DIAGNOSTIC, RECHERCHE

WEB : DIAGNOSTIC A BASE DE BANANE, CANNELLE ET ANANAS ?

Décidément, l’actualité est dans l’assiette !

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-01-28/etude-parkinson-un-diagnostic-a-base-de-banane-cannelle-et-ananas/1055/0/418276


Anne Jeanblanc

A votre santé par Anne Jeanblanc

 

Publié le 28/01/2010 à 15:38 Le Point.fr

ÉTUDE : Des troubles olfactifs chez 40 à 90 % des malades

L’exploration de l’odorat permettrait-elle de faire un diagnostic plus précoce de la maladie de Parkinson ? C’est l’idée que développent des spécialistes dans une étude reprise très récemment dans le Journal international de médecine (JIM) . Tout d’abord, les auteurs rappellent que le diagnostic de cette maladie est parfois difficile et qu’il repose essentiellement sur des critères cliniques. En d’autres termes, il ne nécessite pas d’examens complémentaires, mais un suivi pendant plusieurs années. Une situation qui ne satisfait pas les médecins qui aimeraient pouvoir dépister cette affection de façon précoce avec plus de certitudes.

De nombreux chercheurs ont pourtant tenté d’identifier des éléments qui permettraient d’orienter le diagnostic au stade de début : imagerie par résonance magnétique (IRM), scanner, échographie de certaines zones spécifiques du cerveau… Malheureusement, aucun ne donne totalement satisfaction. D’où cette autre piste, liée au fait que les parkinsoniens souffrent souvent de troubles de l’odorat. Globalement, différents travaux – basés sur des tests spécialisés qui évaluent par exemple l’olfaction à partir de cinq odeurs très caractéristiques (essence, cannelle, ananas, banane, fumée) – indiquent que la prévalence des troubles olfactifs varie de 40 % à plus de 90 % au cours la maladie de Parkinson. Cela s’expliquerait par le fait que le processus dégénératif de cette maladie peut toucher des zones intervenant dans l’olfaction.

Les auteurs de ce travail précisent toutefois que l’évaluation des fonctions olfactives présente un certain nombre de limites. Elle dépend du niveau socioculturel, des capacités d’évocation verbale et aussi du sexe, car les femmes ont des capacités supérieures à celles des hommes. De plus, ces spécialistes ne peuvent pas affirmer que des tests olfactifs permettront de distinguer la maladie de Parkinson d’autres pathologies susceptibles de perturber l’olfaction, notamment chez les personnes âgées. Cela ne va pas les empêcher de poursuivre leurs travaux. Mais leur conclusion reste prudente : « Il n’est pas certain que la banane aille rejoindre le marteau à réflexes dans la poche du neurologue. »

Corinne

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