UNE CURE POUR JEUNES PARKINSONIENS : CA SERT A QUOI ?

28052010

Bonne question n’est-ce-pas ? Et j’entends déjà (d’Ussat-les-Bains) : Merci de l’avoir posée !

Je dirais  :

  • d’abord comme tous les curistes du monde entier et quelque soit leur pathologie, ne nous occuper que de nous pendant 3 semaines, faire un « break » au cours de la vie trépidante et stressante qui nous entoure, , sortir du quotidien, découvrir une région, se divertir…, puis
  • comme tous les parkinsoniens, bénéficier à Ussat-les-Bains, Lamalou-les-Bains ou Neris-les-Bains (les 3 stations thermales françaises homologuées (voir « Boîte à outils ») d’une cure à base d’eau thermale favorable à la maladie de Parkinson et à d’autres pathologies également prises en charge (gestion du stress, rhumatologie, etc…), nous retrouver entre malades  et enfin
  • pour les seuls jeunes parkinsoniens, former un groupe homogène et détaché d’autres parkinsoniens plus âgés, afin de parler ensemble couple, enfants, boulot, insomnies, ordi, fatigue, regard des autres, , etc…, sujets COMMUNS mais aussi de réfléchir ensemble aux moyens nécessaires pour mieux vivre, et de trouver des activités sympas à suivre ensemble ou pas, car chacun doit garder aussi son espace « liberté » pour avoir le sentiment de faire ce qu’il veut comme il aime bien le faire habituellement !

La cure actuelle a bien démarré et au 5e jour, nous nous sommes réunis deux fois, avons mangé tous ensemble 2 fois, avons effectué une randonnée avec guide de montagne, nous sommes retrouvés en groupe de 2 à 3 pour des marches ou des sorties. L’ambiance est cordiale et gaie et nous échangeons facilement.

A suivre.

Corinne




WEB : DES AIMANTS CONTRE LA DEPRESSION

25052010

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/05/24/01004-20100524ARTFIG00543-des-aimants-contre-la-depression.php

25/05/2010 .

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Une séance de stimulation magnétique transcrânienne sur une  patiente déprimée, dans le cabinet du Dr Radtchenko à Paris.
Une séance de stimulation magnétique transcrânienne sur une patiente déprimée, dans le cabinet du Dr Radtchenko à Paris.

Des résultats encourageants ont été obtenus avec la stimulation transcrânienne.

WEB : DES AIMANTS CONTRE LA DEPRESSION dans RECHERCHE coeur-Confortablement assise dans un fauteuil rouge, la tête bien calée par la pièce métallique en forme de huit posée sur la partie gauche de son crâne, Mme E. S., 77 ans, discute tranquillement avec son médecin qui effectue les derniers réglages de l’appareil. De discrets «clic-clic» se font entendre. La séance de stimulation magnétique transcrânienne (rTMS) vient de commencer.

La bobine en huit est en fait un aimant. Il délivre des impulsions magnétiques qui se transforment en impulsions électriques au niveau d’une zone précise du cerveau de Mme E. S. Avec ce nouveau traitement de sa dépression, ajouté depuis deux mois à ses médicaments, elle dit ressentir enfin «une amélioration du moral». Jusqu’ici, rien ne l’avait soulagée. Ni les antidépresseurs. Ni même les électrochocs, encore proposés dans les dépressions sévères et qui envoient de fortes décharges électriques au niveau du cerveau pour induire une crise convulsive. Une stratégie efficace, mais lourde, nécessitant une hospitalisation et une anesthésie générale. Rien à voir avec la rTMS, beaucoup plus légère.

«C’est une méthode de modulation de l’activité neuronale. Le principe est d’utiliser une région superficielle du cortex cérébral comme moyen d’action sur des structures cérébrales plus profondes, comme le système limbique, impliquées dans la dépression», explique le Dr Andrei Radtchenko, psychiatre, qui traite Mme E. S. dans son cabinet parisien. Il est pour l’instant l’un des rares praticiens en France à pratiquer la rTMS en libéral.

