairer davantage sur la neurodégénérescence et aider les scientifiques à trouver une nouvelle cible thérapeutique.

Les études épidémiologiques le montrent : les agriculteurs, et les populations rurales en général, sont plus exposés au risque de développer la maladie de Parkinson. Si environ 5 % des cas ont une origine uniquementgénétique, l’environnement jouerait un rôle prépondérant dans l’apparition du trouble neurologique.

Parmi les cibles dans le collimateur : les produits pesticides. De plus en plus d’études confirment le lien qu’ils entretiennent avec la maladie. La dernière en date, publiée dans les Pnas, va dans le même sens. Cette fois, c’est le bénomyl, fongicide utilisé entre 1968 et 2001 aux États-Unis, qui révèle son pouvoir destructeur sur les neurones. Mais il pourrait en contrepartie apporter des éléments nouveaux sur la maladie de Parkinson, permettant aux scientifiques de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques face à ce trouble incurable.

L’alpha-synucléine a-t-elle des complices ?

Cette maladie neurodégénérative est l’une des plus célèbres car l’une des plus courantes. Elle se manifeste par des tremblements, des mouvementslents et peu assurés, un discours difficile ou une perte d’odorat.

Au niveau neurologique, ces symptômes s’expliquent par la perte progressive des neurones dits dopaminergiques, retrouvés dans un noyau du cerveau appelé locus niger, ou substance noire. Cette région participe au contrôle de la motricité, et la dégénérescence des neurones dopaminergiques limite la communication entre cellules nerveuses, entraînant les troubles caractéristiques. La maladie se manifeste quand plus de la moitié de ces neurones ont déjà disparu.

Dans la quasi-totalité des cas, une grande partie des neurones dopaminergiques du locus niger ont déjà disparu lorsque la maladie de Parkinson est diagnostiquée. Quelle est la cause de leur mortalité ? Rien n'est encore définitivement établi.NOUVEAU PESTICIDE RESPONSABLE DE LA MALADIE DE PARKINSON dans MALADIE pt-loupe
Dans la quasi-totalité des cas, une grande partie des neurones dopaminergiques du locus niger ont déjà disparu lorsque la maladie de Parkinson est diagnostiquée. Quelle est la cause de leur mortalité ? Rien n’est encore définitivement établi. © Benedict Campbell, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Le principal suspect est une protéine nommée alpha-synucléine. Présente chez tous les patients, elle s’accumule et s’agglomère de manière anormale, causant une cascade de réactions cellulaires aboutissant à la destruction des cellules nerveuses.

Le bénomyl ne touche que les neurones dopaminergiques

Pourtant, il pourrait exister une autre voie, si l’on en croit des chercheurs de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA). Selon leurs travaux, les personnes les plus exposées au bénomyl développent davantage la maladie de Parkinson. Or, comme ils viennent de le montrer, le pesticide agit à un autre niveau que celui de l’alpha-synucléine : il inhibe l’enzyme ALDH (aldéhyde déshydrogénase). Ce processus induit alors une suite de réactions cellulaires, aboutissant notamment à l’accumulation d’une protéine toxique nommée 3,4-dihydroxyphénylacétaldéhyde (DOPAL).

Lorsque les scientifiques ont testé la survie des neurones du locus niger en culture, ils ont constaté la disparition sélective des cellules nerveuses dopaminergiques, les autres étant épargnées. Chez le poisson-zèbre, modèle scientifique fréquemment utilisé pour son développement rapide et sa transparence, le constat est le même. À l’aide d’un colorant, les neurones ont pu être comptabilisés. Seuls ceux produisant de la dopamine ont vu leur population décliner.

Les auteurs pensent que ce processus, favorisé par le bénomyl, pourrait se produire chez la majorité des patients touchés par la maladie de Parkinson, même chez ceux jamais exposés au pesticide. Dans ce cas, l’ALDH constituerait une nouvelle cible de choix pour la mise au point d’untraitement contre la neurodégénérescence.

