WEB : FRANCE PARKINSON REVENDIQUE POUR NOS RETRAITES

30062010

http://www.franceparkinson.fr/telechargement/181-Retraite%20et%20maladie%20de%20Parkinson.pdf

Au lendemain de l’annonce du projet de réforme des retraites par le gouvernement français, l’Association France Parkinson attire l’attention des pouvoirs publics sur 3 points essentiels à prendre en considération pour les retraites des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, en adéquation avec les recommandations du Livre Blanc.

Il va sans dire que de nombreux jeunes parkinsoniens sont souvent mis en invalidité bien avant l’âge de leur retraite et qu’un effort particulier devra être également fourni pour améliorer les conditions et montants des pensions.

Corinne




CONDUITE AUTOMOBILE : ATTENTION !

29062010

http://fr.medipedia.be/parkinson/news_parkinson-conduire_350

A la veille des grands départs en vacances, nombreux sont ceux parmi les « jeunes parkinsoniens » à prendre le volant, notamment pour de longues distances… ATTENTION !

La conduite automobile représente pour bon nombre un pouvoir dont ont on aurait du mal à se passer, une liberté évidente quand la maladie contraint au quotidien et une facilité de déplacement quand des difficultés motrices gênent ou empêchent la marche.

Mais il ne faut pas oublier les risques de manifestations de la maladie :

  • de tremblement des mains sur le volant et des pieds sur les pédales
  • de soudaines raideurs
  • de lenteur de mouvements (passer une vitesse) ou de réaction (freiner)
  • de fatigabilité

sans compter les risques d’effets secondaires des médicaments tels que :

  • les dyskinésies (mouvements involontaires)
  • les hallucinations
  • un état hyperactif
  • un endormissement progressif ou soudain et
  • des nausées

qui peuvent altérer les facultés de conduite.
Quelques prudents conseils :

  • avoir dans son véhicule de l’eau et les médicaments nécessaires pour le voyage et sur soi un téléphone portable ainsi qu’un document où figure le traitement, les coordonnées de son prescripteur (comme la dernière ordonnance) et celles d’une personne à prévenir en cas de problème
  • privilégier de petites distances en cédant alternativement le volant en cas de grande distance ou en s’arrêtant fréquemment pour se reposer
  • en cas de difficulté, ne pas hésiter à céder le volant  ou à téléphoner pour être « secouru » si on est seul
  • boire fréquemment après s’être arrêté
  • conduire plutôt le matin en cas de fortes chaleurs
  • conduire de préférence en période « on »
  • ne pas conduire après une nuit sans sommeil (ce qui m’a valu un endormissement brutal dans un rond-point et m’ a envoyée, ainsi que ma fille et son amie, aux urgences de l’hôpital le plus proche (blessures et hématomes) et  ma voiture qui s’est encastrée dans une autre en stationnement devant une boulangerie(j’ai remercié la chance de ne pas avoir percuté un client de la boulangerie !) … à la casse…

Il faut savoir qu’en cas d’accident corporel grave et mortel causé à autrui, on est soumis à la juridiction pénale …

Cela dit, bonne route en prenant les précautions nécessaires et bonnes vacances !

Corinne

 

 

 

 




PRESSE : CE QUE LA SCIENCE NOUS DIT DU BONHEUR

25062010

Lu dans « Sciences et Avenir » de juin 2010.

En 2008, l’université de Nebraska a passé au crible les dossiers de santé de 10 000 adultes australiens entre 2001 et 2004 : parmi eux, ceux qui affirmaient être satisfaits de leur vie étaient 1,6 fois plus nombreux à être en excellente, très bonne ou bonne santé en 2004, sans tenir compte de l’âge, du tabagisme, de la pratique du sport ou de la consommation d’alcool !

Mais sommes-nous prédisposés à être heureux ? Si des études récentes ont montré chez certains des aptitudes au bien-être (liées à la longueur d’un gène : le 5HTT), il n’y a pas de fatalité : on peut apprendre à vivre mieux.