Quinze minutes et quelque 3000 impulsions électriques plus tard, la séance s’achève. «La rTMS m’a fait franchir un deuxième cap, raconte la patiente suivante ; une femme de 46 ans, dont vingt-cinq sous antidépresseurs. Le premier, c’était il y a quelques années grâce à un produit que je prends toujours. Auparavant, j’avais essayé sans grand succès à peu près tous les antidépresseurs commercialisés !»

Quasiment inconnue il y a dix ans, la stimulation magnétique transcrânienne est en pleine explosion. Entre 2003 et 2008, pas moins de 4000 articles scientifiques lui ont été consacrés dans la littérature internationale. Dépression, mais aussi hallucinations des schizophrénies, troubles obsessionnels compulsifs, douleurs chroniques, Parkinson, épilepsie, rééducation des attaques cérébrales, et même acouphènes… Des essais cliniques sont en cours dans de multiples pathologies, en ciblant différentes aires cérébrales.

Dans la dépression, une pathologie dont souffrent 15 à 20 % des individus au cours de leur vie, la rTMS est proposée en cas de résistance aux antidépresseurs. Des effets favorables plus ou moins marqués sont constatés dans 30 à 50 % des cas. «Les résultats peuvent se faire sentir en quelques jours, mais il existe des non-répondeurs, comme pour tous les traitements de la dépression », insiste le Dr Radtchenko. Le taux de rémission complète est de l’ordre de 15 %, selon une récente étude américaine incluant 200 malades. Un résultat à première vue modeste, mais trois fois supérieur à la bobine placebo, et loin d’être négligeable pour des patients résistants aux antidépresseurs et dont la souffrance est intense. Quant aux effets indésirables, ils sont le plus souvent minimes : sensations désagréables dues à des contractions musculaires, maux de tête. Principale contrainte : des séances quotidiennes pendant plusieurs semaines, qui s’espacent progressivement ensuite.

Agréée en 2008 pour le traitement de la dépression aux États-Unis, la rTMS est encore en évaluation en France. «Une étude nationale multicentrique est en cours depuis 2007, qui inclura au total 363 patients résistants aux antidépresseurs», précise le Dr David Szekely, psychiatre au CHU de Grenoble. Dans cet essai dit en double aveugle (médecins et malades ne savent pas quel est le traitement administré), un groupe de malades est traité par rTMS et un antidépresseur, un deuxième par bobine placebo et antidépresseur et un troisième par rTMS et gélule placebo.

 

Vingt-cinq centres équipés

Malgré le coût élevé de l’appareil de stimulation (40.000 à 60.000 euros) et l’absence pour l’instant de recommandations officielles, de plus en plus d’hôpitaux s’équipent. En 2008, on dénombrait une quinzaine de centres, il y en a aujourd’hui 25 , selon le Dr Szekely, qui estime que la rTMS concerne environ 500 patients par an en France. Un chiffre qui devrait s’envoler dans les années à venir, si cette technique est agréée.

Pour améliorer le taux de réussite, les médecins étudient plusieurs pistes : des aimants plus performants, un meilleur repérage (actuellement empirique) de la zone cible (cortex préfontal dorso-latéral)… «Une étude a démontré qu’un repérage plus précis avec un système de neuronavigation guidé par IRM améliore l’efficacité», explique le Dr Cécilia Nauczyciel, du CHU de Rennes. Plusieurs modèles sont déjà commercialisés, dont le coût est élevé (jusqu’à 120.000 euros). Avec des chercheurs de l’Inria, l’équipe du Dr Nauczyciel a conçu un neuronavigateur qui repère automatiquement la cible. Il est en cours de tests.

Sandrine Cabut
 




WEB : Sortie du pramipexole à libération prolongée (SIFROL)

21052010

http://alzheimer-parkinson.over-blog.com/article-parkinson-sortie-du-pramipexole-a-liberation-prolongee-50816919.html

Actualité: la forme LP de ce médicament, déjà commercialisé en forme standard, est sortie.

Elle a un intérêt pratique.

