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Le sport-santé est-il le meilleur médicament ?

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Le sport-santé est-il le meilleur médicament ? Est-il le meilleur traitement contre la dette abyssale de la sécurité sociale ? Le sport sur ordonnance est-il le meilleur outil pour rentabiliser les équipements sportifs et ainsi soigner les finances locales ? Des médecins et des villes pionnières (Biarritz, Strasbourg, Toulouse-Blagnac) testent grandeur nature la «  prescription médicale sportive ».

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Biarritz, Strasbourg, Toulouse-Blagnac expérimentent la «  prescription médicale sportive » adaptée à la prévention comme au traitement des maladies chroniques ( diabète, parkinson, obésité, hypertension, cancer etc…). L’activité physique adaptée, contrôlée, modulée constitue-elle un traitement puissant et efficace contre diverses pathologies? L’idée gagne du terrain auprès des patients comme des médecins et auprès de toute la chaîne des professionnels de santé. Mais reste à définir la nature d’un programme national d’ampleur de prévention et de soin, qui serait décidé et piloté par l’Etat en faveur d’une assurance maladie refondée sur d’autres principes que ceux de la domination de la prescription médicamenteuse dont on connait les coûts… et les effets secondaires sur la santé des malades! L’Etat pourrait ainsi, à long terme, mieux contrôler les dépenses de santé dont les remboursements au profit de l’industrie pharmaceutique. Le sport est-il un médicament comme les autres ? « Nous sommes à une période charnière et décisive » a déclaré le Professeur Gérard Saillant, président de Biariitz Sport Santé (BSS).

Il a initié dès 2009 un programme original pour Biarritz, avec au tout début de l’expérience des « ateliers de la forme » auprès des publics scolaires. Puis rapidement des paliers vertueux s’adressant à tous les âges et à toutes les conditions physiques. Dont le fil rouge « Chemins de la Forme », un parcours de santé urbain et des activités quotidiennes gratuites proposées par les associations et clubs sportifs biarrots ( avec du mobilier urbain existant, décoré de flash codes et de vidéos). Un succès qui aurait pu combler les acteurs de ce projet parfait et auréolé de succès. Mais les médecins visionnaires de Biarritz ont perséveré. Pour eux pas question d’en rester là et de laisser la victoire à la maladie et à la technocratie de l’assurance -maladie et ses chiffres annuels consternants du « trou de la sécu ». En 2014 à Biarritz: le projet s’est amplifié avec une formation des « médecins référents » et l’installation du comité de pilotage (ISPED, médecins, CCI, présidents d’associations).
En mai 2015 lancement du premier test d’ampleur sur la prescription médicale sportive, à laquelle 80% des médecins biarrots participent avec un aéropage d’éducateurs médico-sportifs et de clubs de sports plus l’Académie basque du sport. Les associations partenaires de BSS offrant 12 semaines gratuites pour la randonnée, la marche aquatique , le stand up paddle, l’aquagym, la natation, le surf, le karaté, le qi gong, la etc…  Ce projet de Biarritz comporte des innovations majeures. Outre le focus sur la prévention primaire, sont testés ici les financement via des partenaires publics et privés (dont Pasteur Mutualité et Chèque-Santé), ainsi que l’évaluation des « patients » et le fonctionnement d’une chaîne complête de compétences médicales et sportives jusqu’aux dietéticiens via des bilans nutritionnels gratuits de la Cpam de Bayonne.Biarritz a choisit la « prévention primaire » alors queToulouse-Blagnac et Strasbourg) se sont orientés vers l’accompagnement sportif des maladies chroniques ( cancer, diabète, hypertension, obésité, PARKINSON).

