VIE QUOTIDIENNE

VIE DE COUPLE : SUITE…

 

« Je suis jeune et j’ai la maladie de Parkinson : quel avenir pour mon couple quand je ne connais même pas le mien ? J’ai peur… »

« J’ai l’âge d’une riche vie intime, l’âge de séduire, l’âge d’être séduit(e) et ma maladie bouleverse tout ce que j’ai construit avec l’homme ou la femme de ma vie ». 

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Pourquoi ?

Parce-que cette maladie a des répercussions physiques et psycho-comportementales visibles plus ou moins bien contrôlées par les médicaments (lenteur – raideur – tremblement) diminuantes au niveau relationnel en général (le regard des autres) et au niveau de la relation dans le couple plus particulièrement (le regard de l’autre…).

Parce-qu’en plus, le stress provoqué par la peur de décevoir l’autre, de moins plaire à l’autre, de faire peur à l’autre peut augmenter les symptômes, notamment les tremblements : c’est alors un cercle vicieux…

Parce-que, surtout jeune, on se demande si l’autre va supporter longtemps les changements progressifs générés par la maladie…

Car avoir la maladie de Parkinson à 20 30 40 ou 50 ans n’a pas la même incidence sur la relation de couple qu’avoir la maladie de Parkinson à 60 70 ou 80 ans : d’une part, la durée de vie commune restante est plus longue et d’autre part le type de relation est différent dans le premier cas…

Je vous invite à découvrir un passage du site Internet

http://www.viedecouple.com/

qui énumère les différentes étapes de la vie à deux.

« COMMENT NOUS DEMEURONS EN COUPLE : LES ETAPES DE LA VIE A DEUX

Tout comme l’être humain, le couple traverse différentes étapes qui lui permettent de se développer, d’évoluer. Les psychologues Ellyn Bader et Peter T. Pearson se sont intéressés à la thérapie de couple et ont identifié quatre étapes de la vie à deux : la symbiose, la différenciation, l’expérimentation et le rapprochement.

La symbiose :

Il s’agit de la toute première étape où on tombe en amour et on crée des liens. L’emphase est mise sur les ressemblances et les points communs. À cette étape, la passion domine, on voudrait toujours être avec l’autre et on ne cesse de s’épater de tout ce qui nous unit (goûts, intérêts, affinités). Cette étape est essentielle à la formation du couple.

La différenciation :

Tôt ou tard la passion s’estompe. Au cours de l’étape de différenciation, les deux partenaires prennent conscience de ce qui les distingue, de leurs différences. Il s’agit de l’étape la plus difficile pour le couple puisque, constatant leurs divergences, les partenaires ont le réflexe de remettre en question le bien fondé de leur relation. Ceci crée d’autant plus de difficultés que l’on remarque souvent que les deux amoureux n’atteignent pas ce stade en même temps. Celui qui est encore à l’étape de la symbiose a alors peur d’être abandonné et celui qui a franchi cette étape peut se sentir étouffé. L’étape de la différenciation est cependant essentielle à la survie du couple puisque c’est au cours de cette étape que les membres du couple apprennent à exprimer clairement et ouvertement ce qu’ils sont, ce qu’ils désirent et ce qu’ils pensent. On y rétablit nos limites et nos frontières personnelles et on y retrouve une certaine indépendance.

L’expérimentation :

Au cours de cette étape, les partenaires délaissent la relation de couple et se centrent sur le monde extérieur. Ils investissent dans leur carrière respective, ils ont des enfants et ils s’accomplissent en tant qu’individu. Ils pratiquent quelques activités et entretiennent certaines relations à l’extérieur du couple. Bien qu’il soit tout à fait sain et naturel de ne plus se centrer uniquement sur la relation amoureuse, le couple doit toutefois veiller à entretenir leur lien et à partager ensemble diverses expériences. Plusieurs hommes vous diront qu’ils ont trouvé fort difficile l’arrivée d’un enfant dans le couple. Bien des nouvelles mères vivent une relation fusionnelle avec leur bébé et délaissent leur conjoint. Il s’agit là d’un exemple qui illustre fort bien ce stade de la vie de couple.

Le rapprochement :

L’étape du rapprochement signifie le retour à l’intimité dans le couple. Souvent les enfants sont élevés, la carrière est établie, l’heure de la retraite approche. Les partenaires souhaitent se rapprocher et ils redonnent de l’importance à leur relation amoureuse. Ils recommencent à faire des activités en couple. Bien entendu, les conjoints doivent être tous deux rendus à cette étape pour la franchir. Si l’un des deux est toujours à l’étape de l’expérimentation, s’il effectue un retour aux études par exemple, ou s’il vise une promotion au travail, la tentative de rapprochement de l’autre représente alors une menace .

Conclusion :

Nous vous avons présenté les différents styles d’attachement amoureux et les différentes étapes de la vie de couple afin de vous aider à y voir plus clair et à vivre de belles expériences. Nous tenons à souligner toutefois que, pour tomber en amour, il faut d’abord se connaître et s’aimer soi-même. Il faut également être capable de vivre dans l’intimité d’une relation et être prêt à se dévoiler, à se révéler à l’autre. Pour rester en amour, il faut que les partenaires changent, évoluent et se transforment ensemble, sans se perdre de vue. La vie de couple doit aussi être pigmentée de surprises, de risques, d’incertitudes et de découvertes, tout comme la vie en général. Nous espérons que ce texte vous a offert quelques pistes de réflexion et quelques éléments de compréhension. La relation amoureuse demeure un phénomène complexe qui ne peut être circonscrit en quelques pages. Nous sommes donc conscients des limites de ce texte mais nous espérons qu’il a su allumer quelques lanternes. »

Rédigé par: Louise Careau, psychologue

 

A la lecture de ce passage, j’ai compris quelle pouvait être la difficulté pouvant se présenter à un jeune couple dont un des deux partenaires a la maladie de Parkinson.