Sans urgence, il est probable que votre neurologue fera un basculage à la prochaine consultation s’il le juge utile

Par Dr Polydor, neurologue




VIE DE COUPLE : idées à gogo…

19052010

J’ai quelques idées destinées à préserver la vie de couple du jeune parkinsonien :

  1. Laisser « traîner » des livres, revues ou brochures sur la maladie de Parkinson à la maison
  2. Se faire accompagner chez le neurologue
  3. Participer à des réunions associatives ou groupes de paroles d’aidants avec psychologues
  4. Rencontrer d’autres jeunes couples
  5. Expliquer si on s’en sent capable la maladie de Parkinson et sa propre maladie de Parkinson, les symptômes et le ressenti
  6. Passer un contrat : s’inventer une nouvelle vie !
  7. Demander de l’aide si nécessaire
  8. Garder chacun son espace liberté
  9. Avoir des projets communs
  10. Partir en voyage (il existe de très beaux coins en France !)

J’espère que vous m’aiderez à allonger la liste.

A vous !

Corinne




VIE DE COUPLE : A méditer…

19052010

« Je suis jeune et j’ai la maladie de Parkinson : quel avenir pour mon couple quand je ne connais même pas le mien ? J’ai peur…

« J’ai l’âge d’une riche vie intime, l’âge de séduire, l’âge d’être séduit(e) et ma maladie bouleverse tout ce que j’ai construit avec l’homme ou la femme de ma vie ».

« Je suis seule et ne souhaite pas le rester toute ma vie. Vais-je pouvoir « faire » ou « refaire » ma vie ?

Pourquoi ?

Parce-que cette maladie a des répercussions physiques et psycho-comportementales visibles plus ou moins bien contrôlées par les médicaments (lenteur – raideur – tremblement) diminuantes au niveau relationnel en général (le regard des autres) et au niveau de la relation dans le couple plus particulièrement (le regard de l’autre…).

Parce-qu’en plus, le stress provoqué par la peur de décevoir l’autre, de moins plaire à l’autre, de faire peur à l’autre peut augmenter les symptômes, notamment les tremblements : c’est alors un cercle vicieux…

Parce-que, surtout jeune, on se demande si l’autre va supporter longtemps les changements progressifs générés par la maladie…

Car avoir la maladie de Parkinson à 20 30 40 ou 50 ans n’a pas la même incidence sur la relation de couple qu’avoir la maladie de Parkinson à 60 70 ou 80 ans : d’une part, la durée de vie commune restante est plus longue et d’autre part le type de relation est différent dans le premier cas…

Corinne




WEB : TEXTE DISCOURS ROSELYNE BACHELOT 12 AVRIL 2010

8052010

De nombreux medias se sont emparés de cet évènement : la remise du livre blanc de la maladie de Parkinson au ministre de la santé Mme Roselyne Bachelot le 12 avril dernier.

Ils ont rendu compte d’un accueil favorable et de promesses d’actions.

J’ai souhaité vous adresser le texte intégral du discours de Mme Roselyne Bachelot.

 

 

WEB : TEXTE DISCOURS ROSELYNE BACHELOT 12 AVRIL 2010 dans MEDIATISATION Bachelot

 

L’association France Parkinson a remis à Roselyne Bachelot, lundi 12 avril 2010, un Livre Blanc des 1ers États Généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson qui a déjà touché plus de 150 000 personnes en France.

Voici un extrait du discours prononcé par la ministre de la santé Roselyne Bachelot lors de la remise du Livre Blanc des 1ers États Généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson :

A l’occasion de la récente Journée mondiale de la maladie de Parkinson, je me retrouve parmi vous aujourd’hui avec satisfaction mais aussi avec gravité. Les premiers Etats généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson ont permis la rédaction d’un Livre Blanc, à l’initiative de l’association France-Parkinson.

A vous, son président, cher Bruno Favier – dont j’ai vu avec plaisir le nom figurer dans la promotion de Pâques de la Légion d’honneur –, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui oeuvrent avec vous au service des malades et de leurs familles, je veux adresser mes plus vifs remerciements.

Je connais le remarquable investissement dont vous faites preuve quotidiennement pour soutenir celles et ceux qui souffrent et changer le regard de chacun sur cette maladie mal connue.