Lors des 6éme Rencontres de décembre 2015 à Biarritz : devant des délégués venus de toute la France a été publiée la première évaluation du programme Passeport de Biarritz Sport Santé. Le Passeport-Santé. Les chiffres sont éloquents. Soit de juin à novembre : 135 prescriptions délivrées par 23 médecins. Les bénéficiaires (âge moyen 55 ans) ont en majorité repris une activité sportive après la période d’essai de 12 semaines. Sur le panel : 8% sont déjà actifs ou suractifs et n’avaient pas besoin d’orientation, 58% se sont engagés dans une activité sportive nouvelle , 4 % ont été dirigés vers des accompagnements ciblés vers les affections chroniques, 24% ne sont pas revenus, 6% ont abandonné le dispositif. L’avancée la plus significative reste l’élaboration du tout premier« Passeport Sante ». Ce petit livret , personnel, est un outil facilitateur qui comporte les tests de performance (force, souplesse, équilibre) et il assure le suivi du patient, enregistre sa progression et détecte les faiblesses éventuelles.  

Il est envisagé une extension du projet pilote vers l’ensemble des kinésithérapeutes,  des ostéopathes et nutritionnistes de l’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz et la coopération renforcée de l’ARS et des Hôpitaux. Pas de compartimentage mais de l’ouverture y compris vers toutes les expérimentations naissantes un peu partout sur le territoire français. Ce qui va aussi orienter le pilotage vers le choix du modèle économique à l’échelle nationale. Mais il n’y avait à Biarritz aucun représentant du Ministère de la Santé excepté Alain Calmat actuel présidant de la Commission médicale du CNOSF(Comité National Olympique et Sportif Français ). 

L’Etat va-t-il reconnaître et soutenir les projets en cours à Biarritz , Toulouse-Blagnac et Strasbourg ? L’Etat va-t-il accompagner et favoriser le sport sur ordonnance ? L’ensemble de ces programmes locaux visant à aboutir à une réelle diffusion de la prescription médicale sportive réalisée par les médecins. C’est à dire, au-delà du conseil, aller vers l’établissement d’une véritable ordonnance en faveur de l’activité physique ciblée selon les besoins du patient. Ce qui signerait la naissance effective du « sport sur ordonnance » mais cela nécessite la mise en place d’un modèle économique liant l’Etat, l’assurance maladie et les collectivités locales. L’originalité de BSS et des expérimentations de Strasbourg et Toulouse-Blagnac réside dans la coopération productive entre le corps médical, le monde du sport et les collectivités locales. Le Docteur Guillaume Barucq, élu de Biarritz  « j’ai une double casquette celle d’élu et de médecin. La mission de nombreux médecins  élus de France, est de porter loin et de populariser ces initiatives pionnières. Même si Biarritz, qui a vu naître la thalassothérapie est un site idéal, il faut inclure dans les projets les enfants et les jeunes souffrant des graves pathologies présentes et futures de la sédentarité et de l’hypersédentarité.. Il faut les faire bouger  et les aider à bouger ! Autre piste de réflexion, quelles seront les réactions et l’engagement des mutuelles dans la prévention primaire ? N’oublions pas que la demande actuelle des patients est celle d’une prise en charge globale. ».  

Des collectivités locales engagées en faveur du sport (Bastia, Ajaccio, Senlis, Rennes) organisent des city trail réunissant des milliers de marcheurs. Et la multiplication des outils médicaux connectés annoncent la mutation future du suivi médical, de l’autoévaluation et du diagnostic via le suivi en direct et temps réel des analyses d’urine, du cardio-vasculaire, de la glycémie, des taux de vitamines…

Liliane Vittori

 