Le malade,

  • souvent dans un premier temps, « grâce » aux effets secondaires des médicaments, notamment par monothérapie à base d’agoniste (sifrol – requip – celance – parlodel – trivastal…) pratiquée pour retarder l’introduction de la l-dopa qui provoque des dyskinésies (mouvements involontaires du corps), peut constater une hypersexualité plus ou moins satisfaisante qui compense dans le meilleur des cas l’angoisse du diagnostic, mais peut aussi le propulser dans une phase antérieure à celle de son partenaire… d’où décalage source d’incompréhension et de divergences… ou
  • à un moment différent selon l’évolution de sa maladie, peut avoir tendance à rechercher consciemment ou inconsciemment prématurément le rapprochement (= protection) alors que son partenaire se trouve encore dans l’une des trois phases précédentes : symbiose, différenciation ou expérimentation… d’où décalage source d’incompréhension et de divergences…

Merci à Pierre L de m’avoir fait découvrir ce texte.

Essayons une prochaine fois de rechercher (pourquoi pas ensemble ?) des solutions …

BON WEEK-END !

Corinne (qui certes analyse mais partage avec vous le décalage !…)

A propos de Corinne

58 ans mariée avec Serge (depuis 37 ans) 3 enfants : Sonia 34 ans - Jérémie 31 ans - Marine 24 ans Lieu de vie : Région toulousaine 1ers symptômes de la maladie de Parkinson à 41 ans Diagnostic de maladie de Parkinson à 42 ans (depuis 17 ans) Interruption de carrière professionnelle et mise en invalidité 2e catégorie à 49 ans (depuis 9 ans) transformée en retraite pour inaptitude le 1/6/2014 ! 2012 à aujourd'hui : 2 chirurgies successives du dos - AVC - bris de matériel nécessitant une 3e chirurgie pour le moment évitée grâce à programme d'activité physique intense Animation d'un groupe d'échanges de malades et aidants dans l'établissement thermal d'Ussat-les-Bains Bénévolat très actif au sein de l'association France Parkinson depuis 10 ans Représentativité publique et défense des intérêts des jeunes parkinsoniens Déléguée départementale (Haute-Garonne) de l'Association France Parkinson depuis septembre 2014 à fin 2016 A partir de janvier 2017 chargée de mission/conseil auprès de la nouvelle déléguée et de relations avec le monde institutionnel, professionnel et associatif au service des malades et de leurs proches, notamment "jeunes"

3 Réponses à “VIE DE COUPLE : SUITE…”

  1. Le 24 janvier 2010 à 18 h 16 min Pierre Lemay a répondu avec... #

    Pour vous procurer l’ouvrage « Parkinson s’est invité chez nous », il suffit de verser la somme de 20 euros au compte de l’association Parkinson Belge 068-2158298-75 en n’oubliant pas de mentionner en communication le nom du livre demandé et votre adresse (si celle ci est différente de celle reprise sur l’extrait de compte). Le livre vous sera envoyé dès réception de votre paiement. L’adresse du chargé de communication (Lionel CRASSON) est la suivante : l.crasson@parkinsonasbl.be
    Pierre

  2. Le 24 janvier 2010 à 8 h 37 min Pierre Lemay a répondu avec... #

    Je ne commente pas dans l’anonymat, j’ai simplement oublié de mettre mon nom dans la case prévue.
    Pierre

  3. Le 24 janvier 2010 à 8 h 31 min Anonyme a répondu avec... #

    Comprendre avant d’agir : ce texte éclaire une des causes de la faiblesse de l’aide apportée par le conjoint mais maintenant, que faire ?
    J’accompagne Danielle depuis 25 ans et je peux vous faire part de notre expérience.
    Danielle avait 42 ans et moi 44 lorsque le diagnostic est tombé, nous l’avons superbement ignoré : la L-Dopa donnée en première intention à cette époque faisait son plein effet et nous étions tous les deux en pleine période « d’expérimentation », les enfants et nos carrières étaient prédominants. Le réveil a été brutal car 5 ans après le diagnostic, les variations d’effet et les dyskinésies invalidantes nous ont conduit à arrêter notre travail en moins d’un an.
    La période d’apprentissage des bases élémentaires du traitement de la MP n’a pas été facile : que faire lorsque la personne malade connaît quotidiennement 5 à 6 longues périodes de blocage sévères et autant de périodes de dyskinésies intenses ? Lui tenir la main en prononçant des paroles d’encouragement ne suffisent pas et il faut apprendre dans l’urgence. Je conseillerais pour le moins une formation plus progressive :
    • Aider à préparer et assister à la consultation (2 heures tous les 6 mois)
    • Lire un bouquin relatif au vécu avec Parkinson (2 heures) (a)
    • Participer à une réunion d’information organisée par une association (3 heures)
    De l’ordre de 5 heures par an ! C’est peu et le bénéfice est considérable.
    J’espère avoir convaincu !
    Pierre

    (a) : à signaler un bon bouquin édité par nos amis de l’association belge ApK : « Parkinson s’est invité chez nous », Corinne aura certainement la gentillesse de mettre les références dans la boite à outils, merci par avance.

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