Etre heureux transforme le cerveau par l’activation de différents circuits cérébraux :

  • de la récompense  (dopamine)
  • des vecteurs de confiance et de soulagement (ocytocine et endorphine)
  • de la voie de la sérénité (sérotonine)
  • de l’excitation et de l’action (noradrénaline) et

il s’agit de STIMULER ces circuits à l’aide de moyens simples comme le SPORT (régulier et adapté : également essentiel pour entretenir voire rétablir notre mobilité), l’EMPATHIE (capacité à se mettre à la place de l’autre,  que nous réclamons davantage de notre entourage…), la CREATIVITE (nous savons tous que de nombreux malades développent des capacités créatrices grâce probablement à l’apport de dopamine des traitements) ou le CONTACT avec la NATURE (sûrement moins génératrice de stress qu’un mur de chambre ou de bureau).

Bon, je vous laisse car je dois partir arpenter les chemins de campagne autour de chez moi avec mes bâtons et mon casque-walkman sur les oreilles en pensant bien à vous tous !… Bonne idée, non ?

Corinne

 




FREEZING : Pour Adrienne et les autres

25062010

http://parkinson-kinesi.blogspot.com/search/label/III.%20MARCHE

Il y a plusieurs façons de débloquer la personne scotchée sur ses appuis:
- la canne avec la barrette à enjamber (type collier de colson placé à la base de la canne)
- le faisceau lumineux que l’on projette devant son pied (type pointeur laser)

 

FREEZING : Pour Adrienne et les autres dans THERAPIES

 

mais ces déblocages ne marchent pas toujours…
Le freezing vient d’un mauvais circuit de L-dopa, mécaniquement, il se traduit par l’impossibilité de transférer le poids du corps sur une jambe afin de libérer l’appui de l’autre jambe qui peut alors décoller pour s’avancer.
C’est le mécanisme du premier pas que la personne parkinsonienne n’arrive pas à mettre en route.
Happée par la volonté d’aller vers l’avant, on la voit tenter de décoller le pied avant que celui ci n’ait été libéré de la charge.
Il y a donc deux ordres qui s’annulent, plier le genou pour décoller le pied et tendre le genou pour tenir en appui.

(ci-contre) le moineau ne sait pas plier une patte et tendre l’autre, il résout son freezing en sautillant.
L’échassier parvient parfaitement à pousser sur la patte porteuse et plier l’autre patte..

Quand la personne est scotchée, on lui demande de soupirer,
d’enclencher un mouvement latéral de bassin (twist, patineur, trouver une image qui parle au patient) pour lui permettre de transférer le poids d’un côté et libérer un pied de l’appui.




WEB : REFORME DES RETRAITES & MALADIES CHRONIQUES

24062010

http://www.24hsante.com/reforme-des-retraites-%C2%AB-15-millions-de-malades-chroniques-oublies-%C2%BB

Le collectif Chroniques Associés qui regroupe plusieurs associations de patients rappelle au gouvernement « qu’il existe en France 15 millions de personnes atteintes de maladie chronique ». Elles estiment en effet que « ces dernières ont été complètement oubliées dans le projet de réforme des retraites ».

«  Comment est-il possible d’avoir oublié que, du fait de l’allongement de l’espérance de vie et des progrès de la médecine, il y a et il y aura de plus en plus de personnes vivant de nombreuses années avec une maladie chronique ? », demande le collectif d’associations qui regroupe notamment celles des sclérosés en plaques, des hémophiles, des diabétiques, Aides et la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux.

Les associations soulignent par ailleurs que « les personnes atteintes de maladies chroniques ont des parcours professionnels très variables, soumis à leurs nécessités de soins et à l’aggravation de leur état de santé » et qu’ « entre les temps partiels imposés par la maladie et les passages en arrêt maladie voire en invalidité, les carrières professionnelles des personnes atteintes de maladies chroniques sont bien désavantagées ».

Chroniques Associés demande ainsi au gouvernement que le niveau de pension de retraite soit au moins identique à celui de la pension d’invalidité pour compenser les carrières professionnelles fractionnées par la maladie.

Autres revendications, que la substitution de la retraite à la pension d’invalidité n’intervienne que sur demande de l’intéressé comme cela est déjà le cas pour ceux qui peuvent continuer à exercer une activité professionnelle partielle.

Elles demandent de plus la suppression de la saisissabilité et de la récupération sur la succession de l’allocation supplémentaire d’invalidité et l’allocation supplémentaire personnes âgées.

