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ALERTE AU MERCURE DANS LES PLOMBAGES DENTAIRES

28102011

Un chirurgien-dentiste pratiquant une intervention sur une patiente

Un chirurgien-dentiste pratiquant une intervention sur une patiente / AFP Archives / Didier Pallages

Si vous avez des caries, faites-bien attention aux plombages. Les dentistes continuent d’utiliser massivement un matériau à base de mercure, qui pourrait être dangereux. Le mercure pourrait provoquer des maladies chroniques aussi graves qu’Alzheimer et Parkinson. Certains tirent la sonnette d’alarme depuis longtemps mais rien ne bouge.

Ecouter Tony Cousin | 28/10/2011 – 12h55 écouter Plusieurs associations tirent la sonnette d’alarme et interpellent les autorités sanitaires

Après l’affaire du Mediator, des associations de santé environnementale considèrent l’utilisation du mercure par les dentistes français comme un « nouvel exemple de dysfonctionnement de la sécurité sanitaire« .

Elles expliquent que les dentistes continuent à utiliser massivement les « plombages » à base de mercure (il n’y a plus de plomb dans les amalgames dentaires car c’est beaucoup trop toxique)

Ce métal dégage, selon elles, des quantités non négligeables de vapeur qui vont dans le cerveau et peuvent provoquer des maladies chroniques (Alzheimer, Parkinson, Autisme…)…

En France, les autorités sanitaires se disent attentives. L’Afssaps a lancé une étude sur le sujet, étude qui devrait faire l’objet d’une publication en début d’année prochaine.

SOURCE : Rtl




INSTITUT DE NEUROSCIENCES TRANSLATIONNELLES de Paris (A-ICM)

26102011

 

Alzheimer, Parkinson, épilepsie, la course contre la montre

 

 

(©JP Pariente)

L’IHU intitulé Institut de neurosciences translationnelles de Paris (A-ICM) sera entièrement dédié à la lutte contre les pathologies du système nerveux. Il associe la recherche, les soins, la formation et la valorisation grâce à ses partenaires, l’UPMC, l’Inserm, le CNRS, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et la Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer (IFRAD).

 

« Nous avons conscience de la responsabilité qui pèse sur nos épaules d’avoir été sélectionnés comme IHU » confie Bertrand Fontaine, directeur scientifique de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière et porteur du projet. A-ICM regroupe en effet l’excellence autour d’un défi de taille : mettre au point de nouveaux traitements contre les maladies du système nerveux. Un véritable enjeu de société à en croire les chiffres alarmants puisqu’en France, 860 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer, 450 000 par l’épilepsie et 120 000 par la maladie de Parkinson.

Pour s’y attaquer, le projet A-ICM va privilégier une approche translationnelle, c’est-à-dire qui convertira les résultats des recherches en nouveaux procédés et outils thérapeutiques. Cinq grands thèmes de recherche ont été ciblés. Il s’agit d’établir un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer, de ralentir la dégénérescence des neurones dans la maladie de Parkinson, de réparer les lésions causées par la sclérose en plaque, d’améliorer le traitement de l’épilepsie et enfin de comprendre les mécanismes des troubles de la motivation. Au cœur du dispositif, des plateformes de recherche de pointe dans de multiples domaines comme les biostatistiques, l’informatique, l’imagerie cérébrale ou encore la modélisation.

Au-delà de la recherche, le foisonnement d’experts rassemblés au sein de l’IHU sera aussi chargé de préparer l’avenir. « Former de futurs professionnels fait partie intégrante de la mission d’un Institut hospitalo-universitaire, souligne Bertrand Fontaine. C’est à nous d’anticiper les nouveaux métiers dont la société aura besoin demain. » Enfin, le projet affiche clairement son intention d’attirer des collaborations du monde entier, en particulier des partenariats industriels pour la mise au point de nouveaux traitements. Sans conteste, A-ICM fera rayonner la France à l’international dans le domaine des neurosciences.

Clementine Jung – 25/10/11

 

UPMC
4 place Jussieu 75005 Paris, France
Tél. +33 1 44 27 44 27

 

SOURCE : UPMC




TROPHEE KARTING FRANCE PARKINSON 23/10/2011

25102011

Pour les amateurs de karting !
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EFFETS SECONDAIRES « COMPULSIFS » EN QUESTION

15102011

RAPPEL
Les médicaments anti-parkinsoniens ont une action « dopante » sur l’organisme ralenti, raidi et parfois tremblant.

