VIE QUOTIDIENNE

DORMIR… OU SURFER SUR LE NET ?

 

Il est 3h42 et je ne me suis pas encore couchée…

et je crois ne pas être la seule : n’est-ce pas ?


  • Peu après le début de ma maladie, je n’ai plus supporté la télévision (hypersensibilité au bruit ? station assise prolongée ? inactivité ? je ne sais pas…) devant laquelle chaque soir après le dîner je laisse mon époux (qui profite de toute la place sur le canapé !) pour retrouver mon fidèle ordinateur qui m’attend dans mon bureau (qui se trouve sur la trajectoire de ma chambre : aïe ! mauvais point…)


 

  • Contrôle de ma messagerie, quelques recherches sur Internet, un p’tit (ou plus grand) tour du côté de mon blog (et oui, ça demande beaucoup de temps et de présence, et vos commentaires bientôt plus nombreux (là, vous l’aurez remarqué,  il y a un message !) m’encourageront), et mon époux passant le nez dans l’ouverture de la porte de mon bureau me demande déjà (mais d’un ton de plus en plus incertain !) : « Tu viens te coucher ? » et je lui réponds aussitôt (avec le même ton…) : « Oui, oui, j’arrive ! ». Hum ! Je ne lui dis pas quand !!! Et j’arrive en effet 2 – 3 voire 4 h après qu’il se soit même parfois relevé pour me rappeler à l’ordre. Mais que peut-il bien se passer pendant toutes ces heures ?

 

 

  • D’abord, seule et entourée du plus grand silence, je me sens bien, personne (ou presque !) pour me déranger


 

  • Ensuite, après avoir absorbé ma dernière prise de médicaments (1 modopar 62,5 + 1/2 sifrol 0,7) à 19 h, quelques légers tremblements animent ma jambe droite puis ma main droite qui maitrise toutefois le pianotage sur mon clavier d’ordinateur : mais calée dans mon fauteuil, je n’ai plus envie de me lever (comportement typiquement apathique)


 

  • Puis silence et solitude me portent à zapper de ci de là, frénétiquement : une véritable addiction (une de plus ! mais j’y reviendrai aussi un jour…) et j’ai de plus en plus l’impression d’être dépendante de cet « outil » qui me permet de m’échapper de mon quotidien, de communiquer avec mes amis et parfois aussi de rêver…


 

  • Ce qui ne m’empêche pas de m’endormir sur mon clavier d’ordinateur (ça surprend !) car je ne vous l’ai pas encore dit : je n’ai pas de problème d’insomnie et je m’endors dès que je me couche ! Mais je persiste quand même à rester dans mon fauteuil…déroutant…


 

  • Et… attention à la conduite automobile le lendemain en cas de non-récupération de sommeil : après une nuit blanche il y a 2 ans, je me suis endormie au volant, ma fille et moi blessées nous sommes retrouvées aux urgences de l’hôpital et ma voiture… à la casse. Depuis, je ne reprends plus le volant le lendemain dans ce cas…


 

  • Ainsi qu’au désinvestissement familial : j’y suis vigilante et je vous encourage à l’être, car la dérive est rapide et peut être lourde de conséquences.


Il est 4 h 30 et je file… au lit !

Corinne

A propos de Corinne

58 ans mariée avec Serge (depuis 37 ans) 3 enfants : Sonia 34 ans - Jérémie 31 ans - Marine 24 ans Lieu de vie : Région toulousaine 1ers symptômes de la maladie de Parkinson à 41 ans Diagnostic de maladie de Parkinson à 42 ans (depuis 17 ans) Interruption de carrière professionnelle et mise en invalidité 2e catégorie à 49 ans (depuis 9 ans) transformée en retraite pour inaptitude le 1/6/2014 ! 2012 à aujourd'hui : 2 chirurgies successives du dos - AVC - bris de matériel nécessitant une 3e chirurgie pour le moment évitée grâce à programme d'activité physique intense Animation d'un groupe d'échanges de malades et aidants dans l'établissement thermal d'Ussat-les-Bains Bénévolat très actif au sein de l'association France Parkinson depuis 10 ans Représentativité publique et défense des intérêts des jeunes parkinsoniens Déléguée départementale (Haute-Garonne) de l'Association France Parkinson depuis septembre 2014 à fin 2016 A partir de janvier 2017 chargée de mission/conseil auprès de la nouvelle déléguée et de relations avec le monde institutionnel, professionnel et associatif au service des malades et de leurs proches, notamment "jeunes"