Enfin, les associations réclament la prise en compte pour leur droit à la retraite de la situation d’ «aidant» pour les conjoints et les parents des personnes atteintes de maladies chroniques

Source : Chroniques Associés

21 juin 2010

 




WEB : REFORME DES RETRAITES

24062010

http://www.retraites2010.fr/sites/default/files/16-juin-2010_SyntheseReformeDesRetraites.pdf

SYNTHESE DE LA REFORME DES RETRAITES
AUGMENTER LA DUREE D’ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L’EFFORT
ENTRE LES SALARIES.
1. Porter l’âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l’augmentant
chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter
parallèlement de deux ans l’âge d’annulation de la décote.
2. Relever l’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique et dans les
régimes spéciaux :
- relèvement à 62 ans en 2018 pour tous les fonctionnaires dont l’âge
d’ouverture des droits est aujourd’hui de 60 ans ;
- relèvement de manière parallèle à l’âge légal de droit commun pour
tous les fonctionnaires en « catégorie active » : passage à 52 ans
lorsque l’âge d’ouverture des droits est de 50 ans ; à 57 ans lorsque
l’âge actuel est de 55 ans etc. ;
- relèvement de l’âge d’ouverture des droits dans les régimes spéciaux à
compter de 2017, pour tenir compte du calendrier de la mise en oeuvre
de la réforme de 2008.
3. Appliquer le principe d’une augmentation de la durée de cotisation en
fonction de l’espérance de vie jusqu’en 2020, conformément à la loi de
2003 :
- en application de ce principe, passage à 41 ans et 1 trimestre pour les
générations 1953 et 1954 ;
- compte-tenu des estimations actuelles de l’INSEE, la durée de
cotisations devrait être de 41,5 ans en 2020.
4. Ne pas demander le même effort à tout le monde, mais au contraire
prendre en compte l’usure des salariés, en permettant aux salariés qui ont
une vie professionnelle plus dure de partir à la retraite plus tôt que les
autres.
4.1 Pour les salariés qui ont commencé avant 18 ans : dans le cadre
du dispositif « Carrières longues », départ entre 58 et 60 ans,
sous réserve, comme c’est le cas aujourd’hui, d’avoir la durée
de cotisation + 2 ans. Au total le dispositif concernera 50 000
personnes en 2011 et 90 000 personnes en 2015.
4.2 Prendre en compte la pénibilité :
2
o en maintenant la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait
d’une situation d’usure professionnelle constatée (maladie
professionnelle ou accident du travail produisant les mêmes
effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20 %.
10 000 personnes concernées ;
o en développant la prévention de la pénibilité, pour éviter l’usure
physique des salariés : mise en place d’un carnet de santé
individuel retraçant les expositions.
DEVELOPPER L’EMPLOI DES SENIORS.
5. Aide à l’embauche pendant 1 an pour les recrutements de seniors
demandeurs d’emploi de plus de 55 ans ;
6. Renforcer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour faciliter la
transmission de savoir avant le départ à la retraite.
RENFORCER L’EQUITE DU SYSTEME PAR DES MESURES DE RECETTES CIBLEES ET
UNE PLUS GRANDE CONVERGENCE ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVE.
7. Augmenter les recettes destinées au fonctionnement solidaire des régimes
de retraite, pour un montant de 3,7 Md€ en 2011:
- mise en place d’un dispositif de recettes supplémentaires sur les hauts
revenus et les revenus du capital :
o création d’un prélèvement de 1 % sur la dernière tranche de
l’impôt sur le revenu ;
o augmentation d’1 point des prélèvements sur les plus-values de
cessions mobilières, les plus-values de cessions immobilières et
du prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes et les
intérêts.
- augmentation des prélèvements sur les stock-options : passage de la
contribution de l’employeur de 10 à 14 % ; passage de la contribution
du salarié de 2,5 à 8 % ;
- augmentation des prélèvements sur les retraites chapeaux :
o prélèvement de l’entreprise désormais appliqué dès le 1er euro
de rente versé et non plus à partir de 1 000 € ;
3
o mise en place d’une contribution sociale de 14% pour le
bénéficiaire ;
- suppression de deux niches fiscales : le crédit d’impôt sur les