L’ouvrage que vous venez de me remettre est le fruit d’un important travail de concertation, qui a su fédérer les énergies et auquel ont pris part tous les acteurs concernés : l’association France Parkinson bien entendu, mais aussi l’association des Parkinsoniens de la Loire, le comité de coordination des associations de Parkinsoniens, la fédération française des groupements de Parkinsoniens, France Comté Parkinson et Parkinsonia. A toutes et à tous, je veux dire ma considération et mon estime. En effet, vous avez fait progresser durablement la réflexion sur un sujet de santé publique majeur, qui engage notre avenir.

Car, dans notre pays, ce sont 150 000 personnes qui sont atteintes de la maladie de Parkinson. Pourtant, cette maladie reste mal connue et mal comprise du grand public. Sans doute cela tient-il, en partie, à ce qu’elle est celle de tous les paradoxes. D’origine inconnue, la maladie de Parkinson introduit chez celle ou celui qui en souffre une dualité, d’abord extérieure, mais aussi plus intime.

Dualité entre l’intention et le geste, qui interroge notre conception même du corps humain et de son fonctionnement.

Dualité, également, entre le temps et l’espace : alors que les semaines, les mois, les années défilent, le malade est enfermé dans une rigidité subie qui contrarie et entrave ses mouvements. Dualité, enfin, entre le patient, contraint de mener un combat quotidien à chaque étape de sa vie, et son entourage, souvent démuni car mal informé sur cette maladie.

C’est précisément pour rompre cette dualité et pour lutter contre l’isolement des patients que nous devons unir nos efforts.

En cela, France Parkinson a accompli un chemin considérable et opéré une véritable mue, que je tiens à saluer. Vous avez fait des progrès significatifs pour vous structurer et vous organiser, progrès qui font de votre association le relais légitime auprès des pouvoirs publics de la voix des Parkinsoniens et de leurs attentes.

Le Livre Blanc que vous me remettez aujourd’hui est exemplaire car il est le fruit d’un remarquable travail de concertation avec l’ensemble de vos représentants régionaux. Soyez-en remerciés. Ce Livre blanc, nourri de témoignages parfois durs, souvent émouvants émanant de patients, de proches ou de soignants, débouche sur plusieurs propositions intéressantes. Ces propositions traduisent avant tout une préoccupation récurrente : celle d’une meilleure reconnaissance de la maladie de Parkinson et de ceux qui en sont atteints. En tant que ministre de la santé, je fais mienne cette préoccupation, et je veux, avec vous, trouver les moyens d’y répondre.

Pour atteindre cet objectif, le Livre blanc que vous venez de me remettre constitue à l’évidence une base de départ précieuse. Il permet de mesurer le chemin qui reste à parcourir. C’est en ce sens que j’évoquais la gravité qui m’anime aujourd’hui. Beaucoup reste à faire, je le sais. Pour faire sortir de l’ombre la maladie de Parkinson et mieux soigner ceux qui en sont atteints, des outils existent, mais ils sont sans doute insuffisamment mobilisés. Ces outils, c’est d’abord la science, qui a connu des avancées significatives sur la maladie de Parkinson.

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Quel chemin parcouru, en effet, depuis l’introduction de la L-DOPA dans les années 60 jusqu’au traitement chirurgical des symptômes par implantation d’électrodes de stimulation. Ces outils, c’est la recherche, et les espoirs de guérison qui y sont associés. Je rappelle que la maladie de Parkinson a fait l’objet, au cours des cinq dernières années, de plus de 16 000 publications internationales, dont près du tiers en recherche thérapeutique.

Pour sa part, le ministère de la santé a financé au cours de cette période 21 projets de recherche, pour un montant de près de 4,5 millions d’euros dans le cadre du programme hospitalier de recherche clinique. Je n’oublie pas non plus le guide du patient rédigé en 2007 par la Haute autorité de santé (HAS) et intitulé « Vivre avec une maladie de Parkinson ». Il a contribué, à n’en pas douter, à faire évoluer les mentalités.