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

 

 




POLLUTION ET SANTE : CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT POUR LA RECHERCHE

19012012
Bernard Jégou, directeur de l'Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail, se bat pour que l'Étatne se désengage pas du financement de la recherche.Bernard Jégou, directeur de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, se bat pour que l’État ne se désengage pas du financement de la recherche (Photo : Philippe Renault)
Coup de colère des scientifiques. L’État coupe les aides au programme d’étude sur les liens entre les contaminants chimiques et les maladies comme les cancers, les malformations…

 

Pétition sur Internet

« Notre pétition sur Internet vient de dépasser les 2 000 signatures », note Bernard Jégou, directeur de l’Irset, l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, à Rennes.

L’appel est lancé à l’Agence nationale de la recherche (ANR). C’est elle qui attribue l’argent de la recherche, en France. Voici un mois, elle a annoncé qu’elle n’enverra pas les 8 millions d’euros que l’Institut attendait.

 

Pesticides, Bisphénol A, nucléaire…

Huit millions pour quoi faire ? « Poursuivre nos recherches sur les contaminants de l’environnement et leurs effets », indique Bernard Jégou.

Exemples ? « Les pesticides et la maladie de Parkinson ; le Bisphénol A et l’infertilité masculine, les radiations nucléaires et les cancers… Notre Institut fait travailler ensemble des médecins du CHU de Rennes et de Pointe-à-Pitre, dans les Antilles ; des chimistes, des épidémiologistes, des généticiens, des statisticiens… Et notre recherche était prévue dans le Grenelle de l’environnement ! » En dehors de tout lien avec des entreprises privées.

 

Pressions sur le ministre

« Nous regrettons cette décision », explique Maurice Héral, responsable du département environnement et ressources biologiques de l’ANR. « Notre budget a baissé de 10 % en deux ans. Nous avons dû reporter notre aide à ce programme. »Pour lui, c’est le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur qui a« gelé » ces crédits.

Faut-il y voir une conséquence de pressions de l’industrie chimique ? Nucléaire ?« Je ne sais pas, répond Bernard Jégou. Nos recherches ont un caractère ultrasensible. Il pourrait y avoir un conflit d’intérêt. »

Maurice Héral n’y croit pas davantage. La preuve : l’ANR organise un colloque sur les avancées de la recherche dans tous ces domaines, le 1er et le 2 février. Les scientifiques font un rêve : que l’État vienne y annoncer qu’il ouvre finalement son porte-monnaie. Des parlementaires de l’UMP et du PS font le siège de Laurent Wauquiez, ministre de la Recherche.

 

La France est en retard

« La France manque de chercheurs dans ces domaines, reprend Bernard Jégou.Nous sommes en retard par rapport à d’autres pays. Nous pourrions en former. Il y a des emplois à la clé pour créer de nouveaux types de tests. »

Au même moment, le registre des malformations de l’hôpital de Lyon va devoir fermer. Créé en 1973, il recense les naissances de bébés sans cœur, avec des jambes soudées… Il permet d’établir les liens entre malformations et environnement.

Philippe SIMON.

 

SOURCE : Ouest France




STIMULATION CEREBRALE PROFONDE

17012012
Actualité publiée hier
Lancet Neurology
STIMULATION CEREBRALE PROFONDE dans RECHERCHE VISUEL%20NEURO

Ces chercheurs de l’Université de Floride montrent sur plus de 100 patients, l’efficacité de la stimulation cérébrale profonde dans l’amélioration des symptômes moteurs et la qualité de vie des patients atteints d’une maladie de Parkinson avancée. Ces résultats publiés dans l’édition en ligne du 11 janvier du Lancet Neurology laissent espérer, avec les améliorations en cours de ces dispositifs d’électrostimulation, de nouvelles thérapies pour les malades de Parkinson.

La stimulation cérébrale profonde (ou deep brain stimulation DBS) va, par l’intermédiaire d’une à deux électrodes implantées au niveau de différentes régions  du cerveau et d’une faible stimulation électrique interrompre le signal cérébral causant les symptômes de la maladie.

L’étude coordonnée par St. Jude Medical Inc sur 14 centres médicaux a testé la sécurité et l’efficacité d’un dispositif DBS développé par St. Jude Medical pour gérer les symptômes de la maladie de Parkinson. Le dispositif visait à réduire les tremblements, améliorer la lenteur des mouvements, diminuer le handicap moteur de la maladie et réduire les mouvements involontaires appelés dyskinésies, un effet secondaire fréquent des médicaments de la maladie de Parkinson. Seuls les patients qui avaient la maladie depuis cinq ans ou plus ont été inclus dans l’étude. Ils ont été assignés au hasard à un groupe dont la stimulation a commencé peu après la chirurgie et à un groupe témoin qui a retardé de 3 mois le début de la stimulation. Tous les patients ont été suivis pendant 12 mois.

