RECHERCHE

WEB : PARKINSON & ALUMINIUM

http://www.romandie.com/ats/news/101005152522.vk4h2gam.asp

PARIS – « Quand l’aluminium nous empoisonne », un livre sur les méfaits connus ou supposés de ce métal pour la santé relance une polémique vieille d’une dizaine d’années qui pourrait rebondir avec la publication attendue de travaux menés par une unité de l’Inserm.

Aluminium dans l’eau du robinet, dans les emballages, dans les laits maternels industriels, dans les additifs alimentaires, dans certains cosmétiques : l’auteur, la journaliste Virginie Belle, parle de « scandale sanitaire ».

L’impact sur la santé serait principalement neurologique, selon les études qu’elle cite, et l’aluminium « pourrait être impliqué » dans des maladies telles qu’Alzheimer ou Parkinson. L’Agence européenne de l’alimentation (EFSA) estimait en 2008 que « l’exposition à l’aluminium est trop élevée dans de nombreux régimes alimentaires ».

Elle insiste surtout sur l’effet de l’aluminium inclus dans les adjuvants de la moitié des vaccins, puisque, comme on le sait depuis près d’un siècle, il booste la réaction immunitaire.

Il est en principe éliminé par les reins, mais selon des études, à haute dose ou en cas de prédisposition génétique, il favoriserait la myofasciite à macrophages (MFM), une inflammation grave des muscles.

Avec son équipe de l’Inserm, le Pr Romain Gherardi, de l’hôpital Henri Mondor (Créteil), spécialiste des maladies neuro-musculaires, mène des études sur le sujet, qui devraient aboutir dans les prochains mois. Il a déjà suivi chez des souris le trajet des cellules transportant ce nanomatériau. Il est en train de comprendre pourquoi certaines personnes génétiquement prédisposées les attirent jusqu’au cerveau.

Pour lui, « l’arrêt de mort des adjuvants vaccinaux à base d’aluminium est signé ».

Jusqu’à maintenant, selon l’Organisation mondiale de la santé « rien n’indique que les vaccins aluminiques présentent un risque pour la santé ou qu’un changement des pratiques vaccinales actuelles soit justifié ».

Des experts de l’agence des produits de santé (Afssaps) vont auditionner le Pr Gherardi et son équipe, « pour prendre connaissance de leurs nouveaux travaux », indique Anne Castot, la directrice du département surveillance des risques. « On n’a jamais fermé le dossier », dit-elle, mais à ce jour « on n’a aucune donnée solide pour établir un lien entre le vaccin et le syndrome clinique de myofasciite ».

L’aluminium est « un excellent adjuvant », dit-elle et « rien n’est absolument prouvé pour le moment » sur la migration dans le corps de l’aluminium.

L’académie de médecine, qui devrait publier un communiqué sur le sujet, va dans le même sens.

Un de ses membres, Pierre Begué, pédiatre, note que si l’alumimium à fortes doses « fait l’objet de craintes et de recommandations », le vaccin n’est jamais inoculé « à fortes doses ou de façon prolongée ». Et puis, dit-il, « cet aluminium provient-il du vaccin ou de tout l’aluminium que nous ingérons ? ».

Pour lui, « rien n’est prouvé », « tout va trop loin », et il craint qu’une telle polémique ne détourne les familles de la vaccination : « c’est dangereux de déclencher des paniques sur quelque chose d’aussi important », dit-il.

L’association française de l’aluminium reproche quant à elle au livre de Virginie Belle de n’être qu’ »un livre à thèse ».

(©AFP / 05 octobre 2010 17h25)

Slice of Life |
Mutuelle - Assurance - Comp... |
Détente du corps et de l'es... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | remg276
| Lithothérapie - Les Bienfai...
| fibromyalgie - la minorite ...