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TOUT SUR LES CELLULES SOUCHES… OU PRESQUE

27112010

Le mot de Corinne : c’est intéressant mais long… J’ai surligné en rouge le passage relatif à la thérapie génique susceptible de nous concerner.

Corinne

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Une cellule souche est une cellule indifférenciée se caractérisant par sa capacité à engendrer des cellules spécialisées en se différenciant et sa capacité à se multiplier quasi indéfiniment à l’identique (autorenouvellement), notamment en culture.

On parle de cellules souches chez les animaux en particulier, mais les méristèmes des plantes en sont aussi constitués. De manière plus globale, tous les organismes pluricellulaires possèdent des cellules souches.

Les cellules souches animales et en particulier les cellules souches humaines font l’objet de beaucoup de recherches actuellement, notamment en médecine en vue de régénérer des tissus voire de créer de toute pièce des tissus et organes: c’est l’objectif de la thérapie cellulaire. L’origine des cellules souches utilisées dans la recherche pose aussi des problèmes d’éthique: en effet, elles proviennent majoritairement d’embryons, bien qu’on ait récemment découvert la possibilité d’utiliser d’autres sources, comme les cellules du sang de cordon ombilical, ou les cellules souches du tissu adipeux. Lorsqu’elles permettent la recherche sur les cellules-souches, les normes juridiques limitent celle-ci aux cellules provenant des embryons surnuméraires, issus des procédures de procréation médicalement assistée (PMA), prohibant en particulier la seule création d’embryons à des fins de recherche. De plus, étant donné les avantages potentiels qu’elles semblaient présenter, des expérimentations de clonage thérapeutique se sont développées pour en maîtriser la fabrication en grand nombre.

 

Différents types de cellules souches

Article détaillé : Cellule souche animale.

On distingue plusieurs types de cellules souches selon leurs capacités de différenciation :

  • Les cellules souches totipotentes : ovule fécondé ou cellules issues des premières divisions de cet œuf jusqu’au quatrième jour (morula de 2 à 8 cellules). Ces cellules sont les seules à permettre le développement d’un individu complet à condition d’être placé in-vivo pour permettre une orientation de l’embryon impossible in-vitro. C’est seulement à ce stade que peut s’opérer un clonage reproductif (vrais jumeaux) par scission embryonnaire. Étymologiquement totipotence signifie « tout pouvoir » indiquant que théoriquement ces cellules peuvent être différenciées en tout type cellulaire de l’organisme qu’elles devaient conduire à former (cellules épithéliales, neuronales, hépatiques…).
  • Les cellules souches pluripotentes dont font partie les cellules ES (embryonnaires souches) : les cellules ES ne peuvent pas produire un organisme entier, mais peuvent se différencier en cellules issues de n’importe lequel des 3 feuillets embryonnaires, y compris les cellules germinales. Elles ne peuvent à elles seules aboutir à la création d’un individu complet. Elles proviennent en effet de la masse cellulaire interne du blastocyste (au stade de 40 cellules) alors que le placenta qui nourrit l’embryon et le protège de tout rejet par le système immunitaire est produit par la couche cellulaire externe (ou trophectoderme). Elles ont vocation à former tous les tissus de l’organisme, mais ne peuvent pas, seules, être à l’origine de l’être humain. Le clonage reproductif à partir des cellules ES n’est pas possible.
  • Les cellules souches multipotentes : présentes dans l’embryon ou dans l’organisme adulte, elles sont à l’origine de plusieurs types de cellules différenciées mais conservent leur capacité à s’autorenouveler. Les cellules souches multipotentes peuvent donner naissance à plusieurs types de cellules, mais elles sont déjà engagées dans une certaine direction. On dit que ce sont des cellules déterminées. Leurs potentialités sont donc plus restreintes que celles des cellules ES. Les cellules hématopoïétiques des mammifères, par exemple, donnent des globules rouges, des plaquettes, des lymphocytes T ou B, des macrophages, mais elles ne peuvent pas donner des cellules musculaires. Un autre exemple de cellules souches multipotentes est apporté par les cellules de la crête neurale qui émigrent du tube neural au cours de l’embryogénèse et qui donnent notamment naissance aux mélanocytes, aux neurones et aux cellules gliales du système nerveux périphérique.
  • Les cellules souches unipotentes ne peuvent produire qu’un seul type cellulaire (tout en s’autorenouvelant) comme la peau, foie, muqueuse intestinale, testicule. Certains organes, tels que le cœur et le pancréas, ne renferment pas de cellules souches et n’ont donc aucune possibilité de régénération en cas de lésion.

Il faut prendre garde à ne pas utiliser le terme de « cellule souche » pour les cellules qui, bien qu’étant capables de se différencier en un ou plusieurs types cellulaires, ne peuvent pas s’autorenouveler de manière virtuellement infinie. C’est le cas notamment de la cellule-œuf fécondée et des premières cellules embryonnaires, ainsi que des « cellules progénitrices », très fréquentes dans l’organisme qui ont des capacités de division limitées.

Note: beaucoup d’auteurs considèrent qu’il n’existe pas de cellules souches multi- ou unipotentes: il s’agirait plutôt selon eux soit de cellules progénitrices, soit de cellules souches dont les capacités de différenciation ont été sous-estimées. En outre, certains auteurs utilisent le mot totipotence avec le même sens que pluripotence ; stricto sensu les cellules totipotentes (animales) ne peuvent être considérées comme étant des cellules souches, mais seulement comme des cellules indifférenciées.

Cellules souches pluripotentes

En 2009, la NEDO [1] a au Japon annoncé[2] un programme de R&D (partenariat public/privé) de plus de 40 millions d’€ (5,5 milliards de yens) sur 5 ans, sur les « cellules souches pluripotentes induites » (iPs) humaines, avec un triple objectif.

  1. développer une production efficace et sûre de cellules iPs (les méthodes actuelles génèrent un risque oncogène et les rétrovirus utilisés peuvent aussi infecter les cellules avec leur propre matériel génétique.
  2. améliorer le tri et le contrôle de qualité de ces cellules et comprendre quels types de cellules iPs associer à quels besoins, pour une production plus standardisée et automatisée. Plus de 500 sortes de cellules iPs devraient dans ce cadre être comparées, entre elles et avec d’autres sortes de cellules souches.
  3. doter la recherche pharmaceutique de nouvelles méthodes de criblage. Des cellules iPS seront recherchées pour produire du tissu cardiaque humain, que les toxicologues ou écotoxicologues pourront tester vis à vis de divers médicaments ou composés chimiques, par exemple pour anticiper d’éventuels effets secondaires sans attendre une phase de tests cliniques.

Cellules souches multipotentes

Ces cellules présentent trois caractéristiques:

  • elles peuvent se répliquer indéfiniment en culture tout en conservant, dans des conditions appropriées, leur caractère indifférencié et multipotent;
  • elles sont normales du point de vue génétique (ni mutations, ni anomalies chromosomiques) ;
  • elles peuvent, en culture de laboratoire, à certaines conditions, se différencier en plus de 200 types de tissus (cellules nerveuses, sanguines, de cartilage, etc.)