dividendes des particuliers ; le plafonnement de la quote-part pour frais
et charges sur les dividendes des entreprises ;
- taxation au 1er euro des plus-values de cession mobilières, comme
c’est le cas pour les prélèvements sociaux, et non plus à partir de
27 000 € ;
- calcul annualisé des allègements de charges, pour qu’il s’applique aux
salaires et primes versés par l’employeur sur toute l’année, alors qu’il
est aujourd’hui appliqué mois par mois.
8. Renforcement de la convergence entre les régimes public et privé :
En complément de l’application dans la Fonction publique et les régimes
spéciaux du relèvement de l’âge et de l’augmentation de la durée de
cotisation :
- alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé (passage
de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans ;
- fermeture du dispositif de départ anticipé sans condition d’âge pour les
parents de 3 enfants ayant 15 ans de service à compter de 2012. La
possibilité de partir au bout de 15 ans pour les parents ayant déjà
3 enfants en 2012 sera préservée ;
- application de la même règle d’obtention du « minimum garanti » que
dans le secteur privé. Il faudra désormais, comme c’est déjà le cas
dans le secteur privé, que les fonctionnaires aient tous leurs trimestres
ou attendent l’âge d’annulation de la décote pour pouvoir bénéficier du
minimum garanti.
AMELIORER NOS MECANISMES DE SOLIDARITE.
9. Améliorer la couverture des chômeurs non indemnisés, pour tenir compte
de la difficulté d’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le nombre
de trimestres validés par la solidarité lorsqu’une personne est au chômage
non indemnisée sera augmenté de 50 % (passage de 4 à 6 trimestres) ;
10. Améliorer les retraites des femmes. Pour que le congé maternité ne
fasse plus baisser la pension. L’indemnité journalière perçue pendant le
congé maternité sera en effet désormais intégrée dans le salaire de
référence pour le calcul de la pension ; sanction pour les entreprises
qui ne font pas de diagnostic de situation en matière d’inégalités
salariales.
4
11. Régler deux difficultés en matière de retraites agricoles :
- faciliter l’obtention par les femmes exploitantes agricoles du bénéfice
de la revalorisation du minimum de pension agricole, par un
assouplissement des conditions d’accès à ce dispositif ;
- changer les règles du minimum vieillesse, pour que les agriculteurs
ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 € de revenu au titre de la
retraite pour une personne seule. Les terres agricoles et le corps de
ferme seront à cette fin exclus du recours sur succession, compte-tenu
de la spécificité de ces biens, afin d’inciter les agriculteurs à demander
le minimum vieillesse.
RENFORCER LA COMPREHENSION PAR LES FRANÇAIS DES REGLES DE LA RETRAITE.
12. Transmettre à tous les nouveaux assurés lorsqu’ils valident leurs
premiers trimestres un document d’information sur le système de
retraite, en particulier sur les règles d’acquisition des droits à retraite et
sur l’impact que peuvent avoir sur ces droits les événements qui
affectent le déroulement d’une carrière ;
13. Mettre en place un « point d’étape individuel retraites » à 45 ans pour
leur permettre de faire très tôt les bons choix en matière de retraite ;
14. Mettre en place un relevé de carrière en ligne couvrant tous les régimes
de retraite.
ATTEINDRE L’EQUILIBRE DES 2018.
15. L’ensemble des mesures d’augmentation de la durée d’activité et des
recettes permettront de remettre les régimes de retraite à l’équilibre en
2018 ;
16. Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement
transférés à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES),
qui aura la propriété des actifs et des ressources du Fonds de réserve
des retraites. Le FRR restera le gestionnaire de ces actifs et de ces
ressources, pour le compte de la CADES ;
17. Mettre en place un comité de pilotage des régimes de retraite chargé
de suivre des indicateurs essentiels pour le succès de la réforme et
l’avenir du système, notamment le taux d’emploi des seniors, la
situation financière des régimes et le taux de couverture des
engagements financiers.




