MALADIE DE PARKINSON : BIENFAITS D’UNE SUPPLEMENTATION EN LITHIUM

28062011

Selon des chercheurs américains, en supplémentant l’alimentation des patients parkinsoniens avec du lithium, il serait possible de ralentir la progression de la maladie. C’est en tout cas ce que suggère des travaux publiés en ligne sur le site de la revue Journal of Neuroscience Research.


MALADIE DE PARKINSON : BIENFAITS D'UNE SUPPLEMENTATION EN LITHIUM dans RECHERCHE

Julie Anderson et ses collègues de l’Institut américain Buck pour la recherche sur l’Âge (Californie) ont étudié sur un modèle murin les bénéfices d’un apport au lithium. Ce dernier est souvent prescrit en psychiatrie pour soulager les troubles bipolaires. Ils ont constaté qu’à faibles dosse, l’oligoélément limité d’une part l’apoptose et d’autre part l’ccumulation de protéines toxiques : deux des mécanismes responsables de la perte de mémoire, une des caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Les chercheurs espèrent, dans les plus bref délai, lancer un essai clinique de phase II chez l’homme en administrant l’oligoélément en complément du traitement standard de la maladie. Pour cela, ils doivent trouver la dose idéale de lithium a administré pour que le produit soit efficace sans qu’il ne devienne nocif. En effet, à fortes doses, le lithium entraine une hyperthyroïdie et des complications rénales.

Olivier Frégaville-Arcas – Information hospitalière




MALADIE PARKINSON : AVANCEE DE LA RECHERCHE AU QUEBEC

27062011

Deux jeunes étudiants de Québec ont remporté un troisième prix à la Foire internationale des sciences de Los Angeles dans la catégorie médecine et sciences de la santé.

 

 

Alexandre Lemieux et Réda Bensaidane, 18 ans, se sont illustrés grâce à leurs travaux sur les cellules souches de la peau qui serviraient au traitement de la maladie de Parkinson.

Les deux étudiants entreprendront à l’automne leur deuxième année d’études collégiales, mais déjà, ils sont associés à un chercheur d’un laboratoire de Québec et travaillent sur des cellules souches de la peau.

Ils veulent développer des neurones qui produiront de la dopamine. Réda Bensaidane souhaite que ces recherches aident à guérir les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

« Si, par exemple, on a un patient atteint de Parkinson, on prendrait sa propre peau à lui, on pourrait extraire ses cellules souches à lui, et on implanterait ses propres neurones dans son cerveau. Et comme ça, il n’aurait pas de problème de rejet », explique Réda Bensaidane.

Ce dernier ajoute qu’il y a aussi d’autres avantages à travailler sur les cellules souches de la peau. « On peut obtenir des neurones dopaminergiques au bout de deux mois, deux mois et demi, c’est facilement accessible, ce n’est pas comme les cellules souches embryonnaires et il n’y a pas de problèmes d’éthique. »

Le prix que les deux étudiants ont remporté à la Foire internationale des sciences de Los Angeles, qui s’est tenue en mai dernier, les motive à poursuivre leurs recherches.

« À notre âge, on est déjà très content de ce qu’on a pu avoir [...] On va espérer de continuer à travailler là-dessus. Pour nous, c’est ce qu’on aime faire », dit Réda Bensaidane.

Rappelons que les deux jeunes chercheurs ont déjà récolté plusieurs honneurs québécois et canadiens pour leurs travaux.




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25062011

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ACUPUNCTURE

23062011

L’acupuncture est utilisée depuis des centaines d’années dans les pays du soleil levant, aussi bien pour traiter les maladies que la douleur. Placebo ou efficacité réelle ? Dans le cas de la maladie de Parkinson, une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Séoul indique que l’acupuncture semble avoir un effet.

La maladie de Parkinson touche 6 millions de personnes dans le monde. Cette maladie se caractérise par des troubles du mouvement, associés à un bas niveau de dopamine (un neurotransmetteur impliqué dans la transmission du message nerveux).