Après traitement, l’évaluation de 136 patients révèle de plus longues périodes de contrôle des symptômes et d’absence de dyskinésies. Les patients ayant reçu une stimulation connaissent des périodes « de répit » de 4,27 vs 1,77 heures pour le groupe témoin sans stimulation. Les patients déclarent aussi une amélioration globale de leur qualité de vie, de leur aisance dans les activités quotidiennes, dans leur mobilité, l’état émotionnel…Mais quelques effets indésirables, comme l’infection constatée chez 5 patients ainsi que la survenue de troubles de l’élocutionchez de rares patients.

Des améliorations en vue : Depuis que les médicaments dopaminergiques ont émergé dans les années 1960, la DBS a été la seule grande percée thérapeutique pour les patients atteints de Parkinson qui ont connu des fluctuations associées à la lévodopa, une substance transformée naturellement en dopamine dans le cerveau, rappelle le Dr. Michael S. Okun, auteur principal de l’étude et directeur médical national de la Fondation Parkinson. «Cette étude valide l’utilisation de légers courants électriques livrés à des régions spécifiques du cerveau pour améliorer les symptômes de la maladie. Avec les améliorations en cours sur les systèmes de DBS, nous espérons offrir de nouvelles possibilités thérapeutiques aux patients souffrant de Parkinson. « 

Source: The Lancet Neurology, Early Online Publication, 11 January 2012 doi:10.1016/S1474-4422(11)70308-8Cite or Link Using DOI subthalamic deep brain stimulation with a constant-current device in Parkinson’s disease: an open-label randomised controlled trial (Visuels St. Jude Medical à titre strictement illustratif)

SOURCE : santé log




RECHERCHE

6012012
(CercleFinance.com) – Ipsen a signé un partenariat de recherche avec le groupe biotechnologique français Oncodesign pour le développement de nouveaux agents thérapeutiques contre la maladie de Parkinson.L’accord de collaboration vise à découvrir des inhibiteurs de la kinase LRRK2 en tant qu’agents thérapeutiques potentiels contre la maladie de Parkinson, également applicables à d’autres domaines thérapeutiques.

Aux termes de l’accord, Ipsen se verra accorder deux options exclusives pour une licence exclusive sur le programme inhibiteur de LRRK2 d’Oncodesign pouvant être exercées dès l’établissement réussi de preuves de concept cliniques.

‘Dans le domaine de la neurologie et des troubles du mouvement, la maladie de Parkinson est une pathologie grave avec d’importants besoins médicaux insatisfaits et des patients en quête de meilleurs soins et d’une meilleure qualité de vie’, rappelle Claude Bertrand, vice-président exécutif R&D et directeur scientifique d’Ipsen.

A ce jour, il n’existe aucun traitement ciblant le mécanisme pathogénique sous-jacent à l’origine de la détérioration progressive de ces patients.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

