COMMUNICATION, VIE QUOTIDIENNE

MICHAEL J.FOX : UNE SACREE LECON DE VIE (pour les « jeunes parkinsoniens »)

 

 

 

 

Michael J. Fox a appris qu’il était atteint de Parkinson il y a 20 ans déjà. Interview d’un incurable optimiste !

Par Amy Wallace

 

MICHAEL J.FOX : UNE SACREE LECON DE VIE (pour les

«Oubliez le passé (oui, même les années 80 !) et vivez dans le présent.»

Si vous lui demandez ce qui l’a poussé à écrire son dernier livre, Toujours plus haut : Les aventures d’un incurable optimiste, il vous répondra par une de ces boutades dont il a le secret. Pourtant l’acteur-auteur de 48 ans, grand défenseur de la recherche médicale – il a appris en 1991 qu’il avait la maladie de Parkinson – est arrivé à ce stade de sa vie où il « peut donner des conseils le plus sérieusement du monde ». Avant d’ajouter, à propos de son livre : « Je ne suis pas un spécialiste. Je ne parle que de mon expérience personnelle ; je ne suis pas écrasé par le poids de l’expertise. »

Vingt ans après avoir interprété le personnage de Marty McFly dans le dernier volet de la trilogie Retour vers le futur, Michael J. Fox a abandonné les plateaux de tournage, et il ne s’en trouve pas plus mal. Sa recette du bonheur ? « Oubliez le passé (oui, même les années 80 !) et vivez dans le présent ». Interview d’un incurable optimiste, donc.

Sélection Reader’s Digest : Vous dites dans votre livre que vous avez eu la chance de rencontrer Tracy Pollan, une femme plus intelligente et plus belle que vous. Le bon partenaire, c’est la clé du bonheur conjugal ?

Michael J. Fox : Aucun doute là-dessus. Mais la réussite de notre mariage découle de notre capacité mutuelle de nous laisser « respirer ». Nous savons aussi que ce qui nous rend complémentaires, ce ne sont pas nos ressemblances, mais nos différences.

Sélection Reader’s Digest : Autrement dit, il faut savoir lâcher prise, relativiser.

Michael J. Fox : Exactement. Pourquoi se torturer l’esprit ? On n’est pas à la place de l’autre. Il faut prendre les choses comme elles viennent et se rappeler qu’on peut aimer quelqu’un sans forcément comprendre chacune de ses motivations ou émotions, chacun de ses besoins ou désirs.

Sélection Reader’s Digest : Vous avez quatre enfants, dont des jumelles.

Michael J. Fox : Seulement quatre ? C’est drôle : j’ai parfois l’impression d’en avoir cinq !

Sélection Reader’s Digest : Un conseil parental commençant par « Toujours… »

Michael J. Fox : Toujours être présent pour ses enfants. Si vous leur dites « Donne-moi cinq minutes, ou dix minutes », ces minutes s’étireront et, quand vous serez enfin disponible, leur envie de partager avec vous sera envolée. Chaque fois que j’ai répondu à la demande d’un de mes enfants, j’ai été largement récompensé.

Sélection Reader’s Digest : Dans votre livre, vous vous décrivez comme un « incurable » optimiste. Il est très rare d’être aussi positif que vous. Comment affronte-t-on les personnes foncièrement négatives ?

Michael J. Fox : Le pire, ce sont celles qui n’ont pas le sens de l’humour. Faites ce test : quand vous avez des doutes à propos de quelqu’un, racontez-lui deux ou trois blagues. S’il ne les trouve pas drôles, ça devrait déclencher une sonnette d’alarme. Mais faites preuve de patience envers les gens pessimistes ; dites-vous que leur vie n’est pas drôle.

Sélection Reader’s Digest : Vous avez fait quelques apparitions dans la série télévisée Rescue Me : les héros du 11 septembre. D’autres projets à l’horizon ?

Michael J. Fox : Non. Je n’ai pas joué depuis un certain temps. Jouer dans Rescue Me était une occasion formidable d’interpréter le rôle d’un misanthrope coléreux, un personnage tellement opposé à ce que je suis.

Sélection Reader’s Digest : Vous n’avez jamais caché qu’après avoir appris votre maladie vous vous êtes mis à boire pour atteindre ce que vous avez nommé « une niche d’indifférence ». Vous avez ensuite décrit vos premières années de sobriété comme « une lutte au couteau dans un cagibi ». Rester sobre est un combat ?

Michael J. Fox : Je ne dirais pas ça : je préférerais boire de l’acide plutôt qu’un verre de bière ! Mais la maladie m’a donné d’excellents outils. Je l’explique dans mon dernier livre : pour lutter contre la perte de contrôle, Parkinson est le meilleur professeur. Pourquoi ? Parce que cette maladie vous apprend très vite ce que l’on peut maîtriser, et ce que l’on ne peut pas. La seule répon-se valable est d’accepter. Je pratique quotidiennement deux principes essentiels : l’acceptation et la gratitude.

Sélection Reader’s Digest : Vous avez décidé un jour de parler de votre maladie. C’était très courageux de votre part. Vous avez même cessé de prendre vos médicaments avant de vous adresser à un sous-comité du Sénat, ce qui a soulevé quelques critiques.

Michael J. Fox : Je n’ai pas compris pourquoi. Pourquoi devrait-on cacher ce qui occupe une place primordiale dans votre vie ? Dans les années qui ont suivi, j’ai remarqué que, lorsque mes symptômes disparaissaient grâce à un médicament, je n’étais pas dans mon état normal. Mon état normal est de trembler, d’hésiter, de bégayer. Mes symptômes se manifestent parfois en public, mais cela n’a aucune incidence sur la personne que je suis. Quand je prends mes distances par rapport à mes symptômes en me disant : Pour l’instant, je lutte contre mon mal et je suis incapable de faire ce que j’ai envie de faire, non seulement je m’empêche de vivre un bon moment, mais je le gâche complètement. Conclusion : ne négligez jamais le moment présent, et ne jugez pas !

Sélection Reader’s Digest : C’est votre grand principe ?

Michael J. Fox : Pour revenir au mariage, oui : moins on juge, mieux on se porte.                 

 

Site de la Michael J. Fox Foundation for Parkinson’s Research (en anglais)

SOURCE : Sélection Reader’s Digest

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