Afin de voir si l’acupuncture avait un quelconque effet, les chercheurs ont constitué trois groupes de souris :
- un soumis à de l’acupuncture chaque jour (les deux points utilisés étaient considérés comme impliqués dans le mouvement des muscles).
- un groupe où les deux points n’avaient aucun effet au niveau des muscles
- un groupe témoin, non traité par l’acupuncture.

Puis ces souris ont reçu quotidiennement l’injection d’une molécule responsable de la destruction des cellules fabriquant la dopamine. Après 7 jours de traitement, le taux de dopamine avait fortement chuté sauf dans le groupe ayant eu les points d’acupuncture adéquates, où le taux resta proche de 80%.

Le mécanisme d’action de l’acupuncture est inconnu. Cependant, d’autres recherches semblent indiquer qu’il existerait un phénomène de rééquilibrage des substances chimiques du cerveau. Alors peut-on transposer ce résultat à l’homme ? Pour l’instant, l’essai clinique réalisé avec l’être humain ne permet pas de conclure, la taille de l’échantillon étant insuffisante.

Emettons l’hypothèse que l’effet est réel, alors se pose la nécessité de diagnostiquer tôt la maladie. En effet, l’acupuncture maintient un taux de dopamine, mais ne permet pas de le restaurer. A part ceci, il sera possible d’envisager cette thérapie en complément des traitements « classiques », et ainsi augmenter l’espérance de vie des patients.

SOURCE : Nature




MEDICAMENTS : LA DISSIMULATION D’EFFETS TOXIQUES DOIT RELEVER DE SANCTIONS PENALES

23062011

Le grand collectif associatif, le CISS, a souhaité mercredi qu’à l’avenir, tout professionnel qui s’abstient délibérément de signaler à l’agence du médicament (Afssaps) un effet toxique d’un médicament fasse l’objet de sanctions pénales.

A l’avenir, la rétention d’information délibérée sur un effet toxique du médicament doit être considérée comme une faute à l’égard de la collectivité nationale, a déclaré le CISS dans un communiqué.

Considérant que c’est un délit d’atteinte à la santé publique, le collectif associatif voudrait que tout professionnel ayant la connaissance d’un tel effet toxique soit obligé de le signaler à l’Afssaps, sous peine de sanctions pénales.

Ce collectif (www.leciss.org), qui regroupe plus d’une trentaine d’associations (AFM-myopathies, Ligue contre le cancer, AFD-diabète, Fnath-accidentés de la vie, France Alzheimer, France Parkinson…), réclame aussi une représentation des usagers dans les conseils, collèges et commissions des instances traitant du médicament (Afssaps, HAS, InVS).

Outre l’accès à toutes une série de données (dossiers d’enregistrements des médicaments, des essais thérapeutiques aux résultats défavorables pour la molécule testée, etc), le collectif préconise de prévoir et d’inscrire dans le code de la santé publique une évaluation tous les cinq ans de la politique publique du médicament, dans le cadre d’un rapport remis conjointement au Parlement par la Cour des comptes et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

(©AFP / 22 juin 2011 18h26)

SOURCE : Romandie




DIAGNOSTIC ET PRISE EN CHARGE DE LA DEPRESSION DANS LA MALADIE DE PARKINSON

23062011

Des taux de prévalence les plus divers de dépression ont été rapportés dans la maladie de Parkinson (de 4% à 70%)

Même si l’on considère en général que la dépression affecte 40 à 50% des patients atteints de la maladie de Parkinson [1], la grande variabilité dans les estimations pourrait bien tenir au chevauchement des symptômes des deux affections, soulevant des difficultés diagnostiques considérables.

  • Troubles du sommeil, fatigue, ralentissement psychomoteur et difficultés de concentration sont en effet des symptômes qu’on retrouve dans les deux tableaux cliniques.
  • De plus, des conséquences de la neurodégénérescence tels que apathie, problèmes de concentration, d’attention, de mémoire, peuvent être attribués, à tort, à une dépression.

Et, pour ne rien arranger, les patients âgés atteints à la fois de la maladie de Parkinson et de dépression manifestent moins de tristesse, d’anhédonie [2] et de sentiments de culpabilité que les patients uniquement dépressifs, mais présentent plus de difficultés de concentration.