SOURCE : TradingSat




LA MOTIVATION PEUT ETRE TOUCHEE DANS LA MALADIE DE PARKINSON

18122011
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Décembre 2011
La maladie de Parkinson est, avec la maladie d’Alzheimer, une des maladies du cerveau les plus fréquentes. Pour des raisons encore inconnues, on observe une dégénérescence de cellules nerveuses de certaines régions du cerveau (avant tout le noyau de substance grise du mésencéphale, le locus niger) qui sécrète un médiateur chimique, la dopamine. Les signes les plus connus de la maladie sont les tremblements, la lenteur des gestes et la raideur musculaire. Ils sont la conséquence de la diminution de la sécrétion de la dopamine. Cependant, la maladie toucherait également d’autres parties du cerveau (aires du striatum ventral) dont l’activité est clairement impliquée dans la motivation. A ce jour peu d’études ont porté sur la motivation des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Des chercheurs du Pays de Galle ont récemment investigué ce domaine. Ils ont comparé les capacités de discrimination visuelle de 16 patients parkinsoniens et de 18 individus non malades, d’âge et de niveau socioculturel équivalents. Les tests de discrimination visuelle demandent aux personnes d’être attentives et de chercher des repères précis pour identifier des images. Afin de préparer ces tests, les chercheurs ont demandé aux 34 participants d’indiquer les snacks qu’ils préféraient dans une liste qu’ils leur fournissaient afin de les utiliser dans l’expérience pour induire une motivation appétitive.
Les scientifiques ont ensuite sélectionné une tâche de discrimination visuelle selon deux critères : la faible charge cognitive qu’elle suscitait et la capacité attentionnelle soutenue et continue qu’elle nécessitait pour la réaliser. Les images de snack ont été introduites ou non, dans la tâche de discrimination visuelle (l’image du snack préféré a été ajouté en fond de la tâche) et les chercheurs ont évalué le temps de réponse (entre les stimuli appétitifs (image du snack) et les stimuli neutres). Le temps de réponse révèle la motivation pour l’un ou l’autre de ces stimuli.
Les résultats de ces tests ont montré que les stimuli appétitifs induisaient un plus grand nombre de réponse des sujets contrôles mais n’avaient pas d’effet sur les patients atteints de la maladie de Parkinson, qui de façon surprenante, répondaient même moins.
Les scientifiques ont donc conclu que les patients atteints de maladie de Parkinson présentaient une perte de la motivation et ce, qu’ils aient faim ou non.

Cette recherche s’inscrit dans un ensemble croissant d’études mettant en évidence des déficits motivationnels chez les patients atteints parkinsoniens qui permettront de mieux comprendre la maladie de Parkinson.

Source : Shore DM, Rafal R, Parkinson JA, Appetitive Motivational Deficits in Individuals with Parkinson’s Disease, Mov Disord. 2011, Volume 26, Issue 10, pages 1887–1892.

SOURCE : Lundbeck

 




SOLVANTS ET MALADIE DE PARKINSON

6122011

LES SOLVANTS IMPLIQUÉS DANS LA MALADIE DE PARKINSON ?
La prévention des expositions professionnelles s’impose

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Mis en ligne le 05 décembre 2011

Une étude publiée dans la revue Annals of Neurology montre un lien possible entre l’exposition à certains solvants (trichloréthylène et perchloroéthylène) et la survenue de la maladie de Parkinson. Selon les chercheurs, l’exposition professionnelle augmenterait significativement le risque de développer la maladie.

Les solvants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels. On sait depuis longtemps que ces produits chimiques peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des salariés exposés. Une exposition régulière, même à faible dose, peut entraîner à plus ou moins long terme des atteintes, dont certaines sont irréversibles (cancers, insuffisances rénales ou hépatiques, impact sur la reproduction…).

Les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Annals of Neurology en novembre 2011 montrent que le trichloréthylène et le perchloroéthylène, des solvants d’utilisation courante dans l’industrie, pourraient également augmenter les risques de survenue de la maladie de Parkinson chez les travailleurs exposés. La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative grave affectant le système nerveux central. Très invalidante, elle se caractérise notamment par des tremblements, un ralentissement des gestes et parfois des atteintes intellectuelles.

Ces résultats ont été obtenus à partir d’une étude réalisée auprès de 99 paires de jumeaux dont un seul a développé la maladie. Les chercheurs ont retracé leurs parcours professionnels respectifs et évalué leurs expositions à 6 solvants : le toluène, le xylène, le n-hexane, trichloréthylène, le perchloroéthylène et le tétrachlorure de carbone. Ils ont ainsi pu mettre en évidence un lien significatif entre l’exposition au trichloréthylène et le risque de survenue de la maladie de Parkinson. L’étude fait également apparaître une augmentation des risques consécutive à une exposition prolongée au perchloroéthylène et, dans une moindre mesure, au tétrachlorure de carbone. En revanche, aucun lien statistique n’a été trouvé pour les 3 autres solvants évalués (toluène, xylène et n-hexane).

Cet éclairage nouveau vient confirmer la nécessité de prévenir les risques liés à l’utilisation des solvants. La suppression ou la substitution des produits dangereux constitue la méthode de prévention la plus efficace. Si cela s’avère impossible, il est impératif de mettre en place des mesures de prévention collective (captage des polluants à la source, ventilation…). Quand ces mesures sont insuffisantes, les salariés susceptibles d’être exposés doivent être équipés de moyens de protection individuelle : vêtements de protection, gants, masques…

SOURCE : INRS




VERS UN MEILLEUR DIAGNOSTIC

4122011

Le dosage d’une protéine par simple prise de sang pourrait permettre d’évaluer de manière définitive si une personne est susceptible de contracter la maladie de Parkinson avant même l’apparition des premiers symptômes.