Ces outils, ce sont, aussi, des dispositifs efficaces pour la prise en charge et l’accompagnement des patients atteints de la maladie de Parkinson, notamment dans le cadre du plan « qualité de vie des patients atteints de maladies chroniques ». Ces outils, c’est, enfin, la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) qui fait une large place à l’éducation thérapeutique, au rôle crucial dans le cas des maladies chroniques. Je sais que vous avez piloté des expérimentations prometteuses autour de ce thème. La mise en place du dispositif dès 2011 tiendra compte de ces expériences.

La mise en place des agences régionales de santé (ARS), en permettant une meilleure articulation des secteurs hospitalier, ambulatoire et médico-social, doit permettre une amélioration de la prise en charge sanitaire et sociale et un accompagnement mieux coordonné pour les patients et pour leurs proches. J’invite vos représentants régionaux à se faire rapidement connaître des directeurs généraux des ARS.

Mais sans doute faut-il aller encore plus loin, sur plusieurs des questions que soulève fort justement ce livre blanc. Je pense à la question de l’annonce du diagnostic trop souvent traumatisante pour le malade et ses proches.

Je pense à la meilleure connaissance de la maladie par les soignants, quels qu’ils soient. Je sais par exemple que trop souvent, les malades ont le sentiment que leur pathologie est insuffisamment connue de leur médecin généraliste. Sans doute est-ce parfois vrai. Nous devons progresser résolument vers une meilleure articulation des connaissances du médecin généraliste (notamment par la formation), du spécialiste qu’est le neurologue, et du malade lui-même, via l’éducation thérapeutique.

J’encouragerai tout ce qui va dans le sens d’une mise en réseau de ces différentes compétences, pour une meilleure prise en charge de proximité des malades. C’est une des missions des ARS, et je la leur rappellerai avec force.

Je pense également à la prise en charge des malades jeunes, avec l’enjeu que représente pour eux la poursuite d’une activité professionnelle ou l’accès à une retraite anticipée. Je pense aussi à la question fondamentale de la place de l’aidant auprès du malade : cette question du statut de l’aidant dépasse de beaucoup le seul cas de la maladie de Parkinson. Vous savez qu’elle relève également du ministre chargé des solidarités. Pour moi, ministre de la santé, elle est absolument cruciale. Je veux donc avancer rapidement sur cette question, en lien avec Nadine MORANO, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité. Des travaux sont en cours associant les services de nos deux ministères : je souhaite qu’ils aboutissent rapidement.

Alors, je le dis très simplement : plus que des promesses illusoires, ce que je veux, c’est travailler avec vous à changer la situation concrète des personnes malades. Il n’est pas dans mon habitude de faire des annonces qui resteraient des coquilles vides. J’ai trop de respect pour les malades pour me livrer à un tel exercice.

Je souhaite que la Direction générale de la santé installe dans les meilleurs délais un groupe de travail consacré à la mise en oeuvre de ces différentes préconisations : votre association a naturellement vocation à y siéger, ainsi que les sociétés savantes, les agences concernées mais aussi les représentants des autres ministères impliqués. Je souhaite que ce groupe de travail me remette un bilan d’étape dans 6 mois. Faut-il, à la lumière de ce qui vient d’être dit, envisager un Plan Parkinson pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés ? Peut être, mais ce n’est pas une évidence. Ce n’est pas nécessairement à l’aune d’un plan que se mesure la mobilisation des pouvoirs publics.

Que l’on ne s’y trompe pas : ce dont ont besoin nos concitoyens atteints de la maladie de Parkinson, c’est que nous soyons mieux informés sur ce qu’ils vivent. Ce dont ils ont besoin, c’est que nous fassions évoluer la vision que nous avons de leur maladie. Ce dont ils ont besoin, en un mot, c’est d’être mieux considérés.

Chacun l’aura compris : c’est donc ensemble que nous relèverons les défis de demain. C’est ensemble que nous changerons l’image parfois négative de la maladie de Parkinson et que nous la ferons mieux connaître, en en retardant les symptômes, en améliorant la prise en charge et surtout la qualité du quotidien de celles et ceux qui doivent cohabiter avec et veulent « rester dans la vie », malgré la souffrance et l’isolement que trop souvent cette maladie engendre. Si nous y parvenons, comme je le souhaite ardemment, alors nous serons parvenus à « faire sortir de l’ombre » cette maladie, et plus largement, les maladies chroniques, les sujets que vous soulevez dépassant bien souvent la seule maladie de Parkinson.