L’étiologie (la cause) de la dépression dans la maladie de Parkinson n’est pas non plus des plus claires.
L’hypothèse selon laquelle la dépression serait au moins en partie une réaction psychologique aux incapacités associées à la maladie de Parkinson, peut être pertinente dans certains cas, mais parfois la dépression précède les signes moteurs parkinsoniens.
Une autre possibilité serait que la dépression constitue un effet secondaire des médications anti-parkinsoniennes, mais les données à l’appui de cette supposition sont rares.
Enfin, une hypothèse biologique suggère que le trouble de l’humeur serait lié à la neurodégénérescence de régions du cerveau supposées être associées à l’étiologie de la dépression, telles que l’aire tegmentale ventrale, hypothalamus, noyau raphé dorsal, locus cœruleus. Un élément qui irait dans ce sens est le fait que dans certaines formes de maladie de Parkinson, comme la forme rigide akinétique ou celle dont les symptômes moteurs n’affectent que le côté droit, les taux de dépression sont plus importants que dans la forme classique.

Les essais contrôlés de pharmacothérapie de la dépression sont rares, mais prometteurs. Les antidépresseurs évalués, ayant différents effets sur les systèmes de neurotransmission sérotoninergique, noradrénergique et dopaminergique, semblent efficaces. Ils améliorent également, dans une certaine mesure, les symptômes moteurs parkinsoniens, ainsi que l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne, donc la qualité de vie.

Ces résultats suggèrent également que les divers systèmes de neurotransmission altérés par la maladie de Parkinson pourraient contribuer également à la pathogénie [3] de la dépression associée.

 


 

Source :

Raskind M.A. (2008). Diagnosis and Treatment of Depression Comorbid with Neurologic Disorders. The American Journal of Medicine 121, S28-S37

 

 

[2] Perte d’affectivité caractérisée par l’incapacité d’éprouver du plaisir. Source : Le Granddictionnaire terminologique québécois :
http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp.

[3] Mécanisme causal, modification pathologique des fonctions de l’organisme conduisant à l’apparition d’une maladie.




EFFETS COGNITIFS DES TRAITEMENTS DOPAMINERGIQUES

17062011

EFFETS COGNITIFS DES TRAITEMENTS DOPAMINERGIQUES dans RECHERCHE image6024Une raison pour laquelle les médicaments à base de dopamine utilisés pour soulager les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson peuvent parfois avoir des effets indésirables sur la cognition a été identifiée par des chercheurs canadiens dont les travaux sont publiés dans le revue Brain.

« Le striatum est la région du cerveau la plus affectée par la perte de dopamine dans cette maladie. Celui-ci est divisé en plusieurs parties et si, dans la maladie de Parkinson, la partie dorsale est très endommagée, le striatum ventral est quant à lui relativement préservé, du moins dans les premières phases de la maladie. Or, nous avons observé que si les fonctions du striatum dorsal sont améliorées avec la thérapie dopaminergique, le tout se fait au détriment du striatum ventral qui, lui, subit une surdose de dopamine, ce qui compromet son bon fonctionnement », explique le Dr. Oury Monchi de l’Université de Montréal, coauteur.

Le Dr. Monchi et Penny A. MacDonald ont, dans cette étude, combiné des séries de tâches en laboratoire et la neuroimagerie médicale, ce qui a permis de distinguer les fonctions cognitives spécifiques aux striatum dorsal et ventral.

SOURCE : Psychomedia




TREMBLEMENT ESSENTIEL OU MALADIE DE PARKINSON ?

16062011

Maladie orpheline : le tremblement essentiel une maladie méconnue

 

le tremblement essentiel une maladie méconnue

Cette maladie orpheline, neurologique et dans la plupart des cas d’origine héréditaire concerne 300 000 personnes soit environ trois à quatre fois plus que pour la maladie de Parkinson avec laquelle elle est souvent confondue. L’Association des personnes concernées par le tremblement essentiel (APTES) souhaite sensibiliser la population à ce handicap. Au lendemain de la Journée nationale contre les maladies orphelines (14 juin 2011) faisons le point sur le tremblement essentiel.