Intérêt en recherche

  • Étude moléculaire sur l’embryon humain à son tout premier stade de développement.
  • Intérêt de telles lignées cellulaires pour étudier le processus de développement biologique dès sa phase initiale et discerner ainsi jusqu’où remontent les défauts qui sont à l’origine d’anomalies chromosomiques comme le syndrome de Down (ou « trisomie 21 »).
  • Ces cellules, par certaines de leurs caractéristiques (vitesse de division, réactions biochimiques, expressions de gènes), s’apparentent de près à des cellules précancéreuses. Elles constituent donc, par leur état instable, un modèle intéressant pour aborder une situation dans laquelle une cellule peut basculer vers l’état cancéreux, en parallèle avec la recherche génomique.
  • La recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines peut en outre induire des changements importants dans le mode de développement des médicaments et permettre de tester ceux-ci de façon saine et sûre en les testant sur des variétés cellulaires beaucoup plus nombreuses.

Applications thérapeutiques 

  • Les cellules souches pluripotentes sont potentiellement pour les praticiens une source théoriquement illimitée de tissus ou de cellules spécifiques. On espère ainsi pourvoir élargir le champ des interventions de la thérapie cellulaire à des maladies du type Alzheimer, PARKINSON, maladies de la moelle osseuse, crises cardiaques ou cérébrales, brûlures, diabète, ostéoarthrite ou encore arthrite rhumatoïde.
    On espère que ces cellules puissent suppléer les cellules détruites (ischémie, irradiation, autodestruction, chimiothérapie, …) ou pallier des déficits fonctionnels cellulaires (Parkinson, enzymopathies, etc.).
  • Les cellules souches pourraient également contribuer au développement du génie tissulaire. Elles ont prouvé leur capacité à produire les quatre types de fibres musculaires existants et pourraient donc être implantées sur le substrat tissulaire ou sur le muscle lisse des vaisseaux sanguins du cœur.
  • Les espoirs de thérapie génique sont nombreux :
    • La première s’appliquerait à des tissus ou organes anormaux par suite de la présence d’un gène muté, chez des individus jeunes ou adultes.
    • La seconde consisterait dans la correction, par thérapie génique somatique, d’une anomalie génique portée par les parents et transmise à l’œuf fécondé. L’objectif serait que l’enfant ne présente pas la maladie résultant de l’anomalie génique de ses parents.
    • La troisième vise à corriger une anomalie génique par clonage intra-couple, c’est-à-dire à obtenir une guérison définitive par la voie du clonage : clonage à partir d’ovocytes de la femme par transfert de noyaux de cellule, corrigés et provenant d’un blastocyste du couple. Cette solution est la seule qui permette d’éliminer définitivement et à coup sûr l’anomalie génique, tout en créant un œuf reconstitué à partir des génomes des deux parents. Il s’agit à la fois d’un clonage et d’une thérapie germinale, mais à l’intérieur du couple. C’est dire que l’embryon ayant servi à produire les cellules ne sera pas sacrifié mais aura, au contraire, ses chances de conduire à la naissance d’un enfant indemne de l’anomalie.

Origine des cellules souches

Pour les recherches scientifiques ou médicales, les cellules souches humaines (et plus généralement de mammifères) peuvent aussi être classées par rapport à leur origine : embryonnaire, fœtale ou adulte.

Les équipes de James Alexander Thomson aux États-Unis (sur des blastocystes humains) et de Shinya Yamanaka au Japon (cellules de souris) ont réussi en 2007 à dédifférencier des cellules adultes en cellules souches embryonnaires par transformation génétique. Ceci pourrait marquer une avancée importante, puisqu’elle permettrait la recherche sur les cellules souches embryonnaires sans utiliser d’embryons à cette fin.

Cellules souches embryonnaires

Aussi appelées « cellules ES » (de l’anglais embryonic stem, « souches embryonnaires »), ce sont des cellules souches pluripotentes présentes dans l’embryon peu de temps après la fécondation jusqu’au stade de développement dit de blastocyste où elles constituent encore la masse cellulaire interne (les autres cellules du blastocyste sont les cellules du trophectoderme).

Ces cellules sont à l’origine de tous les tissus de l’organisme adulte et sont ainsi pluripotentes. Elles peuvent être isolées et cultivées in vitro à l’état indifférencié. Dans des conditions de cultures précises (mise en suspension, facteurs de croissance particuliers…), on peut orienter leur différenciation vers un type cellulaire donné (neurones, mélanocytes, cellules musculaires, cellules sanguines…).
Les cellules souches embryonnaires ont été isolées et cultivées chez la souris à partir du début des années 1980 et ont permis de mettre au point la technique d’invalidation de gène par recombinaison homologue (ou knock-out) qui permet, après réintroduction de ces cellules mutées dans un embryon receveur et des croisements, d’obtenir des souris homozygotes pour une mutation dans un gène donné.

Elles sont en pratique prélevées à partir des cellules de la masse interne du blastocyste (un embryon faisant moins de 150 cellules), ce qui nécessite la destruction de l’embryon. Elles peuvent être obtenues à partir d’embryons surnuméraires congelés, issus d’une fécondation in vitro, ou par clonage (par transfert du noyau d’une cellule dans un ovule préalablement privé du sien).

Ces cellules pourraient permettre la mise au point d’une thérapie cellulaire à de nombreuses pathologies dégénératives (par exemple régénération des neurones à dopamine lésés dans la maladie de Parkinson après réintroduction dans le cerveau, réparation du tissu musculaire cardiaque endommagé après un infarctus…).

Les recherches sur les cellules souches embryonnaires ne sont actuellement pas très avancées, principalement pour des raisons éthiques et légales. La recherche liée aux cellules souches embryonnaires humaines est controversée du fait de la destruction [réf. nécessaire] d’un embryon.

Cellules souches fœtales

Une cellule souche fœtale est un type de cellule souche multipotente d’origine fœtale. Elles peuvent être prélevées sur des fœtus issus d’une interruption volontaire de grossesse. Les cellules souches fœtales ont la particularité d’être déjà orientées vers un type cellulaire particulier.

Cellules souches adultes

Article connexe : cellule somatique.

Les cellules souches adultes sont des cellules indifférenciées que l’on trouve au sein de tissus qui sont composés en majorité de cellules différenciées dans la plupart des tissus et organes adultes. Ce sont généralement des cellules multipotentes. Elles sont capables de donner naissance à différentes lignées cellulaires d’un tissu donné. Elles sont la base du renouvellement naturel d’un tissu et de sa réparation à la suite d’une lésion.

Elles sont déjà utilisées dans des traitements de plus d’une centaine de maladies [réf. nécessaire]. Elles sont qualifiées de « somatiques » (du grec σωμα sōma = le corps), par opposition aux cellules germinales, et peuvent être trouvées non seulement chez les adultes, mais aussi chez les enfants et même dans le cordon ombilical.

Utilisation en thérapeutique de routine en médecine

Article détaillé : Thérapie cellulaire.

Les cellules souches sont utilisées quotidiennement dans les centres hospitaliers universitaires français pour traiter les patients atteints de cancers du sang dans le cadre d’allogreffes ou d’autogreffes.

