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VITAMINE D ET MALADIE DE PARKINSON

 

Un déficit fréquent en vitamine D dans la maladie de Parkinson 

13 décembre 2013

VITAMINE D ET MALADIE DE PARKINSON dans RECHERCHE dans RECHERCHE

Trois cent quatre-vingt-huit malades, âgés de plus de 21 ans, atteints d’une maladie de Parkinson (MP) débutante (UPDRS Unified Parkinson’s Disease Rating Scale scores, 31,1 ± 14,3) et 238 contrôles sans pathologie neurologique issus de la population de l’étude « Harvard biomarkers study » ont été inclus dans ce travail.

Harvard biomarkers study est une large étude longitudinale cas contrôle qui a pour but de promouvoir la découverte et la validation de marqueurs moléculaires pronostiques ou de suivi dans la MP.

Le statut vitaminique D (taux de 25 OH vit D total et de 25 OH vit D3) a l’entrée puis au cours du suivi a été évalué pour tous les malades.

Les taux plasmatiques de 25OH vit D3 et 25 OH vit D totale étaient plus bas chez les malades que chez les contrôles (28,0 ± 11,0 vs 30,6 ± 11,1 ng/mL ; p = 0,0034 ; et 30,5 ± 12,0 vs 32,5 ± 10,6 ng/mL ; p = 0,032). Un taux plasmatique de vitamine 25OH D < 20 ng/mL (50 nmol/L) a été considéré comme une carence et un taux < 30 ng/mL, comme une insuffisance en vitamine D.

Il y avait ainsi une carence chez 17,6 % des malades parkinsoniens et 9,3 % des contrôles (26/283 p=0,002) et l’on notait une insuffisance chez 47,2 % des malades (182/388) versus 39,9 % des contrôles (112/283 ; p=0,06).

En analyse multivariée, après ajustements pour l’âge, le sexe, la race, l’éventuelle supplémentation en vitamine D, des taux bas de 25 OH vit D sont apparus associés avec une augmentation de prévalence de Parkinson ainsi qu’une plus grande sévérité de la maladie.

Les participants avec un taux de vitamine D3 se situant dans le plus bas quintile (6 à 19 ng/ml) avaient la plus forte prévalence de MP avec un odds ratio de 1,8 (Intervalle de confiance à 95 % 1,06 à 3,2, p=0,03) par comparaison aux sujets dont le taux se situait dans le plus haut quintile.

Des taux bas de vitamine D 25 OH et 25OHD3 étaient corrélés avec le score UPDRS à l’entrée et au cours du suivi.

Les fractures à la suite de chutes sont une complication commune mais majeure de la MP. Les résultats de ce travail ont donc un intérêt immédiat pour les malades atteints de MP. Les auteurs estiment que leurs résultats justifient une exploration plus approfondie des mécanismes sous jacents à l’association MP et carence en vitamine D.

Dr Juliette Lasoudris laloux
Hongliu Ding et coll. : Unrecognized vitamin D3 deficiency is common in Parkinson disease Harvard Biomarker Study. Neurology, 2013; 81; 1531-1537

SOURCE

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