WEB : L’INSERM CONFIRME LE LIEN ENTRE LA MALADIE DE PARKINSON & LES PESTICIDES

21062010

http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/faits-marquants/exposition-aux-pesticides-et-maladie-de-parkinson

Elbaz A, et al. Ann Neurol 2009 ; 66 : 494-504

 

 

Association entre maladie de Parkinson et exposition aux insecticides organochlorés  chez les hommes, en fonction du nombre d'années cumulées d'exposition (médiane=16 ans)

Association entre maladie de Parkinson et exposition aux insecticides organochlorés chez les hommes, en fonction du nombre d’années cumulées d’exposition (médiane = 16 ans)

La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative dont la prévalence est d’environ 1,5 % après 65 ans. Elle est d’origine multifactorielle, impliquant des facteurs de risque environnementaux et génétiques. Le rôle de l’exposition professionnelle aux pesticides a été évoqué quand des syndromes parkinsoniens sont survenus après intoxication par le MPTP, dont la structure chimique est proche de celle de l’herbicide Paraquat. Des études épidémiologiques avaient montré que le risque de MP était multiplié par 1,5 à 2 en cas d’exposition professionnelle aux pesticides sans qu’un type de pesticide n’ait pu être incriminé. L’équipe emmenée par Alexis Elbaz (unité Inserm 708, Université Pierre-et-Marie-Curie) a cherché à caractériser cette relation en étudiant un groupe de personnes fortement exposées aux pesticides, affiliées à la Mutualité sociale agricole (MSA). En conduisant des entretiens très détaillés à l’aide de médecins du travail de la MSA et en collaboration avec le Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (unité Inserm 1018, Université Paris-Sud), ils ont comparé les profils d’exposition de 224 cas atteints de maladie de Parkinson et de 557 sujets témoins. L’exposition aux insecticides, en particulier aux organochlorés, semble plus fortement associée au risque de maladie de Parkinson parmi les hommes, un risque qui augmente avec l’intensité de l’exposition. Ces résultats soulignent l’importance de l’éducation des agriculteurs pour l’utilisation des pesticides et soulèvent la question du rôle de l’exposition à plus faible dose.

 




REVENONS A LA DEFINITION D’UN JEUNE PARKINSONIEN

18062010

Bonsoir,

Claire, dans son dernier commentaire, demandait à Vincent ce qu’il entendait par « jeune parkinsonien ». J’ai compris qu’elle pouvait douter de sa « jeunesse » à 48 ans ! Tout est dans la définition d’un « jeune parkinsonien ».

La jeunesse est en principe une classe d’âge. Les âges de la vie sont :

- la jeunesse : bébé, enfance et adolescence

- l’âge adulte et

- la vieillesse ou « 3e âge ».

La maladie de Parkinson a touché jusqu’à présent une majorité de personnes âgées (3e âge) ou tout au moins est médiatiquement connue principalement sous cet aspect : l’image classique du petit vieillard tremblotant penché en avant remonte à la première description de la maladie par le Dr James Parkinson au début du 19e siècle ! Une image manquant de réalisme car à l’époque ce malade ne bénéficiait d’aucun traitement et encore moins des traitements actuels. Appel à tous les photographes bénévoles (clin d’oeil à Vincent !)… Vive aussi des descriptions plus nuancées de la maladie toujours présentée comme la 2e maladie de la vieillesse après la maladie d’Alzheimer ! Quand elle n’est pas confondue avec !
En attendant une représentation des malades plus adéquate, on range dans la catégorie d’âge « jeune », dans le sens prématuré, les malades de l’âge adulte, sachant que seulement quelques très rares cas d’enfants ou plutôt adolescents ont été atteints d’une maladie de Parkinson très précoce.

Toutefois, la frontière est très difficile à apprécier car il en va davantage que de l’âge pour former un groupe homogène :

- de chaque nature, de l’esprit dans lequel on se trouve : parfois on est encore « jeune d’esprit » après 60 ans et on l’est moins avant ! Mais, me direz-vous, il n’est pas toujours facile d’avoir une maladie de Parkinson à l’image dont on vient de parler et d’être gai, dynamique ou positif…

- du maintien d’une activité professionnelle  : souvent le passage à la retraite (de plus en plus tardif : + 2 ans récemment…) représente aussi le passage de l’activité à l’inactivité et sonne « vieillesse », mais jamais comme « invalidité » (je déteste ce mot !) qui regroupe les termes d’incapacité à travailler et d’handicap qui peuvent concerner aussi de jeunes adultes atteints de la maladie de Parkinson…

- du partage de la vie avec un « partenaire » (pitié pas « aidant » !) en âge adulte et donc en âge de vie sexuelle encore « active » et tous savons que l’arrivée d’une maladie de Parkinson remet en question ce type de relations que ce soit par de l’hyposexualité (maladie) ou de l’hypersexualité (médicaments)…

- de l’éducation d’enfants ou d’adolescents rendue souvent difficile par l’arrivée d’une maladie chronique…

Les malades auparavant s’isolaient. Aujourd’hui, ils se rassemblent physiquement dans une tranche d’âge disposant de temps par l’intermédiaire des associations ou encore des cures thermales.