L’usage des cellules-souches en France et l’évolution du droit

La loi de bioéthique de 1994 a prohibé la recherche sur les embryons et les cellules-souches embryonnaires humaines [3]. La révision de cette loi, en 2004, a abouti à proroger cette interdiction, tout en émettant une dérogation de 5 ans. L’Agence de biomédecine a été chargée de délivrer ces dérogations dans des cas spécifiques « susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs » et s’il n’existe pas de « méthode alternative d’efficacité comparable » [3]. Ce régime juridique, sans équivalent dans le monde, a permis notamment un temps de réflexion afin de mieux comprendre les possibilités offertes par ce type de recherche, sans toutefois les légaliser ipso facto.

Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, le Conseil d’Etat a rendu en mai 2009 un avis préconisant l’autorisation de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires humaines, en reconnaissant qu’elles ont « un intérêt thérapeutique, même si des alternatives prometteuses se développent » [4],[5]. Si le moratoire temporaire préconisé par les normes précédentes lui paraissent « un obstacle au plan scientifique », le Conseil d’Etat préconise toutefois de conserver le même régime d’autorisations, en ne permettant que la recherche sur les cellules-souches provenant d’embryons surnuméraires lorsqu’ « elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs » [5].

Politique et droit aux États-Unis

Après l’Amendement Dickey (en) de 1995, interdisant l’utilisation de fonds fédéraux pour la création d’embryons humains dédiés à la recherche, le président George W. Bush a restreint sévèrement (sans l’interdire catégoriquement), via un ordre exécutif, toute recherche utilisant des cellules-souches. Cette politique a été annulée par le président Barack Obama en juillet 2009 [6]. Comme en France, les nouvelles règles établies par le National Institute of Health limitent la recherche sur les cellules-souches à celles provenant d’embryons surnuméraires issus de PMA, et pour lesquels les donneurs (non payés) ont donné leur consentement à cet usage scientifique [6]. Cette décision a été applaudie par la bioéthicienne Alta Charo (en), l’un des soutiens majeurs de la recherche sur les cellules-souches [6].

SOURCE : Wikipedia




SYNTHESE DE PRESSE BIOETHIQUE

27112010

V. Pécresse soutient la recherche sur les cellules embryonnaires

 

V. Pécresse soutient la recherche sur les cellules embryonnairesLe 25 novembre 2010, lors d’une visite à l’unité de thérapie cellulaire en pathologie cardio-vasculaire de l’hôpital Georges-Pompidou,  Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a assuré le « soutien de l’Etat » aux chercheurs travaillant avec des cellules souches embryonnaires humaines. A l’équipe du Pr. Philippe Ménasché qui travaille sur la déficience cardiaque, la ministre a déclaré que le gouvernement garantira aux chercheurs « une stabilité dans le cadre législatif« . Il s’agit, a-t-elle indiqué, de trouver un « équilibre » entre la recherche de thérapies nouvelles et le respect des règles éthiques fixées par la loi.

Le projet de loi relatif à la bioéthique qui sera discuté début 2011 au Parlement, pourrait maintenir l’interdiction de principe de la recherche sur l’embryon humain tout en en pérennisant le régime dérogatoire, initialement prévu dans le cadre d’un moratoire de 5 ans par la loi de bioéthique de 2004. Actuellement, l’équipe du Pr. Ménasché travaille sur des cellules provenant d’embryons conçus dans le cadre de procédures de procréation assistée, ne faisant plus l’objet de « projets parentaux » et donnés par leurs parents à la recherche.

Valérie Pécresse a également affirmé son soutien au Téléthon. Selon elle, remplacer le Téléthon par un appel général à la générosité des Français serait une « fausse bonne idée« .

Bertrand Monthubert, secrétaire à la recherche du parti socialiste a critiqué la position de Valérie Pécresse demandant un équilibre entre éthique et avancées de la recherche. Il demande l’arrêt des dérogations et l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

Le Quotidien du Médecin.fr (Stéphanie Hasendahl) 25/11/10 – Libération (Sylvestre Huet) 26/11/10

SOURCE : Génèthique




PARKINSON : Le système de stimulation cérébrale Medtronic reconnu pour la prise en charge

24112010


Actualité publiée hier

J.O.

PARKINSON : Le système de stimulation cérébrale Medtronic reconnu pour la prise en charge dans THERAPIES max_4462-0

SCHEMA%20IP%281%29 dans THERAPIESLe Ministère de la Santé confirme par un arrêté au Journal Officiel la prise en charge du traitement de la maladie de Parkinson par le système de stimulation cérébrale profonde (SCP), bilatérale ou unilatérale de Medtronic. Avec l’avis favorable de la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé et du ministère du Budget, ce système est inscrit à la Liste des produits et prestations remboursables (LPPR) de la Sécurité Sociale.

La stimulation cérébrale profonde consiste à stimuler électriquement des structures ciblées du cerveau. Une électrode est implantée chirurgicalement dans le cerveau et reliée en sous-cutané par une extension à un neurostimulateur implanté près de la clavicule ou au niveau de l’abdomen. La stimulation électrique peut être réglée d’une manière non invasive en fonction de vos besoins. Un système de SCP se compose de 3 éléments implantés :

·         l’électrode,

·         l’extension connectée à l’électrode qui passe sous le cuir chevelu et le long du cou pour aboutir dans le haut de la poitrine ou de l’abdomen,

·         le neurostimulateur connecté à l’extension.

 

Ici, la prise en charge est assurée pour les patients de moins de 70 ans, en bon état général, atteints de maladie de Parkinson  idiopathique (pas de cause retrouvée), selon certains critères de sélection.

 

Ce système de stimulation cérébrale profonde pour les patients atteints de la maladie de Parkinson idiopathique est contre-indiqué chez les patients présentant une réponse modérée ou mauvaise à la L-Dopa : chute ou absence d’autonomie en phase « on », échelle de Schwab & England 70 % en phase « off ». D’autres contre-indications d’ordre pathologique comme un mauvais état général, une autre pathologie (angor instable, angiopathie cérébrale sévère, HTA traitée non maîtrisée, cancer évolutif insuffisances cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique sévères…) , certains traitements (anticoagulant ou plaquettaire, AINS)…ou  psychiatriques sont également à prendre en compte.

 

La prise en charge de l’implantation n’est assurée qu’après examen par l’équipe multidisciplinaire, lors d’une hospitalisation en neurologie,  sur la base de tests (L-Dopa, IRM, évaluation neuropsychologique et psychiatrique, examen général).  L’équipe d’intervention, qui doit assurer un minimum de prise en charge de 20 patients par an, doit fournir au patient une information complète et être en mesure d’assurer son suivi pendant plus de 5 ans.  

 

Le neurologue doit avoir un intérêt marqué (plus de 50 % de son activité) pour les mouvements anormaux et avoir préalablement participé à 10 interventions et pratiqué 20 réglages de stimulation dans une structure pratiquant ce type d’intervention. Le neurochirurgien doit avoir une formation de stéréotaxie et avoir été formé par un ancien à la chirurgie des mouvements anormaux pendant au moins 1 an et avoir participé à 10 interventions dans un service de neurochirurgie stéréotaxique. Le neuroradiologue également, doit avoir être formé à la stéréotaxie par compagnonnage. Le neurophysiologiste, déjà formé à l’électrophysiologie, doit avoir participé à 5 procédures avec un neurophysiologiste entraîné.