A propos de Corinne

58 ans mariée avec Serge (depuis 37 ans) 3 enfants : Sonia 34 ans - Jérémie 31 ans - Marine 24 ans Lieu de vie : Région toulousaine 1ers symptômes de la maladie de Parkinson à 41 ans Diagnostic de maladie de Parkinson à 42 ans (depuis 17 ans) Interruption de carrière professionnelle et mise en invalidité 2e catégorie à 49 ans (depuis 9 ans) transformée en retraite pour inaptitude le 1/6/2014 ! 2012 à aujourd'hui : 2 chirurgies successives du dos - AVC - bris de matériel nécessitant une 3e chirurgie pour le moment évitée grâce à programme d'activité physique intense Animation d'un groupe d'échanges de malades et aidants dans l'établissement thermal d'Ussat-les-Bains Bénévolat très actif au sein de l'association France Parkinson depuis 10 ans Représentativité publique et défense des intérêts des jeunes parkinsoniens Déléguée départementale (Haute-Garonne) de l'Association France Parkinson depuis septembre 2014 à fin 2016 A partir de janvier 2017 chargée de mission/conseil auprès de la nouvelle déléguée et de relations avec le monde institutionnel, professionnel et associatif au service des malades et de leurs proches, notamment "jeunes"

4 Réponses à “SPORT-SANTE !”

  1. Le 19 décembre 2015 à 8 h 43 min Corinne a répondu avec... #

    De bonnes mesures d’hygiène de vie (alimentation/activité physique) sont en mesure d’améliorer la santé.

    Une activité physique est capable d’apporter à l’organisme :
    - si elle est bien choisie, une action concrète qui le renforce, équilibre son fonctionnement (santé) et/ou
    - si elle plait, une sensation de satisfaction momentanée (bien-être).

    Ainsi, l’activité physique relève bien d’une amélioration de la santé !
    Il faut se rendre à l’évidence qu’il en va d’un bon sens de changer le mode éducatif de nos enfants entraînés dans le cercle vicieux de la mal-bouffe et qu’en attendant cette révolution…, il est de bon ton de prescrire de l’activité physique, sans quoi une horreur véritable va se produire ….

  2. Le 15 décembre 2015 à 12 h 47 min julie a répondu avec... #

    Gildas, tu as eu le temps de mettre un commentaire aussi long, tu aurais dû prendre également le temps de lire l’article…

    A aucun moment ils ne prétendent supprimer les médicaments, ils voudraient juste qu’on prévienne avant de devoir guérir et que justement on ne garde les médicaments que quand c’est nécessaire:
    « Mais reste à définir la nature d’un programme national d’ampleur de prévention et de soin, qui serait décidé et piloté par l’Etat en faveur d’une assurance maladie refondée sur d’autres principes que ceux de la domination de la prescription médicamenteuse (…) »

    Le kinés ne sont jamais cités dans l’article? et « de plus, on est pratiquement dans le domaine du bien être et non pas de la santé…
    Par exemple, une alimentation saine et équilibrée (5 fruits et légumes par jour) est la base, et le sport santé ne contrera pas la malbouffe et l’obésité, même si c’est un réel plus…. »????????????? Alors là si la prévention primaire ce n’est pas de la santé j’aurais besoin qu’on m’explique ce que c’est. On parle d’ordonnance, pas d’un libre accès à tous. Et pour le message de l’alimentation, à coté des kinés ont cite un métier plutôt pas mal pour ça….
    « Il est envisagé une extension du projet pilote vers l’ensemble des kinésithérapeutes, des ostéopathes et nutritionnistes de l’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz et la coopération renforcée de l’ARS et des Hôpitaux. »

    Et leur but n’est visiblement pas que les mutuelles prennent tout en charge…
    « Ce qui signerait la naissance effective du « sport sur ordonnance » mais cela nécessite la mise en place d’un modèle économique liant l’Etat, l’assurance maladie et les collectivités locales. »
    « Autre piste de réflexion, quelles seront les réactions et l’engagement des mutuelles dans la prévention primaire ? N’oublions pas que la demande actuelle des patients est celle d’une prise en charge globale.  »

    Enfin voilà…

    Moi je trouve l’idée très bonne, car en tant que kiné je trouve que certains patients ont plus besoin de sport que de moi et si quelques séances de sport prisent en charge par la sécu peuvent les aider à s’y mettre ou remettre je suis tout à fait pour. (Car oui aussi, dans l’article on parle d’un programme de quelques semaines, pas de sport gratuit remboursé à vie).
    Et puis si les gens ont des mutuelles qui ne remboursent pas le sport-santé, pourquoi auraient-ils une prise en charge moins adaptée que maintenant? Ils n’auraient juste pas de sport-santé point barre, donc ils auraient juste la même prise en charge que maintenant.

