VIE QUOTIDIENNE

CONDUITE AUTOMOBILE ET MALADIE DE PARKINSON

Cabinet BENOIT, avocat spécialisé en droit public à TOURS.

 La Préfecture de mon département m’a délivré mon « permis de conduire »  un véhicule en 1976. Depuis, et grâce à cette autorisation, je me déplace facilement sans restrictions autres que celle inscrite sur son justificatif : je dois porter des verres de vue … ce qui me paraît indispensable car comment conduire sans bien voir !

 

 

Mais au cours de  mes 38 années de conduite, est apparue la maladie de Parkinson en 1999. Et, depuis 14 ans, je dois faire « avec » à tout moment, même lorsque je conduis…

 1 En cas de fluctuations motrices

  • dues à la maladie : tremblements
  • dues aux médicaments anti-parkinsoniens  (l-dopa) : dyskinésies

2 En cas d’endormissement (brutal ou pas)

  • dû à une nuit « blanche »
  • aux effets secondaires des médicaments anti-parkinsoniens (voir notice d’utilisation)

Si je prends d’autres médicaments, je dois renforcer ma vigilance.

 

Voici ce que la Haute Autorité de la Santé écrit à ce sujet :

5° Antiparkinsoniens

 

Les effets délétères pour la conduite automobile, communs à tous les antiparkinsoniens sont une sédation et des troubles du comportement (troubles du sommeil, hallucinations, agitation, confusion mentale, délire, épisode psychotique, excitation psychomotrice), qui justifient une évaluation, au cas par cas, notamment en phase d’instauration du traitement. Cette évaluation est d’autant plus importante que la maladie de Parkinson peut avoir, elle-même, un retentissement sur les capacités psychomotrices et cognitives du patient. Si l’amantadine et la sélégiline ont des effets moins marqués, il faut surtout distinguer la lévodopa et tous les agonistes dopaminergiques, qui peuve induire des crises d’endormissement d’apparition brutale, sans signes annonciateurs et, donc, extrêmement dangereuses pour la conduite automobile. La fréquence de ces effets indésirables semble plus importante avec certains agonistes récents, comme le ropinirole et le pramipexole. Il convient donc de mettre en garde les patients lors de l’instauration du traitement médicamenteux. En cas de somnolence, on réduira, si possible, la posologie ; sinon, il faudra déconseiller formellement la conduite aux patients ayant déjà présenté ces symptômes.

7° Anxiolytiques

Tout traitement anxiolytique peut représenter un danger pour la conduite automobile ; on sera particulièrement attentif aux médicaments de la classe des benzodiazépines, les plus fréquemment utilisés et les plus souvent retrouvés chez les responsables d’accidents. Leur retentissement sur les capacités de conduite est principalement dû  :  à la somnolence et  au ralentissement psychomoteur (diminution des capacités à répondre à des situations d’urgence, augmentation des temps de réaction aux stimuli visuels et auditifs, altération de la coordination et du contrôle des mouvements…). Tous ces effets sont majorés par la prise concomitante d’alcool ou de substances entraînant une dépression du système nerveux central : morphiniques, neuroleptiques, antihistaminiques, antidépresseurs sédatifs, autres benzodiazépines (hypnotiques, anticonvulsivantes ou myorelaxantes), phénobarbital, antihypertenseurs centraux. De plus, avec les benzodiazépines et substances apparentées, peuvent survenir des effets (troubles de l’humeur, désinhibition) pouvant induire des comportements à risque ; elles présentent par ailleurs un potentiel de pharmacodépendance et d’abus. La décision de prescrire un anxiolytique à un patient susceptible de conduire doit donc être soigneusement pesée, l’utilisation des formes injectables ou de doses élevées étant incompatible avec la conduite.

 9° Antidépresseurs

Quelle que soit leur nature, tous les antidépresseurs peuvent induire des effets délétères pour la conduite : somnolence, troubles du comportement (anxiété, agitation, hallucinations, confusion, accès maniaques, risque suicidaire, réactivation d’un délire…). La somnolence est nettement moins importante avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) et de la monoamine oxydase (IMAO), mais les antidépresseurs imipraminiques peuvent, en outre, entraîner des troubles liés à leur effet anticholinergique (troubles visuels, troubles cardiaques). Au sein d’une même famille chimique, il existe parfois des différences importantes ; à titre d’exemple, parmi les imipraminiques, la clomipramine provoque significativement moins de somnolence que l’amitriptyline. Classiquement, les effets indésirables sont plus marqués en début de traitement et, dans bien des cas, le patient peut recouvrer ses capacités de conduite après une ou deux semaines de traitement. L’évaluation, au cas par cas, de la réponse au traitement et de ses éventuels effets indésirables est donc primordiale. Il faut également être attentif aux situations d’échec du traitement, car la dépression peut avoir, par elle-même, un retentissement sur les capacités de conduite (confusion, ralentissement psychomoteur, déficit cognitif, comportement suicidaire…).

Si l’autonomie à laquelle nous sommes tous et tant attachés est synonyme de liberté, elle est également un signe de capacité à gérer notre vie, à faire les bons choix et à nous ADAPTER.

En cas de myopie, il ne nous vient pas à l’idée de conduire sans lunettes.

Je pense alors qu’en cas de nuit « blanche », de prise concomittante de médicaments sujets à somnolence ou de fluctuations motrices , conduire n’est pas plus indiqué.

Enfin, je pense aussi que, compte-tenu de la variabilité des symptômes dépendant des horaires de prises du traitement, nous devons planifier régulièrement la conduite automobile à des moments favorables de la journée…

Ne faut-il pas mieux être contraints par  des RESTRICTIONS que par la SUPPRESSION de notre permis de conduire ? Pour cela, j’ai décidé d’en parler à ma neurologue.

Corinne

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