 

Enfin des contraintes sont également imposées au centre de stimulation cérébrale profonde: il doit posseder un service d’hospitalisation intégrant une unité de pathologie du mouvement, un service de neurochirurgie ; un service d’imagerie intégrant la neuroradiologie stéréotaxique et un service d’explorations fonctionnelles neurophysiologiques.

 

SOURCE : SANTELOG


 

 



IDENTIFIER LA SIGNATURE CEREBRALE DE LA MALADIE DE PARKINSON

23112010

La maladie de Parkinson, deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après Alzheimer, nécessite un lourd suivi des patients. Une détection précoce permettrait donc une meilleure prise en charge. Les équipes de l’U825 (Inserm/UPS) en coopération avec la Fondation « Santa-Lucia » à Rome viennent justement de mettre en place un système permettant de détecter la maladie de Parkinson à l’aide d’un simple examen par IRM.

Pour l’heure la seule manière de diagnostiquer la maladie de Parkinson consiste en l’étude des symptômes du patient : des manifestations principalement motrices dues à un processus neurodégénératif. La maladie affecte ainsi une petite structure profondément enfouie dans notre cerveau : la substance noire, composée de neurones qui produisent de la dopamine, neurotransmetteur essentiel dans le contrôle des fonctions motrices.

Une étude récente publiée dans le journal scientifique « Brain » a montré que l’IRM était capable de faire la distinction entre cerveaux de patients parkinsoniens et cerveaux de sujets sains. Patrice Péran, jeune chercheur français a mené ce travail au travers d’une collaboration franco-italienne entre l’unité 825 (Inserm/UPS) dirigée par Pierre Celsis à Toulouse et le service de radiologie de l’IRCCS Santa Lucia dirigé par Umberto Sabatini à Rome. 30 patients parkinsoniens et 22 sujets contrôles ont ainsi participé à cette étude. Les chercheurs ont mesuré, à travers un seul examen IRM, différents indices pouvant révéler la maladie.

En réalité, trois types de mesures simultanées sont effectuées sur l’ensemble du cerveau et ciblent les paramètres les plus à même d’être affectés par la maladie : l‘intégrité et l’orientation microstructurale ainsi que la quantité de fer. Les résultats ont montré qu’une combinaison de ces indices dans des régions précises du cerveau permet de diagnostiquer avec plus de 95% de fiabilité la maladie de Parkinson. Cette collaboration a donc permis de révéler par l’IRM la « signature cérébrale » unique de la maladie de Parkinson.

Après la détection d’Alzheimer, également révélé par l’U825, l’utilisation d’un ensemble de biomarqueurs issus de l’IRM dessine des perspectives prometteuses en ce qui concerne le diagnostic et le suivi des maladies neuro-dégénératives. Cette recherche franco-italienne se fixe désormais pour objectif de définir, tout comme pour un bilan sanguin, un bilan cérébral grâce à différentes mesures extraites d’un unique examen IRM. Ce dernier permettrait alors d’orienter les médecins sur la santé du cerveau examiné.

P. Péran, A. Cherubini, F. Assogna, F. Piras, C. Quattrocchi, A. Peppe,  P. Celsis, O. Rascol, J.-F. Démonet, A. Stefani, M. Pierantozzi, F. –E. Pontieri, C. Caltagirone, G. Spalletta et U. Sabatini1. , Magnetic resonance imaging markers of Parkinson’s disease nigrostriatal signature, Brain, novembre 2010

Contact chercheur :
Patrice Péran – Chercheur en neuroimagerie
U825 – équipe 1 -Toulouse
Tel. : 06.89.54.01.74 – patrice.peran@inserm.fr

Contacts presse :
Gaël Esteve – Chargé de communication Inserm – 05.62.74.83.61.

Aude Olivier – Chargée des relations presse UPS – 05.61.55.84.13




EFFET PSYCHOLOGIQUE DU SPORT

23112010

Par le passé, lorsqu’on interrogeait les biologistes sur les bienfaits psychiques du sport, la réponse classique se résumait en un mot : endorphines. Selon eux, pour comprendre le comportement du sportif, il fallait chercher du côté de cette morphine naturellement produite par l’organisme et qui génère une forme légère d’euphorie au point de nous rendre finalement accro à sa pratique. Mais aujourd’hui, on sait que les endorphines n’agissent pas toutes seules. La production d’autres neurotransmetteurs se trouve tirée vers le haut dans le cas d’un effort physique relativement intense : dopamine, sérotonine et noradrénaline. Pour quels effets ? De façon schématique, on dira que la dopamine entre dans le circuit de la motivation et de la récompense. Sa production dépend d’une multitude de facteurs et marque le passage entre l’intention de l’action et l’acte proprement dit. La sérotonine, elle, influence plus généralement l’humeur. Elle intervient aussi dans la transition veille-sommeil. Enfin, la noradrénaline va plutôt jouer un rôle d’excitant et produire notamment cette accélération du rythme cardiaque caractéristique du stress.Evidemment, ces influences s’exercent différemment selon les individus. Mais l’effet est indéniable. Une séance de sport suffit à transformer le comportement d’une personne dépressive aussi bien que la prise d’un comprimé antidépresseur puissant. Mieux même ! Car le sport prévient les oscillations parfois spectaculaires de l’humeur liées à la prise de médicaments et, pour peu qu’on l’inscrive dans ses habitudes de vie, il permet de jouer sur le long terme. “Chaque fois qu’un ancien patient dépressif augmente sa pratique sportive de cinquante minutes par semaine, il diminue de moitié le risque d’une rechute”, concluait une étude américaine menée à la Duke University, en Caroline du Nord.

La dopamine est un neurotransmetteur appartenant aux catécholamines et donc issue de l’acide aminé phénylalanine. La dopamine est également une neurohormone produit par l’hypothalamus. Sa principale fonction en tant qu’hormone est d’inhiber la libération de prolactine par le lobe antérieur de l’hypophyse.
La dopamine est le précurseur de l’adrénaline et de la noradrénaline.
Dans le système nerveux périphérique, elle joue le rôle d’analeptique circulatoire (stimulant des fonctions assurant la circulation sanguine).
Au niveau du système nerveux central (SNC) elle a un effet globalement stimulant. Elle est impliquée dans les phénomènes de dépendances via le système de récompense. Par exemple, la cocaïne provoque une inversion du fonctionnement du système de recapture de la dopamine qui est chargé de diminuer son action. La nicotine provoque aussi une augmentation de la transmission dopaminergique.
De plus, elle est impliquée dans le phénomène de contrôle des fonctions motrices. La maladie de Parkinson est une maladie dont la cause est la dégénérescence d’un groupe de neurones produisant de la dopamine. Le médicament L-dopa ralentit la progression de la maladie, car le cerveau transforme cette substance en dopamine.
Au contraire, une surutilisation de la dopamine présente dans le cerveau entraîne la schizophrénie, ce qui engendre des hallucinations et des perturbations de la pensée et des émotions.
Elle est aussi impliquée dans la zone cérébrale non incluse dans la barrière hématoencéphalique responsable du réflexe de vomissement, ce qui explique l’effet anti-émétique des neuroleptiques (antagonistes dopaminergiques).
La pratique régulière d’un sport permet d’augmenter la sécrétion naturelle de dopamine.
Elle est aussi impliquée dans le trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), dont la cause est un problème de recapture de la dopamine par les synapses.