Qu’est-ce que le tremblement essentiel ?

La maladie concerne majoritairement des personnes  de 50 ans et plus mais peut atteindre des personnes de tous âges.  Le tremblement essentiel est un désordre neurologique qui peut toucher les mains, la tête, la voix, voire d’autres parties du corps. Les gestes du quotidien tels que verser un verre d’eau, couper sa viande, faire ses lacets ou encore écrire deviennent un véritable calvaire, la personne peut aussi avoir des difficultés à maintenir sa position. L’insertion professionnelle et sociale est alors freinée.

 

Existe-t-il des traitements contre le tremblement essentiel  ?

Contrairement à la maladie de Parkinson, peu d’études ont été conduites sur le tremblement essentiel. Les traitements restent largement minimes  et les personnes atteintes de la maladie doivent participer activement auprès de leur médecin afin de pouvoir mettre en place  un traitement adapté à leurs symptômes. Les patients peuvent ainsi avoir recours à des traitements bêta-bloquants et antiépileptiques mais ceux-ci restent symptomatiques. Pour les personnes malades à un stade avancé une opération neurochirurgicale de stimulation cérébrale profonde permet de réduire le handicap sous certaines conditions. . ,

L’APTES, créée par des personnes elles-mêmes victimes de la maladie, vise à rassembler, informer et aider les personnes malades. L’association évolue sur différents pays francophones : en France, en Belgique, en Suisse et au Québec. Forte de ces 1200 adhérents soutenus dans leur action par différents organismes sociaux dont l’Assurance maladie ainsi que les maisons départementales des personnes handicapées, l’association lutte contre la discrimination de toute forme de handicap. La majorité des dons enregistrés sont reversés à l’association.

 

2008 fut une année importante avec  le premier colloque scientifique dédié au tremblement essentiel et syndromes apparentés.

 

De nombreuses informations sur www.aptes.org et un groupe de discussion sur le sujet destiné aux personnes affectées par un «tremblement essentiel» ou des syndromes apparentés (accessible depuis la page d’accueil du site Internet).

Article publié par Hopital.fr le 16/06/2011 – 16:36

 




POPULATION A RISQUES

14062011

 

 

Fiche n° 4-3 : Populations à risques

 

[ 8 juin 2011 ]

Les risques majeurs repérés par l’Institut de veille sanitaire sont :

  • le grand âge,
  • la perte d’autonomie (personnes confinées au lit ou au fauteuil) et l’incapacité de la personne à adapter son comportement à la chaleur,
  • les maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson,
  • les démences, telles que la maladie d’Alzheimer et apparentées,
  • les maladies cardiovasculaires et les séquelles d’accident vasculaire cérébral,
  • l’obésité,
  • la dénutrition,
  • la prise de certains médicaments pouvant interférer avec l’adaptation de l’organisme à la chaleur, voir fiche 4.4,
  • l’habitat particulièrement mal adapté à la chaleur, notamment les logements en dernier étage, et l’absence d’endroit frais ou climatisé accessible.

Le tableau ci-dessous regroupe l’ensemble des facteurs de risques cités dans les publications scientifiques. Il permet d’avoir une vision synthétique de ces facteurs de risque.

Pathologies existantes

Diabète Athérosclérose HTA non contrôlée Insuffisance cardiaque Pathologie vasculaire périphérique

Environnement

Pas d’arbres autour du logement Exposition au sud sans aménagement Absence de climatisation Pas d’accès à un zone fraîche pendant la journée Travail à la chaleur

Facteurs personnels

Personnes âgées Enfant, surtout le nourrisson de moins de douze mois Dépendance ou invalidité Antécédent de trouble lors de fortes chaleurs Méconnaissance des mesures de prévention

Médicaments
voir le tableau dans la fiche 4.4

Certains de ces facteurs de risques sont majeurs. Ils sont en gras dans le tableau.

SOURCE : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

 




DEMANDE OFFICIELLE D’UN PLAN PARKINSON A L’ASSEMBLEE NATIONALE

9062011

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/propositions/pion3499.pdf







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