La protéine « alpha-synucléine phosphorylée » est une substance qui intervient dans la fabrication de la dopamine, un neurotransmetteur de notre cerveau. Elle circule dans le sang de tout être humain. Une équipe de scientifiques britanniques, a établi au cours d’une étude, que le niveau de cette protéine était plus élevé chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, que chez un patient lambda.

Partis de ce constat, les scientifiques de la division des sciences biomédicales et de la vie de l’Université de Lancaster (Royaume-Uni), estiment qu’en dosant cette protéine à l’aide d’une simple prise de sang, ils pourront être capables de diagnostiquer la maladie, même à un stade très précoce.

Le Dr Gerald Weissman, membre de l’équipe scientifique, estime que « la plupart des gens qui pensent à la maladie de Parkinson, pensent aux symptômes extérieurs, comme les mouvements involontaires, or beaucoup de patients atteints développent également des troubles neurologiques bien plus difficiles à détecter. Avoir à disposition un test sanguin permet non seulement aux médecins d’éliminer les autres causes possibles des symptômes mais ouvre l’opportunité d’une détection précoce qui peut aider les patients et les soignants à se préparer à l’arrivée de la maladie. »

Ce test sanguin ouvre donc la voie à un meilleur diagnostic de la maladie avant l’apparition de symptômes extérieurs.

Une avancée qui pourrait également contribuer au développement de médicaments ayant un effet neuro-modulateur, pouvant protéger le cerveau. Si elle ne permettra pas de guérir pas la pathologie, cette découverte pourrait ralentir le processus de la maladie de Parkinson.

2/12/2012

SOURCE : Bonjour Docteur




ANTI INFLAMMATOIRES ET ANTI BIOTIQUES AU SECOURS DE LA MALADIE DE PARKINSON

24112011

Rédigé par P T le Mardi 15 Novembre 2011

Deux revues systématiques de la Cochrane commencent à explorer deux stratégies de protection neuronale :

1) Les AINS : Non-steroidal anti-inflammatory drugs as disease-modifying agents for Parkinson’s disease: evidence from observational studies

2) L’éradication de la bactérie Helicobacter pylori (déjà impliquée dans les ulcères de l’estomac…) : Helicobacter pylori eradication for Parkinson’s disease

Les recherches se développent mais semblent ouvrir des traitements simples et sans effets secondaires majeurs. A suivre.
Pour rappel la Société Française de Physiothérapie offre l’accès aux textes intégraux de la Cochrane Library à ses membres.

SOURCE : Actukiné




DES CHIENS COBAYES POUR L’INTOXICATION AU MERCURE

22112011

husky2131.jpg

En s’accumulant dans l’organisme, le mercure tend à limiter les effets bénéfiques des antioxydants, ont découvert des chercheurs de l’Université d’Alaska Fairbanks en étudiant des chiens de traîneau.

Les scientifiques ont constaté que plus l’accumulation de mercure est importante, et moins les antioxydants peuvent jouer leur rôle protecteur sur les cellules. Ce faisant, l’oxydation peut endommager les cellules ou les détruire. Les scientifiques estiment que cela peut avoir un impact dans le développement de la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le diabète.
Les auteurs de ces travaux ont étudié un groupe de 12 chiens husky dans quatre villages le long de la rivière Yukon. La moitié des chiens ont été alimentés avec de la nourriture industrielle, alors que les autres continuaient à consommer leur nourriture traditionnelle, comme du poisson, de l’ours, de l’orignal.

Au bout de deux mois, les chercheurs ont prélevé puis analysé des échantillons sanguins des animaux, afin d’évaluer les concentrations de mercure dans le sang.

Ils ont constaté que les bénéfices de l’alimentation traditionnelle étaient supérieurs à ceux de la nourriture fabriquée industriellement. «Cependant, le taux de mercure doit être contrôlé, car il a des effets dommageables sur la santé», indique l’auteur principal de ces travaux, Kriya Dunlap.

Novembre 2011

SOURCE : Canoë







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