Les endorphines, ou endomorphines, sont des composés opioïdes peptidiques endogènes. Elles sont secrétées par l’hypophyse et l’hypothalamus chez les vertébrés lors d’activité physique intense, excitation, douleur, et orgasme. Elles ressemblent aux opiacés par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être.
Découvertes dans les années 1970, les endorphines (de morphine et endogène) sont des neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés. On les retrouve entre autres dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif.
Certains produits contenus dans le tabac ou dans l’alcool, ayant des structures moléculaires proches de celle des endorphines, sont parfois utilisés pour déclencher une sensation de bien-être. Mais on prend alors le risque de devenir dépendant et de fragiliser l’équilibre du cerveau. En faisant de l’exercice physique, la fabrication d’endorphines peut être augmentée jusqu’à cinq fois la quantité normale. C’est pourquoi on recommande souvent aux personnes un peu déprimées, aux anciens fumeurs ou aux anciens buveurs de reprendre une activité physique régulière (jogging, vélo, natation) d’au moins 30 minutes par jour à un rythme soutenu car celle-ci augmente naturellement la production d’endorphines. Les endorphines sont aussi libérés naturellement après un orgasme. Ce qui provoque la détente, la relaxation et même l’envie de dormir après un acte sexuel.
La quantité d’endorphines augmente pendant l’exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l’ arrêt de l’effort
Le taux d’endorphines est directement lié à l’intensité et à la durée de l’exercice, mais aussi à l’activité physique
Les sports d’endurance sont les plus endorphinogènes : le jogging, le vélo, la natation, les balades en raquettes ou en ski de fond, les sports en salle, type cardio training (rameur, tapis de course) ; mais aussi l’aérobic, le step ; les activités à efforts fractionnés (interval training) l’athlé, le football, le rugby, le basket ou le handball
Il ne suffit pas de courir pour goûter aux endorphines : il faut maintenir l’effort pendant une demi heure gardant un rythme dit confortable en endurance, c’est à dire supérieur à 60 % de ses capacités respiratoires. On doit être capable de tenir une conversation. L’usage d’un cardiofréquencemètre permet de rester parfaitement dans cette zone d’effort.

Les effets de la sécrétion d’endorphines

Euphorique

Cet état particulier est décrit par les sportifs comme un moment d’euphorie, de spiritualité, de puissance, de grâce, de déplacement sans effort, de vision momentanée de la perfection, de flottement dans l’irréel. Les coureurs de fond parlent d’extase . Cet état persiste après l’arrêt

Anxiolytique

L’effet anxiolytique reconnu de la morphine s’applique également aux endorphines.Les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs mais pour diminuer l’anxiété, l’exercice doit etre effectué à 70 % de sa fréquence cardiaque maximale, et ce pendant au moins vingt minutes

Débutant s’abstenir. Cet effet anxiolytique persiste pendant deux à six heures. Les endorphines ne sont cependant pas les seules impliquées. Il existe en effet d’autres neuromédiateurs, notamment la sérotonine, qui exercent également un rôle antidépresseur

Antalgique

Tout comme la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques dans les douleurs rebelles, les endorphines possèdent les mêmes propriétés. Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur. Elles élèvent le seuil de la douleur et cet effet dure quatre heures après leur sécrétion.En inhibant les douleurs d’origine musculaire ou tendineuse pendant l’effort, les sportifs peuvent maintenir leurs performances mais malheureusement certains signes de douleurs coronariennes ou d’infarctus peuvent également être masqués par cette libération d’endorphines, ce qui peut avoir de graves répercussions

Anti-fatigue

Pour permettre à l’organisme de s’adapter à cette situation de stress inhérent à l’activité physique intense, les endorphines modérent les fonctions cardiaque et respiratoire. Autrement dit, elles limitent l’essoufflement à l’effort et l’épuisement

Dépendance

Les sportifs réguliers se définissent souvent comme des accros au sport. Lorsque je suis contraint d’arrêter l’entraînement, après une blessure, je suis mal dans ma peau, raconte Denis R.. J’ai tendance à perdre confiance en moi. J’ai l’impression d’être une autre personne. Dans ce cas là, pour apaiser cette sensation de manque, je trouve des substituts: le vélo d’appartement ou la musculation en salle. Ce même malaise est décrit par Corine D.: Depuis l’âge de 20 ans, je m’entraîne une heure par jour. Quand je cours, je me sens heureuse, apaisée, libérée de tous mes soucis. C’est une drogue. Lorsque j’arrête, comme c’est le cas actuellement, j’ai des douleurs inexpliquées dans tout le corps. Je suis anxieuse, de mauvaise humeur et je n’arrive pas à contrôler ces excès d’irritabilité. C’est dur pour mon couple. Je dois courir, ça me démange. Je ne peux pas m’en passer
La question qui se pose est évidemment de savoir si les endorphines créent un effet de dépendance identique à celui de la morphine.
Sur ce point, les spécialistes se montrent rassurants : c’est hors de question, car les endorphines sont rapidement détruites par les enzymes de l’organisme. Il s’agit d’une dépendance psychologique. Les sportifs sont très attachés aux sentiments de bien-être et de plaisir procurés par leur activité. Ils entretiennent avec elle une relation affective très forte qu’ils peuvent difficilement interrompre.

La sérotonine, encore appelée 5-hydroxy-tryptamine (5-HT), est une molécule issue du tryptophane, un acide aminé. Elle a d’abord été identifiée comme étant le facteur libéré par les plaquettes sanguines entraînant une contraction des vaisseaux sanguins, mais c’est aussi un des principaux neuromodulateurs du système nerveux central.
On trouve la sérotonine dans le cerveau (où elle joue le rôle de neurotransmetteur ou de neuromédiateur) et dans le système digestif. Elle est impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l’anxiété ou le contrôle moteur. Plus récemment, des chercheurs du CNRS ont découvert que la sérotonine de la mère jouait un rôle important dans le développement de l’embryon. De même, selon une étude récente, un déséquilibre de sérotonine expliquerait 50 % des cas de mort subite du nourrisson.
L’activité des neurones du raphé est liée au cycle veille-sommeil. Au cours du sommeil, les neurones du raphé sont silencieux et ne libèrent donc pas de sérotonine. Lorsque le sujet est éveillé, les neurones du raphé produisent des potentiels d’action à intervalles très réguliers. La fréquence des influx nerveux est corrélée à l’activité motrice, ce qui suggère que la quantité de sérotonine libérée dans le système nerveux central est augmentée avec l’activité motrice.
Comme la sérotonine joue un rôle important dans les changements d’état émotionnel, on pense que certaines molécules analogues à la sérotonine peuvent modifier ces états émotionnels. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (des substances qui bloquent la recapture de la sérotonine, par exemple la fluoxétine) réduisent les symptômes liés à la dépression ou aux troubles obsessionnels compulsifs.
Un excès de sérotonine au niveau cérébral, consécutif à la prise de ces médicaments antidépresseurs, peut entraîner un syndrome sérotoninergique.
La sérotonine serait liée à l’humeur dans les deux sens. C’est-à-dire que le taux de sérotonine influencerait l’humeur, et que les pensées positives ou négatives influenceraient à leur tour le taux de sérotonine.
L’exposition à la lumière du jour ou la luminothérapie évitent la transformation de la sérotonine en mélatonine.
La sérotonine n’est pas créée naturellement par le corps humain mais créée lors de la digestion des aliments contenants l’acide aminé tryptophane, tels que la banane, l’ananas, la prune, le lait et la dinde.
La pratique régulière d’un sport augmente la sécrétion naturelle de sérotonine.
Certaines drogues comme l’ecstasy augmentent aussi la production. L’alimentation a aussi un effet sur le taux de sérotonine. L’α-lactalbumine, contenue en faible quantité dans le lait, contient relativement plus de tryptophane que la plupart des protéines. La banane, par contre, si elle contient bien de la sérotonine, n’a en revanche pas d’effet sur l’humeur, car la sérotonine ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique.