Du regard renouvelé que, collectivement, nous saurons porter sur les malades pour les accompagner dans la reconquête de leur identité et de leur estime, dépend l’idéal de société que nous voulons construire : celui d’une communauté de destins solidaire, plus généreuse et plus attentive aux autres, et d’abord aux plus vulnérables. (Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports)




WEB : TEMOIGNAGES SUR DAILYMOTION

8052010

http://www.dailymotion.com/video/xd7wsz_la-maladie-de-parkinson-un-combat-a_news

C’est vrai mais optimiste et encourageant…

Bravo aux témoins et aux réalisateurs !
Corinne




WEB : Diminuer les effets secondaires liés au traitement de la maladie de Parkinson : C’est possible!

5052010

Des chercheurs de Bordeaux associant l’Inserm et le CNRS au sein du laboratoire « Mouvement, adaptation, cognition » (CNRS / Universités Bordeaux 1 et 2) viennent de découvrir qu’il est possible de diminuer les effets secondaires liés au traitement de la maladie de Parkinson. Dans ce nouveau travail à paraître dans la revue Science translational medicine datée du 21 avril 2010, les chercheurs ont restauré la production d’une protéine qui contrôle le circuit des récepteurs de la dopamine  : la protéine GRK6, améliorant ainsi les symptômes parkinsoniens.

 

Cliquez ici pour lire le Communiqué de presse de l’Inserm.




WEB : PARKINSON/ALZHEIMER, UNE STRUCTURE SIMILAIRE

4052010
cerveau-alzheimer-cortex

Photo: Inserm

Vue en coupe de l’épaisseur corticale d’un sujet sain (à gauche) et d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer (à droite).

Les maladies neurodégénératives, telles que le parkinson et l’alzheimer, ont toutes un point en commun : la structure similaire de leurs protéines.

Les chercheurs français et américains qui ont découvert cela espèrent que cette nouvelle connaissance permettra de mieux diagnostiquer le risque de contracter ces maladies, mais aussi de concevoir de nouveaux médicaments.

Ces maladies sont caractérisées par la présence de dépôts de protéines qui s’accumulent dans les tissus et entraînent des blessures irréversibles aux organes.

Ces dépôts de fibrilles amyloïdes sont liés à la métamorphose d’une protéine normalement inoffensive.

La structure en question

Plusieurs études tentent actuellement de déterminer la structure atomique en 3D de ces fibrilles afin de comprendre le mécanisme qui cause leur assemblage en fibre.

Le Dr Andrey Kajava, du centre français de la recherche scientifique, et des collègues américains ont identifié une unité structurelle commune à toutes les fibrilles liées aux maladies de type arcade bêta.

Ainsi, selon les chercheurs, deux ou plusieurs de ces arches peuvent déclencher la croissance rapide des fibrilles et mener à l’une des maladies.

Le Dr Kajava espère que cette découverte mènera à la création de médicaments capables d’enrayer la formation de fibrilles.

Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2010/05/03/002-maladiesneurodegeneratives.shtml




BIENTOT EN CURE !

4052010

Bonjour à toutes et à tous,

Les soucis de santé familiaux auxquels j’ai été confrontée semblent diminuer pour, je l’espère, bientôt disparaître et faire partie des souvenirs…
Je reviens vers vous et réalise que dans moins de trois semaines débutera ma cure thermale annuelle à Ussat-les-Bains (Ariège) avec Pascale B, Anne-Marie C, Jean-Christophe F, Chantal G et Germain Hobet, tous représentatifs de cette catégorie des « jeunes parkinsoniens ». Une expérience qui démontrera, je l’espère, qu’associée à de fréquents échanges sur tous les thèmes qui nous intéressent ainsi qu’à de nombreuses activités physiques et de loisirs, il est intéressant voire nécessaire de prescrire à un jeune parkinsonien de manière précoce une cure thermale de cette nature dans l’histoire de sa sa maladie.

Le programme est prêt (susceptible d’être modifié lors de notre rencontre préparatoire), il ne reste plus qu’à…faire nos valises.
Corinne







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