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POLLUTION ET SANTE : CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT POUR LA RECHERCHE

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Bernard Jégou, directeur de l'Institut de recherche sur la santé, l'environnement et le travail, se bat pour que l'Étatne se désengage pas du financement de la recherche.Bernard Jégou, directeur de l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, se bat pour que l’État ne se désengage pas du financement de la recherche (Photo : Philippe Renault)
Coup de colère des scientifiques. L’État coupe les aides au programme d’étude sur les liens entre les contaminants chimiques et les maladies comme les cancers, les malformations…

 

Pétition sur Internet

« Notre pétition sur Internet vient de dépasser les 2 000 signatures », note Bernard Jégou, directeur de l’Irset, l’Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail, à Rennes.

L’appel est lancé à l’Agence nationale de la recherche (ANR). C’est elle qui attribue l’argent de la recherche, en France. Voici un mois, elle a annoncé qu’elle n’enverra pas les 8 millions d’euros que l’Institut attendait.

 

Pesticides, Bisphénol A, nucléaire…

Huit millions pour quoi faire ? « Poursuivre nos recherches sur les contaminants de l’environnement et leurs effets », indique Bernard Jégou.

Exemples ? « Les pesticides et la maladie de Parkinson ; le Bisphénol A et l’infertilité masculine, les radiations nucléaires et les cancers… Notre Institut fait travailler ensemble des médecins du CHU de Rennes et de Pointe-à-Pitre, dans les Antilles ; des chimistes, des épidémiologistes, des généticiens, des statisticiens… Et notre recherche était prévue dans le Grenelle de l’environnement ! » En dehors de tout lien avec des entreprises privées.

 

Pressions sur le ministre

« Nous regrettons cette décision », explique Maurice Héral, responsable du département environnement et ressources biologiques de l’ANR. « Notre budget a baissé de 10 % en deux ans. Nous avons dû reporter notre aide à ce programme. »Pour lui, c’est le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur qui a« gelé » ces crédits.

Faut-il y voir une conséquence de pressions de l’industrie chimique ? Nucléaire ?« Je ne sais pas, répond Bernard Jégou. Nos recherches ont un caractère ultrasensible. Il pourrait y avoir un conflit d’intérêt. »

Maurice Héral n’y croit pas davantage. La preuve : l’ANR organise un colloque sur les avancées de la recherche dans tous ces domaines, le 1er et le 2 février. Les scientifiques font un rêve : que l’État vienne y annoncer qu’il ouvre finalement son porte-monnaie. Des parlementaires de l’UMP et du PS font le siège de Laurent Wauquiez, ministre de la Recherche.

 

La France est en retard

« La France manque de chercheurs dans ces domaines, reprend Bernard Jégou.Nous sommes en retard par rapport à d’autres pays. Nous pourrions en former. Il y a des emplois à la clé pour créer de nouveaux types de tests. »

Au même moment, le registre des malformations de l’hôpital de Lyon va devoir fermer. Créé en 1973, il recense les naissances de bébés sans cœur, avec des jambes soudées… Il permet d’établir les liens entre malformations et environnement.

Philippe SIMON.

 

SOURCE : Ouest France

Corinne

59 ans mariée avec Serge (depuis 38 ans) 3 enfants : Sonia 35 ans - Jérémie 32 ans - Marine 25 ans Lieu de vie : Région toulousaine 1ers symptômes de la maladie de Parkinson à 41 ans Diagnostic de maladie de Parkinson à 42 ans (depuis 18 ans) Interruption de carrière professionnelle et mise en invalidité 2e catégorie à 49 ans (depuis 10 ans) transformée en retraite pour inaptitude le 1/6/2014 ! 2012 à aujourd'hui : 2 chirurgies successives du dos - AVC - bris de matériel nécessitant une 3e chirurgie pour le moment évitée grâce à programme d'activité physique intense Animation d'un groupe d'échanges de malades et aidants dans l'établissement thermal d'Ussat-les-Bains réduite aujourd'hui à la période annuelle de cure thermale (2018 = 10e année successive). Bénévolat très actif au sein de l'association France Parkinson depuis 10 ans interrompu en 2018. Représentativité publique et défense des intérêts des jeunes parkinsoniens active jusqu'en 2018. Déléguée départementale (Haute-Garonne) de l'Association France Parkinson de septembre 2014 à fin 2016 De janvier 2017 à janvier 2018 chargée de mission/conseil auprès de la nouvelle déléguée et de relations avec le monde institutionnel, professionnel et associatif. Désormais patiente experte en éducation thérapeutique de la maladie de Parkinson (ETPARK Toulouse) et toujours au service des malades et de leurs proches, notamment "jeunes" (= en âge de vie active) par le soutien du Café Jeunes Parkinson 31 jusqu'en 6/2018.

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Un commentaire

  1. Jean de Nacelle

    19 janvier 2012 à 12 h 55 min

    Oui, je me demande ce que veut vraiment le gouvernement. Nos dirigeants sont tellement plongés dans une abysse qu’ils mettent à l’écart les investissements en matière de recherche.
    Prenez par exemple le cas de d’un centre crétois Mediterranean Fertility Center & Genetic Services in Chania (http://www.fertilitycenter-crete.gr/), ils arrivent à se placer sur une échelle plus grande étant installé sur une île, alors que nous sur le continent….

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