La noradrénaline (ou norépinéphrine) est un composé organique (neuromédiateur) qui joue le rôle d’hormone adrénergiqu et de neurotransmetteur. C’est une catécholamine comme la dopamine ou l’adrénaline. Elle est principalement libérée par les fibres nerveuses du système nerveux orthosympathique (ou sympathique) et agit comme neurotransmetteur au niveau des organes effecteurs.Elle joue un rôle dans l’attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l’apprentissage. Elle est également le précurseur métabolique de l’adrénaline (NOR signifiant Nitrogen Ohne Radikal, littéralement azote sans radical, azote libre).

Dr med. Karol Chami

SOURCE : Blog du Dr Karol Chami




SEMAINE POUR L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPEES

20112010

… du 15 au 21/11/2010 : mieux vaut tard que jamais !!!

SOURCE : Semaine emploi handicap




COMBATTRE LE TRAFIC DE FAUX MEDICAMENTS

20112010

 

 

 

Vendredi 19 novembre 2010

publie par Christiane Kammermann

« Le trafic des faux médicaments. Comment le combattre ? »

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De nombreux acteurs, notamment des professionnels de santé, de la lutte contre les trafics organisés et des industriels se sont exprimés.

Les faux médicaments représentent 10% du marché mondial du médicament.

Le trafic de faux médicaments est un crime contre l’humanité qui représente environ 50 milliards de dollars par an, soit 10 à 15 % de plus que le marché de la drogue.

Leur trafic, en progression constante, tue davantage que la drogue dans les pays du Sud. Avec la vente de médicaments sur Internet, le phénomène se développe également dans les pays du Nord.

Deux partenaires étaient associés à l’organisation de ce colloque :
- la fondation Chirac, qui a lancé, avec l’« Appel de Cotonou » en octobre 2009, signé par cinq chefs d’État africains et ratifié par environ trente chefs d’État ou de gouvernement, une campagne de mobilisation contre le trafic des faux médicaments.

Son objectif est de parvenir à l’établissement d’un cadre juridique contraignant soumis à signature devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

- la fondation Pierre Fabre qui a pour objet, dans un but humanitaire, d’améliorer les conditions dans lesquelles les populations déshéritées des pays émergents ont accès aux médicaments.

La fondation Pierre Fabre s’est installée au Bénin, plaque tournante du faux médicament pour toute la zone. Le Bénin et sa capitale Cotonou sont inondés par l’arrivée massive de faux médicaments, qui sont vendus principalement sur le grand marché de Dantokpa.

En liaison avec les autorités de santé du Bénin d’importantes campagnes de sensibilisation à l’égard des populations ont été menées pendant de nombreuses années.

Ces actions de sensibilisation ont été prolongées par des actions sur la promotion des médicaments génériques essentiels, et surtout par la remise à niveau du laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments du Bénin. En moins de quatre ans le laboratoire a pu contrôler les médicaments les plus sophistiqués, incluant les antipaludiques et les antirétroviraux.

La fondation Pierre Fabre, s’est rapprochée de la fondation Chirac, avec laquelle elle a noué un partenariat pour prolonger la lutte contre les faux médicaments dans ce pays.

Quel type de médicaments contrefaits ?

Les dernières estimations établies conjointement par l’OMS, l’OCDE et le Pharmaceutical Security Institute révèlent que dans certaines zones de l’Amérique latine, de l’Asie du Sud-est et de l’Afrique sub-saharienne plus de 30% des médicaments sont des contrefaçons. Dans les économies émergentes cette proportion est estimée à 10%, mais dans beaucoup des ex-républiques soviétiques elle peut atteindre 20%. Dans les pays riches, où il existe des mécanismes de contrôle réglementaire puissants, les contrefaçons représentent moins de 1% de la valeur de marché, mais 50% des ventes illégales sur internet concernent des médicaments contrefaits.

Cette proportion atteint des sommets en Centrafrique, avec 85%!

En Afrique, en Asie et en Amérique latine, le trafic de faux médicaments se concentre surtout sur les antibiotiques et les antipaludéens.

Prmi les médicaments contrefaits on trouve des produits ne contenant aucun principe actif mais aussi d’autres qui contiennent des substances hautement toxiques. Les spécialistes estiment que 15 à 20 % des faux médicaments renferment des substances toxiques.

Ils peuvent nuire aux patients par leur incapacité à traiter des maladies graves, ils peuvent provoquer une pharmacorésistance et dans certains cas entraîner la mort.

Quels risques les patients encourent-ils ?

Selon des chiffres confirmés par l’Organisation mondiale de la santé, 60 % des médicaments contre le paludisme vendus dans le monde sont des contrefaçons. Or, cette maladie est responsable de 800.000 à un million de morts par an. Les spécialistes estiment que si tous les patients recevaient le bon traitement, le nombre annuel de décès pourrait diminuer de près de 300.000.

Dans certains cas, les faux médicaments sont composés de sucre ou de farine et ils font courir de graves risques à leurs consommateurs en ne soignant pas leur affection. Pire encore lorsqu’ils sont composés de substances dangereuses pour la santé : il y a deux ans, à Haïti, 150 enfants des rues de Port-au-Prince sont décédés après avoir reçu un sirop contre la toux contenant un liquide de refroidissement pour moteur de voiture.

On assiste fréquemment à des intoxications aiguës ou encore à la non-guérison d’infections chroniques. La plupart des patients sous dialyse de l’hôpital de Cotonou sont dans cet état à cause de la prise de faux médicaments contenant de la chaux.

Structures de contrôle

Pourtant, selon les calculs des experts, il ne coûte guère plus cher à une personne d’acheter un médicament dit essentiel générique (ces produits sont vendus dix fois moins cher que les spécialités) dans une pharmacie que des comprimés sur les marchés. Mais trop souvent, la population africaine pense que les pharmacies sont réservées aux riches. C’est d’ailleurs pourquoi des actions ciblées de sensibilisation des populations sont régulièrement menées dans plusieurs pays.

Même si les spécialistes savent bien que le trafic de faux médicaments ne pourra jamais être éradiqué, ils estiment que la situation peut – et doit – être améliorée. Cela passe notamment par une information de la population et surtout par la mise en place de structures de contrôle de la qualité du médicament  dans tous les pays. Il faut que chaque médicament arrivant dans un État passe par le laboratoire national de contrôle.