Certains d’entre eux, les agonistes dopaminergiques (comme Trivastal – Parlodel – Requip – Sifrol) provoquent davantage d’effets secondaires compulsifs ou TCI (Troubles du Comportement Impulsifs) dans la terminologie médicale spécialisée : hypersexualité – addiction aux jeux d’argent – compulsion d’achat – compulsion alimentaire de type hyperphagique – prise de risques – hyperactivité, qui peuvent conduire à des drames personnels et familiaux, eu égard à leur effet incontrôlable.

Ces effets, souvent tabous et honteux, étaient et sont encore difficilement avoués à l’entourage et au corps médical.

Peu informés par les malades et persuadés de la rareté de ces effets, les neurologues prescripteurs des médicaments en cause n’ont pas été en mesure d’alerter l’AFSSAPS en adressant à cet organisme les déclarations d’effets indésirables capables de modifier les notices de ces médicaments en mettant en garde à la fois malades et prescripteurs sur leurs effets.

Bonne nouvelle : les patients eux-mêmes peuvent désormais déclarer les effets  indésirables de leurs médicaments directement à l’AFSSAPS (voir article dernier numéro de l’Echo, revue périodique de l’association France Parkinson) !

Il ne faut pas oublier qu’il n’existe en outre encore aucune éducation thérapeutique en matière de maladie de Parkinson capable d’éduquer le malade et son entourage sur les risques potentiels des médicaments. Seule l’expérience toulousaine d’ETPARK (sous la forme d’un protocole destiné à prouver l’efficacité de l’éducation thérapeutique dans la maladie de Parkinson à présent terminé) a déjà prouvé l’intérêt d’entretiens éducatifs individuels entre l’ »Infirmière ETPARK » du CHU Purpan et le patient et de rencontres collectives entre les patients, en matière d’information sur les effets indésirables des médicaments. L’expérience se poursuit par la mise en place d’un programme d’éducation thérapeutique qui a reçu l’aval de l’Agence Régionale de Santé Midi-Pyrénées.

A Ussat-les-Bains, j’anime également en collaboration avec le CHU Purpan de Toulouse des ateliers périodiques « Mieux vivre avec la maladie de Parkinson » où je traite, entre autres, systématiquement avec les curistes de la station thermale concernés par la maladie de Parkinson (malades et entourage) la question des effets secondaires compulsifs.

Après la parution en avril 2011 d’une notice de l’AFSSAPS relative à tous les effets indésirables des médicaments antiparkinsoniens, le futur Plan Parkinson va permettre la mise en place progressive d’une éducation thérapeutique et garantir l’information nécessaire préventive rendue indispensable, notamment dans ce domaine.

Je suis également persuadée qu’un questionnaire (à questions fermées oui/non) remis SYSTEMATIQUEMENT par le neurologue à son patient, à la fin de chaque visite, est capable d’améliorer le parcours de soins en complétant l’observation clinique (sur la base actuelle du score UPDRS, échelle d’évaluation à la disposition des neurologues : marionnettes, tapotement des pieds, etc…). Ce questionnaire serait ensuite rempli chez lui par le patient et rapporté au neurologue lors de la consultation suivante. Il permettrait au patient d’aborder, entre autres, des questions pour lui trop taboues pour les exprimer directement à son neurologue et au neurologue de détecter la survenance de ces effets secondaires ou d’être alerté sur les dégâts déjà occasionnés et de prendre alors les décisions nécessaires. Enfin, je crois également que certains neurologues également gênés pour en parler apprécieraient sûrement ce questionnaire !!! Questionnaire déjà pensé, créé et utilisé par certains patients… mais peut-être pas toujours bien perçu par les neurologues (comme une remise en question de la qualité de leur diagnostic) et qui, rendu obligatoire dans le parcours de soins, les aideraient à prescrire le meilleur traitement d’une part et dans le cas particulier d’effets secondaires compulsifs à être alertés et à réagir en conséquence. En l’absence actuelle de questionnaire obligatoire dans le parcours de soins, pourquoi ne pas écrire si on ne sent pas capable de dire ?

Vous avez sûrement écouté ou lu le témoignage de Didier Jambart, victime de ces effets secondaires, qui a intenté un procès contre le laboratoire du Requip, agoniste dopaminergique en cause. Il a fait déjà la une des medias. Son avocat vient de publier un livre sur les témoignages collectés lors de son enquête et destinés à sa plaidoirie. J’ai d’ailleurs posté sur mon blog un des nombreux articles de presse parus à cette occasion et ce à fin informative car je suis convaincue de la nécessité de communiquer aux malades et à leur entourage ces effets trop longtemps cachés. Je regrette par contre, sans avoir encore lu ce livre et sans non plus remettre en question la situation dramatique que Didier Jambart et sa famille ont vécu, l’effet délétère d’une communication si publique.