4 Réponses à “DORMIR… OU SURFER SUR LE NET ?”

  1. Le 7 janvier 2010 à 18 h 33 min Anisset a répondu avec... #

    Courage à vous tous – une amie de Corinne que je trouve formidable d’avoir conçu ce blog

  2. Le 7 janvier 2010 à 4 h 08 min ANA GODEFROY a répondu avec... #

    après lecture de ton commentaire sur Dormir …. il est évident que je me retrouve dans ce récit.
    SEULEMENT VOILA ,moi je ne suis p as stimulée , je dors de moins en moins et cela commence vraiment à me poser de très vilains problèmes
    que ce soit dans les taches de tous les jours , mais aussi pour conduire
    en effet j’habite un ptit hameau et si pas de permis PAS DE VIE
    ENFIN faut reconnaitre qu’il faut vraiment voir à mettre en place un système d’aide ponctuelle pour nous aider dans ces cas très précis , bien sur il faut absolument que ce service soit adapté à chacun de nous et en fonction de NOUS

    BON JE VAIS ALLER DODOTER UNPEU MAINTENANT
    hhii
    bises ma CORINNE ET 0 VOUS AUSSI

  3. Le 5 janvier 2010 à 9 h 12 min jp31 a répondu avec... #

    Merci Serge pour ces explications claires.
    Corinne

  4. Le 5 janvier 2010 à 9 h 00 min serge (mp44, 14, 6) a répondu avec... #

    Bonjour à notre hôtesse Corinne, bonjour à tous et toutes.
    je voudrais témoigner sur l’addiction à internet et sur les addictions en général. Car, on ne le dit pas assez: la L-dopa, principale molécule utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson, est addictogène. je vais essayer de faire simple.
    Un article signé de Jean-Baptiste Guyon dans le SCIENCE&VIE hors série n° 232 dit :
    - la dopamine est une molécule aux multiples usages : ce neurotransmetteur, précurseur de l’adrénaline, contribue au contrôle des mouvements mais est également associé à la recherche de récompense.

    J’en déduis que toute personne ayant absorbée des quantités de L-dopa en grande quantité, adopte inconsciemment un comportement addictif.
    En effet, il ne peut se produire qu’une modification de la personnalité, due à l’introduction massive de dopamine, sous une forme dérivée la Lévodopa, induisant un manque de récompense, de reconnaissance sociale, artistique ou professionnelle, bref dans tous les cas une frustration.
    Hors, toute récompense, qu’elle soit d’ordre professionnelle ou même sexuelle, engendre une décharge d’adrénaline, qu’elle soit maintenue à un niveau résoannable dans le cadre professionnel ou en flash dans le cadre de sports extrêmes.
    N’ayant que peu de reconnaissance, donc de récompenses, donc d’adrénaline, du fait de l’isolement provoqué par la MP., on se retrouve donc dans un déséquilibre chimique induisant l’addiction!
    J’ai personnellement passé un an devant mon ordinateur, quasiment 24heures sur 24, dormant 1 heure par jour dans mon fauteuil, oubliant de prendre mon traitement, car étant en blocage total, incapable de me déplacer, prenant une vingtaine de modopar 125 par jour… c’était juste avant de subir une simulation cérébrale profonde (il y a 6 ans, bientôt 7)!
    Aujourd’hui, j’ai nettement allègé mon traitement, et la nuit: je dors!
    Mais tous les MP ne sont pas « candidats » à la neurochirurgie. Et les addictions au jeu, au sexe, à internet en général, sont à surveiller. Ne pas hésiter à en parler autour de soit, à ses proches, à son médecin généraliste, son neu(neu)rologue.
    Toutefois, en tant que MP. je revendique mes addictions, aux antidépresseurs, aux antidouleurs, à ma L-dopa… Et surtout au doux son qui siganale l’arrivée d’un message dans ma chère et tendre boite E-mail !!!
    C’est pas simple tout çà !!!!!
    Bon courage à tous les jeunes MP et BP-accompagnants-aimants.
    Serge (MP44, 14, 6)

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