Il est primordial que la formation de ceux qui seront en charge de ce contrôle et la mise en place d’une gouvernance multidisciplinaire sur le sujet ( police, douane, professionnels de santé) soient assurées.

De quels moyens les Etats disposent-ils pour lutter contre ce fléau ?

Quelle est la situation au niveau mondial ?

Depuis 2004, le Conseil de l’Europe a élaboré une convention intitulée Medicrime. Elle vise à réunir différents partenaires juridiques et coercitifs (douane, police, armée) et le monde sanitaire pour lutter contre ce trafic.

Ce texte punit pénalement le commerce de produits de santé falsifiés. Il encourage les sanctions dissuasives et introduit des mesures de prévention et de protection des victimes.

Cette convention sera soumise à la signature et à la ratification des 47 ministres des Affaires étrangères des Etats membres, les 25 et 26 novembre 2010, à l’occasion de la conférence des ministres de la Justice à Istanbul ou, au plus tard, en mars 2011

La convention sera également ouverte aux États non membres du Conseil de l’Europe, comme le sont les conventions récentes.

Interdire la vente de médicaments par Internet ne serait-il pas un moyen simple de lutter contre le trafic de faux médicaments ?

La vente de médicaments sur Internet est interdite en France mais des patients peuvent se laisser tenter, et acheter sur des sites hébergés à l’étranger. Interdire la vente de médicaments par Internet est donc un moyen mais il ne concerne que le trafic dans les pays riches, en particulier en Europe. Et il n’est pas 100% efficace, car on manque de moyens juridiques et douaniers pour contrôler le trafic.

Pour lutter contre les faux médicaments, ne faut-il pas élargir le modèle français avec une chaine du médicament entièrement contrôlée par les pharmaciens, ce qui explique pourquoi on ne trouve pas de contrefaçon dans les officines?

Le circuit de distribution du médicament en France est exemplaire et est une protection contre tous les trafics de faux médicaments. Mais cela est difficilement transposable dans les pays du sud, qui sont les premières victimes de ces trafics.

Il y a toutefois des moyens réalisables sous les tropiques comme transformer des kiosques de marchandise dans les campagnes en pharmacie d’approvisionnement pour toute une région et leur fournir des médicaments non trafiqués qu’ils distribueraient aux populations. Il est primordial aussi d’éduquer la population et de sensibiliser les gens aux risques encourus.

Le nouvel Envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères et européennes chargé de la lutte contre les médicaments falsifiés, Thierry le Lay, était l’un des intervenants du colloque sur le trafic de faux médicaments .

Auparavant, il était numéro deux de la mission interministérielle chargé de la reconstruction d’Haïti.

Il nous a expliqué en quoi consistait son nouveau poste–

Au plan national, il s’agit de contribuer à l’élaboration des positions de la France en facilitant, le plus en amont possible, une étroite coordination entre les ministères concernés : Affaires étrangères et européennes, Santé et Sports, Outre-mer et Collectivités territoriales, Intérieur, Enseignement supérieur, Budget, Comptes publics, Réforme de l’Etat et Recherche.

Il entretient également un dialogue avec l’ensemble des partenaires de la santé : associations, fondations, industries pharmaceutiques.

Dans le cadre international, sa mission consistera en liaison avec les directions du ministère à mobiliser notre réseau diplomatique afin de sensibiliser les dirigeants des pays concernés et de les amener à prendre la pleine mesure de ce fléau. Il portera cette problématique dans les enceintes européennes et internationales (OMS, Interpol, OIF..).

Ses priorités sont de définir un cadre national d’intervention approprié, pour lutter contre la diffusion et les trafics de médicaments falsifiés et sensibiliser les organisations internationales et l’ensemble des pays émergeants et pays en voie de développement.

Il a martelé que le trafic de médicaments falsifiés est un fléau aussi grave que le trafic de drogue ! Il draine des capitaux frauduleux dans des proportions comparables. Et avec des conséquences tout aussi dévastatrices ! Dans les pays pauvres, ce sont en effet des centaines de milliers d’hommes, de femmes mais aussi d’enfants qui trouvent la mort chaque année en croyant se soigner.

Derrière ce marché, se cachent des organisations qui réalisent des bénéfices considérables, sans prendre beaucoup de risques, car les institutions répressives ne disposent pas de l’arsenal juridique nécessaire pour lutter efficacement contre ces activités criminelles.

La situation en Europe

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de la moitié des médicaments achetés sur des sites internet seraient des faux.

Aujourd’hui les trafiquants restent difficiles à démasquer en raison du manque de coopération internationale et les sanctions à leur égard restent faibles.

L’Europe est relativement à l’abri mais les trafiquants arrivent toujours à trouver une faille. Ces dernières années, a été marquée par l’explosion sur internet des offres de médicaments d’abord liés au plaisir sexuel, ou pour des régimes, et maintenant on trouve aussi des médicaments  traitant les maladies cardiaques ou la maladie de Parkinson.

Ces « pharmacies en ligne » inquiète particulièrement l’organisation mondiale de la santé. L’OMS a constitué le groupe IMPACT (groupe spécial international anti-contrefaçon de produits médicaux), chargé de suivre les évolutions de cette activité au niveau international, et de dynamiser le dispositif de lutte. Ce programme porte sur la législation, la répression, la réglementation, la technologie et la communication.

L’objectif est de démanteler le réseau européen en mobilisant les services chargés de la répression des fraudes.

IMPACT met également en garde contre l’achat de médicaments par l’intermédiaire de sites internet douteux et attire l’attention des gouvernements sur le fait que les lois existantes sur la contrefaçon de médicaments sont inappropriées et n’ont pas d’effet dissuasif.

Certaines pharmacies en ligne ont une existence tout à fait légale et ont été créées pour faciliter la vie des clients et pour leur permettre de faire des économies. Elles exigent des ordonnances et font livrer les médicaments par des unités de production autorisées. D’autres pharmacies sur internet opèrent dans l’illégalité, en vendant des médicaments sans ordonnance et en utilisant des produits non approuvés ou contrefaits. Ces pharmacies hors la loi sur internet sont gérées de manière internationale, n’ont pas d’adresse professionnelle enregistrée et vendent des produits dont l’origine est inconnue ou douteuse.

La protection des citoyens

Les systèmes juridiques de la plupart des pays ne considèrent pas la contrefaçon de médicaments comme un crime plus grave que la contrefaçon de produits de luxe tels que sacs ou montres. Dans certains pays industrialisés, la contrefaçon de t-shirts est punie plus sévèrement que la contrefaçon de médicaments.

Voici le message qu’il faut impérativement faire circuler ; « ne prenez pas le risque d’acheter des médicaments d’origine inconnue, comme sur internet. Si vous devez en acheter sur internet, assurez-vous que le site est celui d’une pharmacie que vous connaissez et à laquelle vous faites confiance. »

Des campagnes de sensibilisation comportant notamment des messages d’intérêt public, des films explicatifs et d’autres matériels destinés à susciter une prise de conscience ont commencé à viser divers secteurs professionnels susceptibles d’être confrontés au problème des contrefaçons. Des organisations de professionnels de la santé et de consommateurs appuient ces initiatives.