    Enfin c’est mon avis. Mais pour ma part: très bonne idée et je serais bien contente qu’on y intègre en effet d’autres corps de métiers paramédicaux

  3. Le 15 décembre 2015 à 5 h 56 min Corinne a répondu avec... #

    Bonjour quoique je partage glogalement certains de vos commentaires (marchandisation de la santé), je ne suis pas d’accord quand il s’agit de limiter le bienfait du sport-santé au bien-être tout court. S’agissant de la maladie de Parkinson compliquée par une pathologie encore plus invalidante : scoliose grave (60°) opérée à deux reprises et à présent en reprise d’évolution suite à 3 bris de mon arthrodèse de C6 à S1), je peux témoigner de l’incapacité du monde médical à gérer ma situation, sauf pour se défendre de plaintes procédurières : je me suis toute seule prise en charge pour adapter mon hygiène de vie à ma vie, ai difficilement (à cause de Parkinson) mis en place un programme de prévention pour éviter d’être une 3e fois reopérée (j’ai déjà fait un AVC (hématome cérebelleux) post-opératoire) qui a consisté à perdre du poids en équilibrant mon alimentation et en pratiquant de l’activité physique régulière : un cas parfait de sport sur prescription médicale…

  4. Le 14 décembre 2015 à 22 h 07 min Gildas a répondu avec... #

    Bonjour à vous !

    Deux soucis avec l’article (en lisant en biais) on va droit dans le mur !

    1- on se dirige vers une médecine à deux vitesses avec un désengagement de la sécurité sociale des affections longues durées:
    je cite l’article: « Le sport-santé est-il le meilleur médicament ? Est-il le meilleur traitement contre la dette abyssale de la sécurité sociale ?  »
    grosso modo, ceux qui n’auront pas de bonnes mutuelles finançant le sport santé n’auront plus de prise en charge adaptée (notez au passage que les masseurs kinésithérapeutes ne sont pas cités du tout dans cet article) …
    Le but étant évidemment de faire passer le traitement des pathologies lourdes de la sécurité sociale aux mutuelles privées ….

    2- certains traitements par le sport santé ne peut remplacer les traitements médicamenteux qui sera pris en complément du sport santé: (exemple: traitement de l’hypertension, traitement du Parkinson avec la Ldopa .. pas sûr que ça soit une économie au final, car finalement ça va augmenter à la fois les dépenses de la sécu et fera une hausse des cotisations aux mutuelles…..

    3- de plus, on est pratiquement dans le domaine du bien être et non pas de la santé…
    Par exemple, une alimentation saine et équilibrée (5 fruits et légumes par jour) est la base, et le sport santé ne contrera pas la malbouffe et l’obésité, même si c’est un réel plus….

    Regardons la réalité en face: on assiste à une marchandisation de la santé, en essayant de la faire passer sous la main mise des mutuelles et des groupes financiers (citons par exemple le retour d’ascenseur de la Matmut qui a offert un poste en or à Valérie Fourneyron, celle qui a fait passé en force son projet « Activité physique adaptée » malgré le refus du sénat, refus motivé par une explosion des dépenses de santé lié à la prescription de sport sur ordonnance (alors qu’on devrait juste sponsoriser la pratique du sport, on est passé à du sport rendu obligatoire par ordonnance ……

    Et adieu nos données médicales et aux mutuelles qui surveilleront ainsi les bons sociétaires des mauvais …. quitte a augmenter les cotisations de ceux qui refusent de faire de l’activité physique adaptée

    Une horreur en fait ……

    Je pourrais développer encore plus, mais ça serait horriblement long !

    Bonne soirée à vous

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