D’une part, l’image déjà négative de la maladie de Parkinson risque d’être encore entâchée : les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui doivent déjà répondre de leur lenteur, de leurs raideurs et de leurs tremblements vont être à présents soupçonnés de vol ou de perversité… Puis tous les malades ne sont pas concernés.

D’autre part, les laboratoires qui fabriquent les agonistes ne vont-ils pas devoir supprimer des médicaments pourtant efficaces ? N’oublions pas l’affaire Mediator…

Alors qu’une sérieuse révision du parcours de soins peut peut-être suffire à améliorer la qualité de vie des malades dans ce domaine !

Je voudrais apporter mon témoignage sur ce sujet : dès mon diagnostic, j’ai recherché des informations sur la maladie de Parkinson et ses médicaments et bénéficié d’informations complémentaires par ma neurologue et une amie atteinte de la même maladie et médecin. Dès le début de mon traitement, j’ai souffert d’importants effets secondaires compulsifs. Chaque augmentation de mon traitement les aggravait jusqu’à ce que, confiante en ma neurologue, je les lui ai communiqués : sevrage d’un mois, hospitalisation de 3 jours, diminution de l’agoniste dopaminergique en cause et introduction de la levodopa moins susceptible de provoquer ces effets, diminution de ces effets que je gère avec elle à chaque consultation.

Le neurologue est capable de traiter les effets secondaires compulsifs, à condition de savoir (qui : patient ou entourage – comment : dire ou écrire).

Savoir pour comprendre, agir et mieux vivre…

Corinne

 PS Lire ou relire sur mon blog dans l’onglet « Outils Web » – « Addictions » –

« TCI »




SEXE ET ADDICTION SUR ORDONNANCE : après le Médiator, un livre sur le Requip

8102011

ANGERS – Six mois après avoir fait condamner, pour la première fois en France, un laboratoire pour les effets secondaires néfastes du Requip, un médicament contre la maladie de Parkinson, l’avocat Antoine Béguin enfonce le clou dans un livre réquisitoire Sexe et addictions sur ordonnance.

Je ne remets pas en cause l’apport thérapeutique réel de ces médicaments mais le défaut d’information de leurs fabricants et des organes de contrôle à l’égard des patients sur ces risques de réactions, a expliqué l’auteur à l’AFP.

Son livre dénonce l’incurie des firmes pharmaceutiques, les contrôles déficients, l’immobilisme de l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et raconte la descente aux enfers de dizaines de malades de Parkinson qui l’ont contacté après le premier procès gagné par une victime du Requip, Didier Jambart.

Le combat judiciaire de cet ancien cadre dans l’armement naval avait alerté l’opinion publique sur les effets secondaires des agonistes dopaminergiques qui peuvent déclencher des troubles compulsifs, comme l’addiction aux jeux ou la frénésie sexuelle.

Didier Jambart, père de famille sans histoire, atteint de Parkinson avait vu son comportement changer radicalement, après s’être vu prescrire du Requip du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). Chez lui, l’enfer a pris la forme d’un besoin compulsif de jouer, de s’exhiber et de se travestir, il a dilapidé son argent, brisé sa famille, fait plusieurs tentatives de suicide. Condamné à lui verser 120.000 euros d’indemnisations, GSK a fait appel.

Délires paranoïaques, hallucinations, hypersexualité et déviances… l’avocat angevin rapporte dans son ouvrage des dizaines d’autres cas dramatiques qui ont brisé des familles, avec divorces, suicides ou agressions sexuelles sur des mineures.

C’est cette avalanche de témoignages reçus qui m’a décidé à écrire ce livre. J’ai compris que Didier J. était loin d’être un cas isolé. Des experts estiment entre 15 et 20% le nombre de patients atteints par ces effets, explique-t-il.

Selon lui, il y a eu un décalage constant entre l’état de la connaissance scientifique sur les effets secondaires des médicaments et leur prise en compte dans les notices et dans le Vidal, la bible des médecins.

Dans la droite ligne d’Irène Frachon, la pneumologue de Brest qui a réussi à lancer par un livre l’affaire du Mediator, l’avocat plaide pour la mise en place d’une véritable pharmacovigilance, désintéressée et indépendante des laboratoires.

(Sexe et addictions sur ordonnance d’Antoine Béguin, édit l’Apart, 16€)

(©AFP / 08 octobre 2011 14h29)

SOURCE : Romandie







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