En dehors de l’Europe

Trois pays connaissant une forte proportion de contrefaçons ont déjà commencé à attaquer le problème avec l’aide d’IMPACT. L’Indonésie et le Mali ont lancé de vastes campagnes d’éducation du public sur les dangers des contrefaçons et pour dissuader les gens d’acheter les moyens de se soigner au marché noir. Le Vietnam est en train d’élaborer des mécanismes permettant d’assurer une meilleure coordination entre les organismes de réglementation, la police, les douanes et les autorités provinciales, afin d’améliorer la détection des médicaments contrefaits et des faussaires.

On également été évoquées les situations de catastrophe (tsunami en Indonésie, Tremblement de terre en Haïti, inondations au Pakistan) qui draine un afflux énorme de médicaments falsifiés. La criminalisation se rajoute à la catastrophe.

Conclusion

La contrefaçon du médicament est une tromperie pour le consommateur qui risque sa vie, un manque à gagner pour les entreprises, un déficit d’image pour le médicament. C’est donc un acte criminel contre lequel nos actions doivent être coordonnées au niveau mondial.

Ce trafic odieux se développe sans aucune contrainte, car il n’existe ni loi ni barrières économiques.

Les experts prônent également une mobilisation au plus haut niveau avec l’Union européenne, Interpol, les douanes, pour tenter de faire en sorte que le trafic de faux médicaments devienne criminel, et non plus seulement un délit.

Ces jours-ci, Interpol a annoncé, la saisie de plus d’un million de gélules de médicaments contrefaits au terme d’une opération menée pendant une semaine à travers quarante-cinq de ses pays membres.

Il est plus que jamais impératif de favoriser une prise de conscience de la communauté internationale pour lutter contre le trafic de faux médicaments.

SOURCE : Site du Sénateur Kammerman




SUIVI VOCAL A DISTANCE POUR LES PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE DE PARKINSON

17112010

 

Aujourd’hui, le suivi des patients atteints par la maladie de Parkinson nécessite l’intervention fréquente de spécialistes afin d’évaluer la gravité de leurs symptômes.

Pour ne plus imposer ces visites aux malades mais aussi pour diminuer les coûts du traitement, des chercheurs d’Oxford ont mis au point un procédé à distance basé sur l’analyse de la voix des patients.
La recherche, effectuée par des scientifiques de l’Université d’Oxford et de Denver (Colorado) porte sur près de 6 000 enregistrements vocaux de 42 personnes atteintes de Parkinson.
L’analyse de ces voix, selon des algorithmes nouveaux, permet d’estimer avec une bonne précision la gravité des symptômes.

Communiqué de l’Université d’Oxford
Communication des chercheurs – AbstractInterface Journal of the Royal Society

SOURCE : MEDICALNEWS




CONFERENCE EUROPEENNE SUR LES CELLULES SOUCHES A TOULOUSE

17112010

Ces chercheurs toulousains qui réparent nos corps
Ces chercheurs toulousains qui réparent nos corps

Demain, s’ouvre à Toulouse la Conférence européenne sur les cellules souches provenant de la moelle épinière et des tissus adipeux. Une piste très sérieuse pour la médecine réparatrice, dans laquelle est lancée la recherche médicale toulousaine.

C’est une science naissante, mais si prometteuse que les chercheurs toulousains ont décidé d’engager à leur tour de nombreux programmes de recherches. La thérapie cellulaire autorise tous les espoirs puisqu’elle pourrait soigner les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, le diabète, la leucémie… ou bien faciliter les greffes ou la restauration d’organes.

Au CHU de Rangueil, l’équipe du Professeur Casteilla procède à des essais cliniques pour valoriser les cellules souches issues de la moelle épinière et du tissu adipeux, celles qui proviennent de ce fameux « gras » qui constitue aussi une sacrée réserve énergétique. Ces cellules ont des ressources insoupçonnées : elle peuvent traiter l’infarctus du myocarde ou les problèmes de vascularisation dans les membres inférieurs, ce que les médecins appellent l’ischémie. Et c’est justement dans ces domaines que s’exercent les recherches toulousaines.

Pour faire court, on utilise les propres cellules du patient pour réparer les parties malades de son corps. « Nous procédons à des tests sur des patients diabétiques ou qui rencontrent un défaut de vaisseaux de l’extrémité de la jambe avec, à terme, un risque de gangrène et d’amputation. Sur ces patients, on prélève du tissu adipeux, on isole les cellules d’intérêt qui sont mises en culture et multipliées, puis on les injecte dans la jambe du malade », explique Louis Casteilla. L’enjeu est considérable puisqu’il n’existe toujours pas de solution thérapeutique avérée contre cette ischémie. Un protocole a été signé en ce sens avec le CHU, mais il ne s’agit encore que d’essais de tolérance et faisabilité pour lequel il reste à définir l’efficacité.

Le Pr Casteilla œuvre à la mise en place d’une nouvelle unité de recherche sous tutelle de l’Université, du CNRS, de l’Établissement français du sang et de l’Inserm. « Nous voulons être une référence dans ce domaine », conclut le médecin.

Source : LA DEPECHE DU MIDI

 




Inauguration à Nantes d’une plate-forme de production de « médicaments de thérapies innovantes »

16112010

 

NANTES – L’établissement français du sang, l’INSERM, le CHU de Nantes et l’AFM (association française contre les myopathies) ont inauguré lundi près de Nantes une plate-forme de production de « médicaments de thérapie innovante » (MTI), en particulier géniques.

« Les médicaments de thérapie innovante sont une nouvelle classe de produits issus des biotechnologies, ils sont destinés à traiter des patients atteints de pathologies actuellement incurables« , à l’aide de l’ingénierie cellulaire, génique ou tissulaire, selon le dossier de presse.

« Ces MTI sont susceptibles de créer une révolution thérapeutique comparable à celle de la découverte des antibiotiques », estiment les initiateurs du projet.

La plate-forme, baptisée Atlantic Bio GMP (ABG), a, parmi ses objectifs, de produire des « vecteurs viraux de grade clinique dérivés des virus adéno-associés (AAV) ». Ces vecteurs, des virus modifiés, permettent d’introduire dans l’organisme des gènes modifiés afin de corriger les gènes défaillants à l’origine de certaines maladies.

La production d’ABG va permettre notamment de mener début 2011, une première expérimentation avec des essais cliniques de phase I et II chez des patients atteints de l’amaurose de Leber, une pathologie qui entraîne l’apparition de défauts de la vision puis une cécité complète à l’âge adulte, au sein du service d’ophtalmogie du Pr Michel Weber à Nantes.

ABG s’impliquera également dans la recherche en matière d’ingénierie cellulaire. Il s’agit par exemple d’aider le corps à lutter contre un virus ou une tumeur, en prélevant les lymphocytes qu’il a lui-même produits, avant de les multiplier hors de l’organisme et de les y réinjecter, ou bien d’injecter des substances permettant d’activer le système immunitaire.

Cette plate-forme est uniquement destinée à produire des médicaments pour des phases d’essai clinique I/II, « c’est-à-dire produire en garantissant la qualité et la sécurité des produits pour une dizaine de patients ».

La plate-forme ABG est implantée à Saint-Herblain, une commune limitrophe située à l’ouest de Nantes, sur 1.300 m2.

(©AFP / 15 novembre 2010 15h10)

Source : ROMANDIE







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