C’est l’ère de la communication sous tous ses aspects (physique, téléphone, Internet…). Profitons-en pour communiquer de la manière qui nous convient le mieux.
Quid des « jeunes parkinsoniens » qui aujourd’hui essaient de se rassembler pour communiquer quand ils auront 60 ans, ne travailleront plus et n’auront plus à leur charge d’enfants ? Ils auront envie de continuer à cotoyer les mêmes amis qu’ils ont connus et avec qui ils ont tissé des liens d’amitié et de solidarité aussi importants que leurs médicaments…

Conclusion : formons AUJOURD’HUI des groupes homogènes dans lesquels nous nous sentons bien et gardons précieusement ces liens…

Corinne




MALADIE DE PARKINSON : UNE MALADIE EVOLUTIVE LONGUE POUR LES JEUNES PARKINSONIENS

6062010

Lorsque votre neurologue vous a appris que vous étiez atteint de la maladie de Parkinson, vous vous êtes aussitôt interrogé sur votre capacité à vivre dans de bonnes conditions toutes les années restantes de votre vie… L’interrogation a vite fait place à l’angoisse quand vous avez découvert sur Internet, dans des revues ou brochures médicales que cette maladie conduisait à une aggravation progressive de votre condition physique, psychologique et comportementale. De la même manière, vous avez sûrement la même image désuète de la maladie de Parkinson que l’ensemble de la population, tant que le livre blanc de la maladie de Parkinson n’aura pas encore conduit les pouvoirs publics à lancer une campagne d’information générale et de formation des milieux médical et paramédical non spécialisés: une image qui assimile le malade parkinsonien à un vieillard tremblotant. Enfin, vous avez peut-être rencontré dans des réunions associatives des malades en grande majorité âgés, handicapés et accompagnés de leur « aidant », mais si vous vous vous y êtes rendus une fois, vous n’avez sûrement pas renouvelé l’expérience. Pas très encourageant pour envisager l’avenir de manière positive, n’est-ce pas ?

D’abord, le malade âgé rencontré aujourd’hui ne doit pas être une référence pour le jeune parkinsonien, car ils n’a pas bénéficié des mêmes traitements médicamenteux que ce dernier : on ne peut pas comparer un malade de 75 ans qui a été traité par exemple uniquement par de la l-dopa avec un malade de 35 ans traité uniquement par un agoniste ou un de 52 ans par un agoniste complété plus tard par de la l-dopa, sans compter le niveau de réaction au traitement dépendant de l’âge et de la situation personnelle du malade.

Ensuite, le malades recevait avant passivement un traitement médicamenteux sans autre accompagnement. Aujourd’hui, on a compris que ce traitement ne suffisait pas et que la collaboration active du malade lui permettait de mieux vivre plus longtemps en intégrant ses projets de soins à ses projets de vie. Il doit se convaincre que les contraintes de son traitement ne s’opposent pas à ses choix de vie mais au contraire les rendent possibles. Le malade surtout jeune doit pouvoir ainsi se détacher de sa maladie, ne plus s’en sentir dépendant ni encore se considérer comme avant tout malade.

Comment ? Grâce à un accompagnement  ne revenant pas seulement aux médecins, mais également à un réseau pluridisciplinaire sollicité au fur et à mesure des besoins ainsi qu’à un réseau de soutien d’autres malades de préférence de la même tranche d’âge et à un stade similaire d’évolution (ou pas) de la maladie et associatif adapté…

Continuer à vivre, mais en ne faisant pas l’autruche, en regardant en face ce qui arrive, ce qui bouleverse la vie et ainsi S’ADAPTER.

Vivre ni dans le passé (ça ne sert à rien), ni dans l’avenir (à quoi bon angoisser quand on ne sait quelles nouvelles molécules vont être découvertes ni ce que la vie nous réserve de négatif comme de positif…), mais dans le PRESENT.

C’étaient mes pensées positives du jour.

Corinne







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